Diversité culturelle

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La diversité culturelle à la Deuxième Réunion interaméricaine des ministres et hauts fonctionnaires chargés de la culture de l’OÉA - Bilan de mission

Mme Line Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mexico le 24 août 2004 - 2004/08/24

Participant à la Deuxième Réunion interaméricaine des ministres et des hautes autorités de la Culture de l’Organisation des États américains (OÉA) qui se tenait à Mexico les 23 et 24 août 2004, la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mme Line Beauchamp, réaffirme à ses homologues des pays des Amériques, qu'elle qualifie d'accompagnateurs de la diversité culturelle, la position du Québec en matière de diversité culturelle. Elle souligne notamment le fait que «tant le Québec que le Canada, tout en étant ouverts à la libéralisation du commerce, favorisent des règles d'échange et de diffusion respectueuses de la nature particulière des biens et services culturels». De plus, elle soutient que la mobilisation et la collaboration entre les États et la société civile sont «un gage de succès non seulement dans le développement de politiques culturelles, mais également dans le travail en cours à l'UNESCO visant une convention internationale sur la diversité culturelle». Une convention qui, pour le Québec, «devra définir un droit applicable en matière de diversité culturelle tout en soulignant l'ouverture aux autres cultures et à leurs expressions, et devra créer un droit parallèle au droit commercial international, qui ne sera pas subordonné à celui-ci et qui comprendra un mécanisme de règlement des différends efficace».
De plus, prenant la parole pour traiter d'un des trois thèmes abordés au cours de cette rencontre, soit la culture comme instrument de cohésion sociale et de lutte contre la pauvreté, Mme Beauchamp fait état de l'expérience québécoise dans l'élaboration de sa Politique culturelle dont un des axes vise à favoriser l'accessibilité et la participation à la vie culturelle. Elle déclare notamment qu’«il est essentiel de placer nos artistes au cœur de nos politiques culturelles, car l'artiste est à l'origine du processus de production culturelle. Il faut donc à la fois lui rendre justice et lui assurer des conditions qui garantissent le renouvellement de la création». Selon elle, c’est dans cette perspective que la mobilisation des États dans la lutte à la piraterie s'impose, car, soutient-elle, «les États intéressés à se doter de politiques culturelles trouveront un intérêt à se mobiliser dans la lutte contre la piraterie». [69] (Disponible en français)