Diversité culturelle

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Troisièmes Rencontres internationales des organisations professionnelles de la culture - Déclaration de Séoul

Korean Coalition for Cultural Diversity – 3 juin 2004 – 2004/06/03 

Les Troisièmes Rencontres internationales des organisations professionnelles de la culture pour défendre et promouvoir la diversité culturelle ont réuni du 1er au 4 juin 2004 à Séoul en République de Corée 400 délégués d’organisations d’auteurs, d’artistes-interprètes, de compositeurs, de réalisateurs, de techniciens, de musiciens, d’écrivains, d’artistes des arts graphiques et plastiques, ainsi que de producteurs de films indépendants, d’éditeurs, d’entreprises de radio et de télévision et de distributeurs, venant de 57 pays.

Les délégués ont adopté une déclaration finale dans laquelle ils adhèrent d’un commun accord à un certains nombre de principes qui énoncent, entre autres, que : «les contenus culturels et les expressions artistiques reflètent les identités, expériences et valeurs des peuples, et, à cet égard, diffèrent fondamentalement des autres biens et services; un échange équilibré des contenus culturels et des expressions artistiques entre les pays contribue fondamentalement à une meilleure compréhension entre les peuples et à l’émergence d’un monde coopératif et pacifique, permettant ainsi une mondialisation correspondant réellement aux besoins de l’humanité; des niveaux significatifs de production culturelle nationale dans tous les pays constituent une condition préalable essentielle à des échanges équilibrés de biens et services culturels au plan international; les forces du marché ne peuvent seules assurer dans chaque pays des niveaux significatifs de création et de production; c’est pourquoi les États doivent pouvoir mettre en œuvre, sans contraintes, des politiques qui assurent une production et une diffusion de leur culture à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières. À cet égard, ils doivent pouvoir soutenir les institutions culturelles de service public. Pour toutes ces raisons, les biens culturels ne doivent pas être soumis aux règles des accords de commerce international, qu’il s’agisse des accords de l’OMC ou des accords bilatéraux ou régionaux, le droit souverain des États d’établir des politiques culturelles, dans le respect des droits de l’homme, ainsi que de la liberté d’expression et de création artistique, doit être affirmé en droit international grâce à une convention sur la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques élaborée au sein de l’UNESCO».

Par conséquent, les délégués exhortent les autorités publiques à : «résister à la pression des accords de commerce international en s’abstenant de prendre des engagements de libéralisation touchant à la culture et pouvant restreindre le pouvoir des États d’établir des politiques culturelles, qu’il s’agisse des accords à l’OMC ou des accords bilatéraux et régionaux; et soutenir le processus en cours à l’UNESCO pour élaborer une convention sur la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques efficace – un instrument juridique contraignant – en veillant à ce qu’elle soit adoptée lors de la 33e Conférence générale de l’UNESCO en 2005». [63] (Disponible en français)