Diversité culturelle

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Souligner la Semaine internationale de la Francophonie, la Journée internationale de la Francophonie et appuyer la tenue du Sommet de la Francophonie à Québec en 2008

Motion sans préavis, Assemblée nationale du Québec - 37e législature, 1re session - Journal des débats - Vol. 38, no 48

Mme Monique Gagnon-Tremblay, vice-première ministre, ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie - Québec, le jeudi 11 mars 2004 - 2004/03/11

À sa séance du 11 mars 2004, Mme Gagnon-Tremblay a sollicité l’Assemblée nationale du Québec pour débattre de la motion suivante : «Que l'Assemblée nationale souligne la Semaine internationale de la Francophonie, qui se tiendra au Québec à compter du 14 mars prochain, ainsi que la Journée internationale de la Francophonie, célébrée le 20 mars, qu'elle réaffirme son attachement aux institutions de la francophonie et qu'elle exprime son appui formel à la tenue du Sommet de la Francophonie à Québec, en 2008». Mme Gagnon-Tremblay a notamment souligné que «la diversité culturelle s'avère la condition première du dialogue des cultures et par-delà du respect des peuples». Selon elle, «la Francophonie est un lieu naturel pour ce dialogue, car elle se veut, depuis toujours, respectueuse des différences entre ses membres». Au chapitre de l'adoption d'une convention internationale sur la diversité culturelle par l'UNESCO, elle souligne que «le gouvernement du Québec a été l'un des premiers à s'être officiellement déclaré en faveur de l'instauration d'un instrument sur la diversité culturelle qui, sans entraver les lois du commerce, reconnaisse le droit des États et gouvernements de soutenir la culture par des politiques. Après avoir joué un rôle actif dans toutes les initiatives de la Francophonie pour faire admettre ce principe, le Québec se réjouit que l'UNESCO étudie un projet de convention concernant la protection des contenus culturels et des expressions artistiques en vue de sa prochaine conférence générale en 2005». Pour Mme Gagnon-Tremblay, «le Québec souhaite que la convention envisagée établisse un cadre juridique dynamique dans une perspective culturelle et non pas commerciale qui se situerait juridiquement sur un pied d'égalité avec les accords de commerce international. Il espère également que la convention soit dotée d'un mécanisme de règlement des différends sans lequel son efficacité serait lourdement handicapée». Dans cette cause, déclare Mme Gagnon-Tremblay, «le Québec et la Francophonie participent activement à l'un des grands débats de ce siècle, visant à humaniser la mondialisation». Cette motion a été appuyée et adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale. [51] (Disponible en français seulement)