Diversité culturelle

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"Affirmer l'universalité de la culture et refuser sa soumission aux lois égoïstes du marché, c'est une autre manière de défendre le multilatéralisme "

M. Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le 16 mars 2004 - 2004/03/16

Dans ce texte paru dans l’édition du mardi 16 mars 2004 du journal Le Devoir, à l’occasion de la célébration du 20 mars, Journée internationale de la Francophonie, M. Abdou Diouf déclare que «nous vivons une époque paradoxale, scandée par les pulsions contradictoires de la globalisation et de l'unilatéralisme. Dans le même temps, nous sommes les spectateurs d'une mondialisation accélérée et les témoins de volontés hégémoniques». Selon lui, ce paradoxe, s’il a un nom a aussi un remède : "le réveil du multilatéralisme". M. Diouf souligne notamment que la Francophonie a voulu résolument inscrire l'impératif démocratique dans le droit positif international, en posant que «le respect de la démocratie devait être l'objet d'une observation constante et assortie de règles juridiques contraignantes». Selon lui, il en va de même, aujourd’hui, en ce qui concerne la diversité culturelle : «Ce combat, la Francophonie le mène, sur le plan opérationnel, par sa programmation et ses actions de coopération, et, sur le plan normatif, au sein de l'UNESCO dans sa mobilisation en faveur d'un instrument juridique international sur la diversité culturelle. Car c'est une autre manière de défendre le multilatéralisme que d'affirmer l'universalité de la culture et de refuser sa soumission aux lois égoïstes du marché». Il souhaite donc que les États et les gouvernements de l'OIF "puissent se concerter pour concrétiser cette idée ": «Ce sera, pour nous, une manière de dire que le multilatéralisme est un autre nom de la solidarité!» [51]  (Disponible en français seulement)