Diversité culturelle

Communiqués / Discours / Déclarations

"Façonner l’avenir par le savoir": L’UNESCO se félicite que le SMSI ait repris à son compte les principes de liberté d’expression, diversité culturelle et accès universel à l’information

Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, 21 novembre 2005 – 2005/11/21

Le 18 novembre à Tunis, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura s’est félicité que les 176 États participant à la 2e phase du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI-II) à Tunis, du 16 au 18 novembre 2005, aient souscrit à la vision de l’UNESCO des sociétés du savoir, fondée sur quatre principes : liberté d’expression, éducation de qualité pour tous, accès universel à l’information et aux connaissances, respect de la diversité culturelle et linguistique.

Ces principes figurent dans l’Engagement de Tunis et l’Agenda de Tunis pour la société de l’information, adoptés le 21 novembre par le SMSI. L’Engagement de Tunis reconnaît que la liberté d’expression et la libre circulation des informations, des idées et du savoir sont essentielles pour la société de l’information et pour le développement. Il reconnaît également l’importance capitale de l’accès universel à l’information et du respect de la diversité culturelle et linguistique, ainsi que le rôle des médias afin de "faire en sorte que chacun puisse bénéficier des possibilités que peuvent offrir les TIC". Il insiste notamment sur l’énorme potentiel des TIC "pour élargir l’accès à un enseignement de qualité, favoriser l’alphabétisation et l’éducation primaire universelle".

Par ailleurs, l’Agenda de Tunis pour la société de l’information recommande que l’UNESCO continue de jouer un rôle directeur dans la mise en œuvre du Plan d’action adopté lors de la première phase du SMSI, à Genève en décembre 2003. À cet égard, l’Agenda envisage la contribution de l’UNESCO dans huit domaines: accès à l’information et au savoir; renforcement des capacités; téléenseignement; cyberscience; diversité et identité culturelles, diversité linguistique et contenus locaux; média; dimensions éthiques de la société de l’information; coopération internationale et régionale.

En séance plénière, le Directeur général a plaidé en faveur de « sociétés du savoir équitables et inclusives qui exploitent le potentiel des connaissances et les placent au service du développement durable. Pour l’UNESCO, construire des sociétés du savoir, c’est construire un meilleur futur pour toutes les nations et tous les individus ». M. Matsuura a également souligné l’importance d’une approche prenant en compte les diverses parties prenantes, notamment la société civile et le secteur privé, lors de la mise en œuvre du Plan d’action du SMSI.

D'autre part, en se basant sur les résultats de la Table ronde qui s'est tenue pendant le SMSI-I à Genève en décembre 2003, une Table ronde de haut niveau a été organisée à Tunis le 17 novembre, dans le cadre du SMSI-II, présidée par le Directeur général M. Matsuura, et réunissant des Chefs d’État et de gouvernement, des scientifiques éminents, des dirigeants de la société civile et du secteur privé pour partager l'expérience et les visions sur la façon dont le savoir peut influencer, sinon conduire le développement humain et social vers un avenir juste, équitable et intégrateur. Cette table ronde, sur le thème: "Façonner l'avenir par le savoir", a servi de tribune pour la discussion sur la nécessité d’édifier des sociétés du savoir équitables et intégratrices; et en particulier, comment le potentiel du savoir peut être exploité et mis à disposition pour le développement durable des peuples du monde. Elle a notamment porté sur les questions suivantes : la mise en avant des conditions du, et des approches pour, le renforcement de l'accès à l'information et au savoir, du rôle d'un environnement favorable, de l'importance des innovations techniques et sociales et du besoin d'investissements dans les ressources humaines et institutionnelles ainsi que dans les infrastructures; l’identification des processus, cadres et approches pour faciliter la création et les applications de la connaissance à des fins de développement et de progrès économiques pour tous les pays, en s’appropriant les TIC, socialement et en tenant compte de l’égalité des genres; la concentration sur le pouvoir des savoirs locaux et autochtones, leur mécanisme et leur préservation et intégration dans les réseaux d’échanges mondiaux et contemporains.

Afin de préparer ce SMSI-II, l'UNESCO avait organisé auparavant des réunions thématiques sur les quatre principes qui fondent sa vision de la société des savoirs, à savoir: La liberté d’expression en cyberespace; Les TIC pour la formation au service du développement : les facteurs clés de réussite; le multilinguisme pour la diversité culturelle et la participation de tous dans le cyberespace; et la diversité culturelle .

Pour mémoire: