Diversité culturelle

Communiqués / Discours / Déclarations

L’UNESCO proclame Montréal « Capitale mondiale du livre »

Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, Paris le 26 avril 2005 – 2005/04/26

L’UNESCO a proclamé Montréal  « Capitale mondiale du livre », du 23 avril 2005 au 22 avril 2006. Le 26 avril dernier, le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a salué le choix de Montréal lors d’une soirée se déroulant au siège de l’organisation à Paris. Cette soirée, organisée par l’UNESCO, la Délégation permanente du Canada, la Délégation générale du Québec à Paris et la Ville de Montréal, réunissait des auteurs et des artistes ainsi que des personnalités du monde culturel, diplomatique et politique, et faisait écho à l'inauguration à Montréal de cette année consacrée à la lecture.

Présente à la cérémonie à Paris, la ministre des Relations internationales du Québec, M me Monique Gagnon-Tremblay, a souligné l'importance de tous les artisans qui concourent à la chaîne du livre (écrivains, essayistes, éditeurs) au Québec et ailleurs, après avoir félicité l’Association nationale des éditeurs de livres du Québec et ses partenaires pour avoir déposé un dossier de candidature qui a su répondre aux exigences de l’UNESCO et retenir l’attention du comité de sélection : « Au Québec, l’édition connaît une grande vitalité (…). Toutefois, nos éditeurs demeurent confrontés à la difficulté de diffuser à l’échelle internationale. La force de diffusion est, hélas, très inégale à travers le monde ». C’est pourquoi, rappelle la ministre, le Québec est si fortement engagé dans l’adoption, dès 2005, d’une Convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques qu’appelle de leurs vœux une grande majorité d’États et de gouvernements car, soutient-elle, cette convention est nécessaire pour garantir le droit des États et des gouvernements de soutenir la culture de leur société. La ministre a notamment réitéré au Directeur général de l’UNESCO l’intérêt du gouvernement du Québec pour l’UNESCO et l’importance de faire adopter par la prochaine conférence, prévue en octobre 2005, une Convention qui doit être placée sur le même pied d’égalité que les autres instruments juridiques et qui dispose d’un mécanisme efficace de suivi et de règlement des différends : «  Le Québec estime qu’une bonne convention doit aussi reconnaître la double nature des biens et services culturels. Cette convention doit encore, à nos yeux, être sur un pied d'égalité avec tout autre instrument juridique incluant les accords de commerce et être assortie d'un mécanisme efficace de suivi et de règlement des différends. Nous pensons de plus que cette convention doit renforcer la coopération et la solidarité internationales afin que tous participent aux échanges réciproques des cultures ». [05-12]