Diversité culturelle

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Discours de M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, à l’occasion de la réunion d’information avec les délégués permanents au sujet de la Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

Le 23 mars 2007, le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a tenu une réunion d’information avec les délégués permanents au sujet de la Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Dans un discours prononcé à cette occasion, en ouverture, M. Matsuura a souligné que l’entrée en vigueur de cette Convention, le 18 mars dernier, représente un grand motif de satisfaction pour lui-même ainsi que pour l’UNESCO, et pour la communauté internationale dans son ensemble. Par la suite, M. Matsuura a notamment profité de cette rencontre pour exposer les grandes lignes du calendrier qu’il envisage pour la mise en œuvre de la Convention.

Dans un premier temps, le Directeur général a annoncé son intention de convoquer la première réunion de la Conférence des Parties, du 18 au 20 juin 2007, au Siège de l’UNESCO. Seules les Parties ayant déposé leur instrument de ratification auprès de l’UNESCO avant le 20 mars 2007, pourront participer en qualité de Parties à cette première réunion, avec plein droit de vote. Toutefois, M. Matsuura a tenu à préciser que d’autres États pourront y assister en tant qu’observateurs : « Dans l’attente de l’adoption de son règlement intérieur, qui sera l’un des premiers points de son ordre du jour, et qui précisera les critères propres au statut d’observateur, j’inviterai également pour cette première réunion un certain nombre d’observateurs, organisations non gouvernementales et organisations intergouvernementales ayant été associées au processus d’élaboration de la Convention. » Dans son allocution, M. Matsuura a rappelé que la première Conférence des Parties aura notamment pour mandat d’élire les 24 membres du Comité intergouvernemental. À ce sujet, rappelant que la répartition géographique des États Parties demeure pour le moment très déséquilibrée, M. Matsuura a tenu à affirmer que pour assurer une mise en œuvre efficace des objectifs de coopération et de solidarité portés par la Convention, il est fondamental que l’ensemble des régions du monde soit représenté de manière équilibrée. Par ailleurs, le Directeur général confiait aux participants que la première Conférence des Parties aura de plus la responsabilité de donner mandat au Comité intergouvernemental de préparer les directives opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre de la Convention. Enfin, la Conférence des Parties aura également à créer le Fonds international pour la diversité culturelle.

Par ailleurs, M. Matsuura a indiqué que la première réunion du Comité intergouvernemental pourrait se tenir en décembre 2007. À cet égard, il souligne que ce Comité aura la tâche d’élaborer les directives opérationnelles pour que l’esprit et la lettre du texte de la Convention prennent effet dans la réalité. Le Directeur général de l’UNESCO a déclaré que le Comité intergouvernemental devra également préciser les conditions d’utilisation des ressources du Fonds international pour la diversité culturelle et déterminer le format des Rapports que chaque Partie devra déposer à l’UNESCO tous les quatre ans relativement aux mesures prises en vue de protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles sur son territoire. Le calendrier préliminaire de mise en œuvre de M. Matsuura prévoit également une session extraordinaire du Comité intergouvernemental en mai 2008, et une autre session ordinaire à l’automne 2008, suivie, si nécessaire, d’une autre session extraordinaire en février 2009. Monsieur Matsuura prévoit que la deuxième Conférence des Parties pourrait se tenir, deux années après la première, soit en juin 2009, afin d’adopter l’ensemble des textes préparés par le Comité. Enfin, souligne le Directeur général de l’UNESCO, des réunions d’experts devront être planifiées sur des sujets spécifiques qui nécessitent une mise au point conceptuelle ou qui émergeront des débats. M. Matsuura a toutefois tenu à faire valoir que ce calendrier préliminaire devra être précisé au fur et à mesure de l’avancement concret des travaux et des besoins qui se feront sentir.

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