Diversité culturelle

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Une nouvelle société qui permet aux internautes de coproduire des films et de contribuer à leur financement : touscoprod.com

L’UNESCO publie, dans son site Internet, une entrevue avec Nicholas Bailly, fondateur de touscoprod.com, une société qui permet aux internautes de coproduire des films dont le financement n’est pas bouclé.

Le site Internet touscoprod.com propose aux internautes de prendre des parts de coproduction à partir de 10 euros sur des films, qu’il s’agisse de long-métrage, de court-métrage, de films d’animation ou de documentaires.

« D’un simple clic, précise Nicholas Bailly, il est possible de payer en ligne et ainsi devenir « coprod » d’un film. Le coprod accède ainsi à un ensemble de services et il touchera une partie des bénéfices liés à son exploitation. Ces services sont élaborés en fonction de l’état d’avancement de chaque projet : cela va du forum privé, à la discussion en ligne avec l’équipe du film, en passant par une priorité donnée pour faire de la figuration ou des invitations à participer au tournage ou à l’avant-première. Contre l’apport de la somme réunie par les internautes, touscoprod négocie des droits à bénéfice avec le producteur du film. Le cas échéant, la société reverse 80% des droits encaissés aux coprods.

L’objectif poursuivi par notre société est de réunir des fonds complémentaires pour des films dont le financement n’est pas bouclé. Il s’agit aussi de constituer des communautés qui assureront la promotion du film grâce au bouche à oreille ».

Après seulement deux mois d’existence, une quinzaine de films sont proposés, dont un long-métrage qui a déjà recueilli près de 30 % des 62 500 euros recherchés, grâce à près de 400 coprods. La négociation se poursuit en vue de mettre en ligne une dizaine de projets supplémentaires (long-métrages et documentaires français et européens) et le premier film devrait sortir en salle en septembre 2009.

Faisant référence à la Convention de l’UNESCO, le fondateur de touscoprod.com la qualifie de très ambitieuse. « Un tel chantier, soutient-il, se doit évidemment d’être concret dans ses actions. La confrontation entre les réalités économiques et les cultures doit être moteur de créativité. Il est certain que les nouvelles technologies auront un rôle de plus en plus important dans l’action de l’UNESCO pour la protection de la diversité culturelle à condition de respecter les spécificités locales de chaque projet ou culture sans chercher à les faire entrer dans un moule universel et d’impliquer le public au-delà de l’aspect financier. Chacun doit pouvoir s’approprier "sa" protection de la diversité ».

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