Diversité culturelle

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Xe Sommet de la Francophonie : « Le Canada appuie l'élaboration d'une Convention qui réaffirme le droit des États d'adopter leurs propres politiques culturelles »

Mme Liza Frulla, ministre du Patrimoine canadien, le 27 novembre 2004 - 2004/11/27

Cette déclaration émise par le cabinet de la ministre du Patrimoine Canadien, Mme Liza Frulla, souligne que lors du Xe Sommet de la Francophonie, les membres de l'OIF ont réitéré leur appui à l'UNESCO qui s'est vu confier le mandat d'élaborer une Convention internationale sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques. À cet égard, déclare la ministre, «le Canada appuie l'élaboration d'une Convention qui réaffirme le droit des États d'adopter leurs propres politiques culturelles. Le Canada souhaite que la Convention reconnaisse la valeur non seulement économique, mais sociale des biens et services culturels». Mme Frulla relève notamment que les conclusions du Xe Sommet de la Francophonie «renforcent également le consensus à l'échelle internationale quant à l'importance des échanges culturels. Expression de l'identité d'un peuple et richesse de l'humanité, la culture ne doit pas être traitée comme une simple marchandise (.) À l'instar des membres de la Francophonie qui participaient au Sommet, nous reconnaissons que la diversité culturelle et linguistique est un pilier du développement durable».

Citant notamment le Rapport mondial sur le développement humain de 2004 , publié par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Mme Frulla souligne que l'échange de produits culturels doit être encadré de manière à favoriser une diversité de perspectives et de choix sur le marché mondial de la culture et à permettre à chaque pays de s'exprimer, et qu'à cet égard, la position canadienne est claire : «D'une part, nous voulons établir des conditions propices à la création et offrir au monde entier ce que nous faisons de mieux. D'autre part, nous voulons avoir accès à ce que le monde a de mieux à offrir. C'est pourquoi, affirme-t-elle, nous participons avec grand intérêt à l'élaboration de la Convention à l'UNESCO. Nous reconnaissons son importance pour l'avenir de l'humanité et souhaitons qu'elle soit considérée sur un pied d'égalité avec les autres accords, dans le respect de tous les droits et obligations du Canada au sein des divers forums internationaux».

Mme Frulla déclare en outre que «le Québec est un partenaire de la première heure dans ce dossier. De plus, le Canada a consulté l'ensemble de ses partenaires provinciaux et territoriaux, (.) sans oublier la société civile qui a un rôle actif à jouer dans l'élaboration de cette convention. À la suite de ces consultations, le Canada a présenté, le 19 novembre dernier, des commentaires à l'UNESCO concernant l'avant-projet de Convention». Elle soutient notamment que «Le gouvernement du Canada continuera de travailler en collaboration avec ses partenaires nationaux et internationaux en faveur d'une Convention forte et effective». (Disponible en français et anglais)