Diversité culturelle

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Deuxième phase des négociations à l’UNESCO : Les coalitions présentent une position commune sur la Convention

Coalitions en mouvement , Vol. 3, No. 2, février 2005 – 2005/02

Ce Bulletin du Comité de liaison international des Coalitions pour la diversité culturelle (CIL) rapporte que durant les 10 jours de négociations de la deuxième session intergouvernementale à l’UNESCO, les représentants des coalitions nationales pour la diversité culturelle ont fait plusieurs interventions sur les articles fondamentaux du projet de Convention sur la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques, en concentrant leurs commentaires sur des aspects majeurs de la Convention, soit le champ d’application, les objectifs et principes, les droits et obligations des parties contractantes, la coopération internationale et la relation de la convention avec d’autres instruments internationaux. Ces commentaires des coalitions ont été faits au nom de quelque 400 organisations représentant les artistes de la scène et des arts visuels, compositeurs, réalisateurs, techniciens, producteurs et distributeurs indépendants de cinéma, d’émissions de télévision et de musique, écrivains et éditeurs indépendants dans 21 pays.

De fait, les interventions des coalitions nationales pour la diversité culturelle étaient fondées sur une position commune, élaborée les 26 et 27 janvier à Paris, lors d’une réunion du CIL. Dans cette Position commune sur l’avant-projet de convention, le CIL demande expressément que : le champ d’application de la convention soit précisément délimité; de véritables droits et obligations pour les États soient affirmés en matière de politiques culturelles; une véritable coopération internationale soit mise en place; la cohérence des engagements internationaux soit assurée; il soit donné à la Convention un poids juridique significatif; un système de règlement des différends efficace soit créé; la Convention soit impérativement adoptée en octobre 2005. Sur ce point, le CIL souligne en effet que les pressions importantes exercées sur la culture imposent que la Convention soit adoptée avant que la conclusion des négociations commerciales à l’OMC et la prolifération des accords bilatéraux de libre-échange incluant également la culture ne vident de sens l’objet même de la Convention. Il est donc capital que les États s’abstiennent de faire des demandes et des offres de libéralisation dans le cadre des négociations commerciales bilatérales et multilatérales en cours, souligne-t-il. [05-06]