Diversité culturelle

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Discours de M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, à l’occasion de la première Conférence des Parties à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

La première Conférence des Parties à la Convention sur la diversité des expressions culturelles étant terminée, nous tenons toutefois à vous présenter les grandes lignes du discours qu’a prononcé le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, en ouverture de cette rencontre, le 18 juin 2007. Cette allocution permet, entre autres, de prendre connaissance des moments que M. Matsuura entrevoit pour la tenue des prochaines réunions liées à la mise en œuvre de la Convention.

En ouverture de son allocution, M. Koïchiro Matsuura a tenu à rappeler que la Convention sur la diversité des expressions culturelles a battu tous les records d’entrée en vigueur dans le domaine de la culture, précisant que « la raison majeure en est certainement liée à l’actualité des idées ». Selon le Directeur général, cette Convention constitue « le premier instrument normatif qui relie, de manière aussi évidente, la culture et le développement, en abordant de front ce qui s’avère être l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle : la place des expressions culturelles dans le développement, compte tenu de la transformation des modes de création, de production et de distribution de la culture. »

Une autre raison de ce succès, évoque M. Matsuura, tient aussi au fait « que cette Convention est l’un des premiers, et l’un des seuls, instruments internationaux qui tout à la fois prend acte de la mondialisation et s’efforce de l’orienter, d’en maîtriser les processus pour qu’ils assurent non seulement la protection mais aussi la promotion de la diversité des expressions culturelles. »

M. Matsuura a toutefois fait remarquer que si le taux de ratification a été exceptionnellement rapide, ce dont il se réjouit, « la répartition géographique des États parties à la Convention n’est malheureusement pas encore tout à fait équilibrée ». Pour atteindre véritablement ses objectifs, a-t-il affirmé, « il est fondamental que les États Parties représentent de manière équilibrée les différentes régions du monde. » Rappelant qu’à présent, seuls trois États de la région Asie-Pacifique ont ratifié la Convention, de même que trois États de la région arabe, M. Matsuura a manifesté son désir de voir d’autre pays de ces deux régions les rejoindre rapidement.

Comme mentionné un peu plus haut dans cette édition du Bulletin, il a été décidé, lors de la première session de la Conférence des Parties, que le Comité intergouvernemental tiendra sa première réunion en décembre 2007, à Ottawa (Canada). Selon son discours d’ouverture, M. Matsuura entrevoit comme suit le calendrier des prochaines réunions liées à la mise en œuvre de la Convention. En premier lieu, M. Matsuura a déclaré qu’il envisage la tenue d’une session extraordinaire du Comité en mai 2008, et d’une autre session ordinaire à l’automne 2008, suivie, si nécessaire, d’une autre session extraordinaire au printemps 2009. Le Directeur général a également précisé que la deuxième Conférence des Parties pourrait se tenir, deux années après la première, en juin 2009, afin d’adopter l’ensemble des textes préparés par le Comité. M. Matsuura a toutefois rappelé qu’il s’agit d’un échéancier préliminaire qui devra être précisé au fur et à mesure de l’avancement des travaux et des besoins qui se feront sentir.

Vous pouvez consulter la version intégrale du discours de M. Matsuura, en cliquant sur ce lien.

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