Diversité culturelle

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Préparation du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI): R apports des quatre réunions thématiques de l’UNESCO

UNESCO, Paris, le 8 juillet 2005 – 2005/07/08

L'UNESCO a rendu publics le 27 juillet dernier les rapports des quatre réunions thématiques qu'elle a organisées de février à mai 2005 pour préparer la seconde phase du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), qui se tiendra à Tunis (Tunisie) du 16 au 18 novembre 2005. Lors d'une réunion d’information le 8 juillet dernier à Paris avec les délégations permanentes de l'UNESCO au SMSI, le Directeur général, M. Koïchiro Matsuura, a souligné l’importance du processus du SMSI qui, durant ses deux phases à Genève en 2003 et à Tunis en 2005, a servi de catalyseur pour le programme international de développement. M. Matsuura a évoqué le concept de « sociétés du savoir » promu par l’UNESCO, ainsi que les quatre principes fondamentaux qui le sous-tendent – liberté d’expression; éducation de qualité pour tous; accès universel au savoir et à l’information; et respect de la diversité culturelle et linguistique –, consacrés dans la Déclaration et le Plan d’action adoptés à Genève.

M. Matsuura a notamment rappelé les principales contributions de l’UNESCO au processus du SMSI, en particulier les quatre réunions thématiques organisées en 2005 pour promouvoir l’approche de l’UNESCO qui associe une multiplicité d’acteurs dans les activités de mise en œuvre du SMSI, et formuler des propositions d’actions concrètes dans les domaines de compétence de l’UNESCO. La publication du Rapport mondial intitulé « Construire des sociétés du savoir » avant la tenue du Sommet à Tunis « renforcera les capacités de "veille" intellectuelle, stratégique et éthique de la communauté internationale ». M. Matsuura a en outre assuré aux Délégués l’intention de l’UNESCO de « jouer un rôle majeur dans le processus de mise en oeuvre, reflétant la présence croissante de l’Organisation dans le débat international sur l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication à des fins de développement, en s’appuyant sur ses solides partenariats impliquant de multiples acteurs ».

Ces quatre réunions thématiques ont approuvé les principes clés de l’UNESCO pour la construction des sociétés du savoir et mis en évidence le rôle de l’UNESCO en tant que promoteur des mécanismes de mise en œuvre du SMSI. Elles ont permis à l’UNESCO de promouvoir son approche multipartenaire pour les activités de mise en œuvre du SMSI et de formuler des propositions d’actions concrètes dans ses domaines de compétence. Les rapports sur les réunions seront introduits dans le processus du SMSI et les conclusions permettront d’orienter les stratégies et les activités futures de l’UNESCO, notamment dans le cadre de son programme pour 2006-2007. De manière spécifique, la première réunion qui s’est tenue les 3 et 4 février 2005 au Siège de l’UNESCO à Paris, portait sur le thème La liberté d’expression dans le cyberespace qui examinait les défis auxquels doit faire face la liberté d'expression, droit fondamental de l'être humain, dans le réseau numérique mondial et les possibilités offertes par ce nouveau moyen de communication. Les participants ont convenu que les médias sur Internet devaient bénéficier des mêmes libertés que la presse écrite et la radiotélévision. La conférence a mis en garde contre toute tentation de réglementer les flux d'information dans le cyberespace en rappelant que le fonctionnement d'Internet devait se fonder sur l'ensemble des droits de l'homme et qu'il est de la responsabilité de tous les États de respecter et de défendre ces droits lorsqu'il s'agit de les appliquer au cyberespace.

La deuxième réunion sur le thème Multilinguisme pour la diversité culturelle et la participation de tous dans le cyberespace était organisée par l’UNESCO et l’Académie africaine des langues (ACALAN) les 6 et 7 mai 2005 à Bamako (Mali). Elle prône la participation de tous dans le cyberespace. L'un des principaux résultats de la conférence a été d'affirmer clairement qu'un véritable cyberespace multilingue ne peut plus être dominé par quelques langues « mondiales » et qu'il est indispensable de donner une plus grande place aux langues minoritaires. Si les politiques et les programmes au niveau national sont de toute première importance, le niveau local a un rôle crucial à jouer, car la construction de sociétés du savoir pluralistes et ouvertes à tous commence par la base.

La troisième réunion sur le thème Les TIC pour la formation au service du développement : les facteurs clés de réussite s’est tenue au Siège de l’UNESCO du 11 au 13 mai 2005. Organisée par l’UNESCO et le Club de Rome, pour examiner comment tirer le meilleur parti des engagements, des énergies et des ressources disponibles pour trouver rapidement des solutions viables aux problèmes auxquels doivent faire face les pays en développement dans le domaine de l'utilisation des TIC pour la formation au service du développement, notamment dans l'éducation non formelle. La conférence a reconnu l'émergence de nouvelles formes d'apprentissage et d'utilisation des TIC, qui offrent de nombreuses possibilités pour entreprendre des actions rapides et viables à grande échelle.

La quatrième réunion thématique, La diversité culturelle dans les sociétés du savoir, organisée du 17 au 19 mai 2005 à Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie), s’inscrivait dans le cadre de la conférence « L’UNESCO entre les deux phases du Sommet mondial sur la société de l’information ». Organisée par les autorités russes et le Comité national russe du programme Information pour tous, elle a examiné comment les TIC peuvent contribuer à la promotion de la diversité culturelle et offrir des possibilités d'émancipation et de développement socio-économique. [05-25]