Diversité culturelle

Publications et études

La stratégie américaine à l’égard du projet de convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle

Commission économique et financière de l’ONU (Deuxième Commission), le 2 novembre 2004 – 2004/11/02

Afin de réfléchir sur la coopération des Nations Unies pour le développement, ses ressources, ses résultats, et les réformes qui y sont nécessaires, une table ronde a réuni les membres de la Commission économique et financière (CEF) des Nations Unies pour examiner la planification des financements destinés au développement. À l’issue de cette rencontre, la Commission a émis un communiqué dans lequel elle déclare que les financements bilatéraux ne devraient pas se faire au détriment des activités de développement de l’ONU, et que l’ONU devrait regagner ses avantages comparatifs sur les institutions de Bretton Woods en renforçant la cohérence de ses interventions. Au cours de cette rencontre, M. Mark Malloch Brown, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), devant la CEF et Chef du Groupe des Nations Unies pour le développement (UNDG), qui regroupe les institutions spécialisées, les fonds et les programmes de l’ONU menant des activités opérationnelles de développement dans les pays du Sud, a déclaré : «La planification des financements destinés au développement s’est majoritairement faite de manière bilatérale ces dernières années.  Nous devons nous demander pourquoi le système des Nations Unies, qui est le principal moteur du développement dans de nombreux pays, est de plus en plus laissé de côté et ne reçoit pas, de la part des pays donateurs et des institutions de Bretton Woods, les financements dont il a besoin».

Intervenant sur la question de la mondialisation et de l’interdépendance, le représentant des États-Unis, M. Ghafari, a mis l’accent sur la promotion de critères de gouvernance qui permettraient aux pays en développement de faire un meilleur usage des ressources mises à leur disposition et de créer un climat plus favorable à l’investissement et à la création d’entreprises. Par ailleurs, il a souligné l'importance de la diversité culturelle et a souhaité que le projet de convention sur cette question, élaboré par l’UNESCO, se concentre sur la promotion de cette diversité à tous les niveaux et non sur la protection de la culture à travers des restrictions commerciales.  Il s'est dit inquiet de voir que le projet actuel de la convention mettait l'accent sur la diversité culturelle de manière négative.

Les délégations des pays suivants étaient aussi représentées : Bangladesh, Suisse, Kenya, Azerbaïdjan, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Maroc, Malaisie, Brésil (au nom du Groupe de Rio), Équateur, Zambie, Népal, Libye, Oman, Saint-Kitts-et-Nevis (au nom de la CARICOM), Pakistan, Jordanie, Croatie, Panama, Vietnam, Suède. [79]