Diversité culturelle

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Le Sommet extraordinaire des Amériques des 12 et 13 janvier 2004 - Enjeux et perspectives

Dorval BRUNELLE, directeur du Groupe de recherche sur l’intégration continentale (GRIC) et directeur de l'Observatoire des Amériques de l’Université du Québec à Montréal, Canada , 12 janvier 2004 – 2004/01/12

Dans ce texte, l’auteur de La dérive globale, M. Brunelle, analyse les défis auxquels est confronté l’hémisphère américain au regard des négociations commerciales en cours et du projet d’intégration continentale. Selon lui, le Sommet extraordinaire des trente-quatre chefs d’État et de gouvernement des Amériques, de Monterrey au Mexique, viserait à relancer la coopération en tablant sur les négociations en cours dans les dix-sept domaines, incluant la diversité culturelle, dans lesquels les négociations ont été menées ces dernières années, soit au niveau ministériel, soit au niveau des experts. L’auteur relève notamment que «si les négociations commerciales occupaient jusqu’à tout récemment l’avant-scène dans le projet d’intégration des Amériques, il se pourrait fort bien que le passage à une stratégie dualiste ait des incidences importantes sur l’ordre et les priorités dans les dix-sept domaines de négociations». À cet égard, il souligne la détermination de l’administration américaine à recourir à une "stratégie de contournement" dès lors qu’elle a amorcé au lendemain du Huitième Sommet ministériel de la ZLÉA, tenu à Miami (États-Unis) le 20 novembre 2003, des négociations commerciales avec la Colombie, le Pérou, la Bolivie, l’Équateur, le Panama et la République Dominicaine. De plus, les négociations en cours avec les pays d’Amérique centrale : le Costa Rica, El Salvador, le Guatemala, le Honduras et le Nicaragua sont finalisées et, si on ajoute à ces partenaires le Chili, qui a signé plus tôt cette année un accord de libre-échange avec les États-Unis, le Canada et le Mexique (ALÉNA), ce sont, déclare M. Brunelle, «plus de 90% des exportations des États-Unis en direction des Amériques qui seront soumis à un même cadre normatif, ou tant s’en faut, ce qui constitue une base importante dans une stratégie de contournement de la vision minimaliste de la ZLEA portée, entre autres, par le Brésil, ainsi que par l’Argentine». En ce sens, soutient-il, «le Sommet extraordinaire de Monterrey pourrait permettre aux trente-quatre partenaires d’ouvrir de nouveaux dossiers et de mettre au point, de part et d’autre, de nouvelles stratégies de contournement». Sur ce sujet, Le Monde titre : "Sommet des Amériques : le néo-libéralisme de Bush en accusation", Libération : "La zone des Amériques dans l’impasse", Les Affaires : "Le commerce, selon Bush". [46] (Disponible en français seulement)