Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 3, no 33, lundi 3 novembre 2003

La diversité culturelle est un droit imprescriptible pour chaque état

DANS CE NUMÉRO :

Communiqués, discours, déclarations

Publications et études

Autres actualités d'intérêt



Communiqués, discours, déclarations

La diversité culturelle est un droit imprescriptible pour chaque état

Communiqué final des 13e rencontres cinématographiques de Beaune

Beaune (France), 26 octobre 2003 - 2003/10/26

Les 13e Rencontres Cinématographiques de Beaune ont accueilli cette année plus de 450 professionnels et des réalisateurs de nationalités différentes autour de thèmes européens et internationaux, dont la diversité culturelle. Organisées par la Société civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs (ARP) et la Ville de Beaune, dans le but de favoriser les échanges et la définition d'objectifs communs aux ARP de l'ensemble des pays européens, ces rencontres sont devenues «le rendez-vous annuel des réalisateurs et des professionnels du cinéma». Ainsi, les cinéastes présents à ces rencontres ont adopté une déclaration portant également sur la convention internationale sur la diversité culturelle. À cet égard, se félicitant de la décision de l'UNESCO qui approuve l'élaboration d'un instrument normatif international concernant la diversité culturelle, ils «attendent de la Convention internationale sur la diversité culturelle qu'elle donne force de loi internationale aux principes de la déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle et qu'elle réaffirme que la diversité culturelle est un droit dont chaque État peut se prévaloir». Ils souhaitent également «que la Convention assure la compatibilité des normes internationales entre elles, sans pour autant créer de lien de subordination, notamment avec l'OMC» et rappellent notamment «qu'ils seront particulièrement vigilants concernant le processus entamé à l'UNESCO auquel ils souhaitent participer pleinement afin de garantir la plénitude de cette Convention». (Disponible en français seulement)

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L'assemblée nationale du québec souligne la décision récente des membres de l'unesco d'entreprendre la rédaction d'un projet de convention internationale sur la diversité culturelle.

Motion sans préavis de la ministre de la culture et des communications, Mme Line Beauchamp, à l’assemblée nationale du Québec

Québec, le 29 octobre 2003 - 2003/10/29

L'Assemblée nationale du Québec a adopté une motion présentée par la ministre de la Culture et des Communications, Mme Line Beauchamp, afin de souligner la décision de l'UNESCO en faveur de l'élaboration d'une convention internationale sur la diversité culturelle. Rappelant les grandes lignes de la position du gouvernement du Québec sur la diversité culturelle et soulignant également la contribution des différentes organisations internationales et de partenaires institutionnels dont notamment la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, Mme Beauchamp demande de «considérer la décision de l'UNESCO comme une étape majeure dans la sauvegarde de l'héritage culturel mondial». Pour Mme Beauchamp, la tâche du Québec sera désormais «de soutenir et éventuellement de contribuer aux travaux des experts que l'UNESCO a mandatés pour la rédaction d'une première version du projet de convention d'ici juillet 2004». Il y aurait également lieu d’«approfondir certaines questions stratégiques relatives à la Convention» et faire en sorte que «les gouvernements engagés dans la défense de la diversité culturelle demeurent mobilisés et poursuivent leur sensibilisation afin que cette convention voie le jour et se révèle efficace». «Nous comptons le faire, déclare Mme Beauchamp, en maintenant ce partenariat exemplaire avec la société civile, dont la Coalition pour la diversité culturelle». (Disponible en français seulement)

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Vers l’adoption de la convention sur la diversité culturelle à l’unesco en 2005 : les étapes à venir et les défis relever

M. Pierre Curzi, porte-parole du comité international de liaison des coalitions pour la diversité culturelle, coprésident de la coalition canadienne pour la diversité culturelle

Opatija, Croatie, 17 octobre 2003 - 2003/10/17

Dans cette allocution prononcée dans le cadre de la VIe Réunion annuelle ministérielle du Réseau international sur la politique culturelle (RIPC), qui s’est tenue en Croatie du 16 au 18 octobre dernier, M. Curzi se réjouit de la décision de l'UNESCO en faveur de l'élaboration d'une convention internationale sur la diversité culturelle «pour ce qui a trait à la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques». À cet égard, il souligne notamment le travail remarquable du RIPC en appui à ce projet de convention sur la diversité culturelle, de même que l’apport des organisations professionnelles et des coalitions pour la diversité culturelle. M. Curzi déclare qu’au lendemain de cette «décision historique» de l’UNESCO, il faut «s’engager immédiatement à la préparation de la prochaine étape» qui conduirait à l’adoption de cette convention internationale sur la diversité culturelle par la Conférence générale de 2005. Définissant notamment les grands axes des priorités d’action, M. Curzi a également soumis quelques pistes de travail «qui pourraient permettre de renforcer la collaboration (…) qui s’est déjà établie entre le RIPC et le mouvement des coalitions au cours des dernières années», et souhaite vivement «que le RIPC s’associe à la démarche du Comité de liaison des coalitions auprès de la direction de l’UNESCO». (Disponible en français seulement)

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Bâtir l’avenir : convention sur la diversité culturelle, politiques culturelles et enjeux de la mondialisation

Opatija, Croatie, 18 octobre 2003 - 2003/10/18

La VIe Réunion annuelle ministérielle du Réseau international sur la politique culturelle (RIPC), qui s’est tenue du 16 au 18 octobre dernier à Opatija en Croatie et à laquelle participaient des ministres de la Culture, des représentants d’États membres observateurs, des personnalités de l’UNESCO, du Conseil de l’Europe et de la Francophonie, a adopté une déclaration finale à l’issue de ses travaux qui ont porté sur les modèles de financement de la culture, l’instrument international sur la diversité culturelle, et l'interculturalité et le rôle des médias dans la promotion de la diversité culturelle. Les ministres ont notamment salué la décision de l’UNESCO «d’élaborer l'avant-projet d'une convention internationale sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques», qui sera présenté lors de la Conférence générale de 2005, et se sont particulièrement «engagés à apporter à l'UNESCO tout l'appui possible au cours des deux prochaines années». Relevant que la nouvelle version du projet d'instrument international sur la diversité culturelle, élaboré par le Groupe de travail sur la diversité culturelle et la mondialisation, définit également les droits et les obligations des gouvernements, les besoins des pays en développement et les liens entre la culture et le commerce, les ministres ont donné mandat à ce Groupe de travail : de travailler étroitement avec l'UNESCO pour l'aider à élaborer une convention internationale sur la diversité culturelle; de veiller à ce que l'ébauche de l'instrument puisse nourrir la réflexion à l'UNESCO; de servir de "groupe de réflexion" et de continuer son travail de sensibilisation internationale à la diversité culturelle dans les enceintes appropriées. (disponible également en français, en anglais et en espagnol)

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Publications et études

Quelle politique culturelle au service de la diversité?

Société civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs (ARP)

Beaune (France), 25 octobre 2003 - 2003/10/25

Dans le cadre des 13e Rencontres Cinématographiques de Beaune, un panel a été organisé sur le thème : «Quelle politique culturelle au service de la diversité?». Y participaient également, outre M. Jean-Jacques Aillagon, ministre français de la Culture et de la Communication, Mme Milagros del Corral, sous-directrice générale adjointe de l'UNESCO pour la Culture et Mme Viviane Reding, commissaire européen chargé de l’Éducation et de la Culture. Un document préparatoire intitulé : «L'état du débat: culture, commerce dans l’union européenne, à l'unesco et l'omc» a notamment permis aux participants de débattre des questions suivantes : Comment circonscrire le champ de la politique culturelle et définir ses objectifs dans un contexte bouleversé par le développement de nouvelles technologies de diffusion et la globalisation des économies? Comment concilier les préoccupations nationales avec la circulation des œuvres ? Quels sont les mécanismes de coopération internationale à mettre en œuvre pour que la diversité culturelle devienne une réalité permettant le développement des créations nationales et le dialogue des cultures? (Disponible en français seulement)

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Autres actualités d'intérêt

Le principe de la diversité culturelle tend progressivement à s'imposer dans les relations internationales

Libération, édition du 24 octobre 2003 - 2003/10/24

Dans le rapport, intitulé : «Médias : promouvoir la diversité culturelle», qu’elle a présidé, Mme Monique Dagnaud, sociologue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS/EHESS), relève que le principe de la diversité culturelle tend progressivement à «s'imposer dans les relations internationales», comme l’atteste d’ailleurs «l'adoption d'un projet de Convention mondiale en faveur de cette cause, élaborée d'ici 2005 au sein de l'Unesco». Examinant la perception du public du cinéma et du public de la télévision relativement à la politique de l’exception culturelle en France, elle conclut que si la notion reste éloignée du grand public, elle stimule cependant une production télévisée de qualité et sauve le cinéma. À cet égard, Mme Dagnaud déclare notamment que «sans le monument juridique des quotas et du compte de soutien, le cinéma français serait exsangue. Et donc, la diversité dans l'offre cinématographique, anéantie». (Disponible en français seulement)

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Bioéthique et diversité culture: nouveaux espaces diplomatiques

Le Monde, édition du 23 octobre 2003 - 2003/10/23

Dans cette analyse, M. Jean-Yves Nau et Mme Claire Tréan relèvent que la Conférence générale de l'Unesco s'est achevée sur une série de décisions, dont celle notamment d'ouvrir des négociations sur une convention internationale visant à préserver la "diversité culturelle". Selon ces auteurs, ces décisions expriment la «recherche d'un ordre mondial mieux maîtrisé». À cet égard, pour la majorité des 190 pays qui participaient à cette Conférence : «il s'agit de préserver un espace de démocratie dans la gestion des affaires du monde, ce qui suppose d'élaborer collectivement des règles et de les faire prévaloir contre la loi du plus fort, que les menaces proviennent de l'industrie hollywoodienne du film, des stratégies de développement des multinationales pharmaceutiques, ou de mouvements sectaires diffusant les plus folles certitudes». Il s’agit donc, affirment-ils, de protéger la diversité en mettant effectivement «les productions et les échanges à l'abri des lois brutes du marché, donc de l'écrasant rouleau compresseur américain». Il s’agit également, soulignent-ils, «non pas de préserver la diversité mais au contraire de tendre à l'universalité dans un domaine caractérisé par la multiplicité des convictions religieuses, des références historiques, des systèmes philosophiques et des pratiques médicales». (Disponible en français seulement)

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Proteger la diversidad cultural

Sr. José Weinstein, Ministro de Cultura de Chile - 32° conferencia de unesco

13 de octubre de 2003 - 2003/10/13

Dans son intervention à la tribune de l’UNESCO, lors de la 32e session de sa Conférence générale, le ministre chilien de la Culture, M. José Weinstein, a exhorté les participants à comprendre que la culture n’est pas une marchandise de plus, mais constitue bien l’essence de l’identité des peuples, et c’est pourquoi il faut la protéger. Il a notamment réaffirmé la position du Chili concernant la diversité culturelle et souhaité que l’UNESCO approuve la décision d’élaborer un instrument normatif international sur la diversité culturelle. Il a du reste ajouté que cette position fait consensus auprès de multiples organisations et groupes représentant la société civile chilienne, de même que dans les accords internationaux entre le Chili et l’Union Européenne et le traité de libre-échange avec les États-Unis, dans lesquels le Chili a pris des clauses de sauvegarde pour préserver sa pleine capacité de promouvoir la diversité culturelle au moyen de ses politiques culturelles. (Disponible en espagnol seulement)

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