Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 3, no 13, lundi 12 mai 2003

La bataille pour l'"exception culturelle" continue

Le deuxième texte de la chronique mensuelle sur la diversité culturelle est déjà disponible sur notre site Web? En effet, dans ce texte, le professeur Ivan Bernier fait une «Analyse comparative des accords de libre-échange Chili - États-Unis et Singapour – États-Unis en ce qui a trait plus particulièrement à leur incidence sur le secteur culturel».  Nous vous invitons à le consulter et à nous envoyer éventuellement vos questions, vos commentaires ou vos suggestions à : BDC@mcccf.gouv.qc.ca. Il nous fera plaisir d’y donner suite.

DANS CE NUMÉRO :

Communiqués, discours, déclarations

Autres actualités d'intérêt



Communiqués, discours, déclarations

Allocution du premier ministre du québec, m. Jean Charest, à l'occasion de la conférence de Montréal.

Montréal, le 7 mai 2003. 2003/05/07

Déclarant que «les sociétés comme le Québec, qui n’ont pas l’avantage du nombre, ont un devoir d’audace», le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, affirme l’engagement du nouveau gouvernement à se faire «un défenseur acharné» de la diversité culturelle et à s’opposer à toute inclusion de la culture dans les accords commerciaux. À cet égard, le premier ministre, M. Jean Charest, déclare que «le Québec sera de toutes les batailles afin de conserver son droit de promouvoir sa culture. Nous ne céderons jamais sur notre détermination à exclure la culture de tous les accords de libéralisation commerciale. Le gouvernement que je dirige militera par ailleurs afin que les accords de libéralisation commerciale intègrent pleinement les notions de la protection des droits de l’homme, de la protection des droits des travailleurs et de la sauvegarde de l’environnement.». [13] (Disponible en français et en anglais seulement)

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Autres actualités d'intérêt

Submission to the senate foreign affairs, defence and trade committee. inquiry into the general agreeement on trade in services and the us free trade agreement

May 2003

Dans ce document, la Commission australienne de film relève qu’il y a un conflit inhérent entre les principes purs du libre-échange et le désir légitime des pays  de poursuivre les objectifs de leurs politiques culturelles. La Commission soutient que l'Australie doit conserver sa liberté d’agir dans ce domaine sans avoir à poursuivre ses objectifs politiques légitimes sous la contrainte des accords commerciaux. Dans le contexte de l’OMC, cette position minimale signifie que l’Australie doit s’abstenir de prendre des engagements de libéralisation jusqu’à la mise en place d’un instrument juridique international qui règle le conflit entre le commerce et la culture. À cet égard, la Commission invite l’Australie à s’engager entièrement dans les discussions sur cette question qui ont cours au niveau international et dans les forums tels que le RIPC et l'UNESCO. [13] (Disponible en anglais seulement)

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La bataille pour l'"exception culturelle" continue. La France veut obtenir son maintien dans la constitution de l'UE

Le Monde - Edition du  6 mai 2003.  2003/05/06

Dans cet article, M. Thomas Ferenczi, déclare que la France paraît bien isolée, à Bruxelles, dans la défense de l’«exception culturelle». En effet, la France redoute que les secteurs qui ont été exclus de l’actuel cycle de négociations, dont notamment les services culturels et audiovisuels, puissent être réintroduits dans un prochain cycle si l’exigence de l’unanimité sur la politique commerciale commune est abandonnée. À cet égard, les ministres français des Affaires étrangères, de la Culture et du Commerce extérieur notent que les propositions soumises à la Convention dans le cadre du projet de Constitution européenne «privent les États-membres de leur capacité de s’opposer à un accord dans ces secteurs» et rappellent en outre que le maintien de l’unanimité constitue «la seule garantie d’une préservation pérenne de ces domaines». [13] (Disponible en français seulement)

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«La Francophonie, un précurseur dans le domaine de la diversité culturelle». Entretien avec m. Abdou Diouf, secrétaire général de l’organisation internationale de la francophonie.

Le journal de l’agence intergouvernementale de la francophonie, no 31, janvier-mars 2003, pp. 2-3. 2003/03/20

M. Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, déclare que «la Francophonie assume depuis longtemps un rôle de précurseur dans le domaine de la diversité culturelle. Elle a ainsi adopté, pour la première fois, en juillet 2001, une déclaration et un plan d’action sur la diversité culturelle. M. Diouf invite en outre à la vigilance en ce qui a trait aux négociations actuellement en cours à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) dans le domaine des services, car, affirme-t-il, «la culture risque d’y être traitée comme n’importe quel autre type de marchandise». Ceci explique notamment «l’engagement de la Francophonie dans une bataille essentielle en faveur de l’élaboration d’une convention à l’UNESCO qui préserverait la diversité culturelle». [13] (Disponible en français seulement)

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«Multilinguisme et multiculturalisme: des défis pour l'éducation en Europe»

Mme viviane reding, membre de la commission européenne, responsable de l'education et de la culture
Colloque sur «les défis pour l'education en europe», st-germain-en-laye, 14 mars 2003. 2003/03/14

Dans son discours, Mme Reding déclare que si l’apprentissage et la diffusion des langues peuvent figurer dans le futur Traité de l’Europe, il en est de même pour l’affirmation du respect de la diversité culturelle. De manière générale, affirme Mme Reding, la préservation et la promotion de la diversité culturelle nous amènent à nous interroger notamment «sur les conditions économiques de création et de production de biens et services culturels garantissant une diversité dans un contexte de mondialisation de l'économie et d'homogénéisation des pratiques culturelles dans la société de loisirs postindustrielle». [13] (Disponible en français seulement)

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«Chili: la difficulté de maintenir une politique culturelle dans le cadre des négociations bilatérales avec les etats-unis»

Intervention de Bruno Bettati, Directeur adjoint, plate-forme audiovisuelle du Chili (fédération). membre de la coalition Chilienne pour la diversité culturelle
Deuxièmes rencontres internationales des organisations professionnelles de la culture. paris,  2-4 février 2003. 2003/02/2-4

Dans ce document, M. Bruno Bettati relève les divers obstacles auxquels est confrontée la Coalition chilienne pour la diversité culturelle pour convaincre ses interlocuteurs de l’argument selon lequel «les biens et services culturels ne peuvent être traités de la même façon que les biens et services de consommation courante». Toutefois, M. Bettati affirme que le résultat obtenu dans l’Accord de libre-échange Chili – États-Unis  a fait comprendre aux chiliens que «l’organisation de la société civile est un élément-clé pour maintenir une pression sur les gouvernements en matière de défense de la diversité culturelle». Par ailleurs, il se réjouit que «le principe de préservation des politiques culturelles en vigueur a été établi» et que «les pays ou régions qui ont des mécanismes de régulation pour l’accès aux marchés pourront demander de les conserver, dans le cadre d’un Accord de Libre Échange, en citant le cas chilien.» [13] (Disponible en français seulement)

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