Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 4, no 25, lundi 19 juillet 2004

Les accords de libre-échange conclus récemment par les États‑Unis en tant qu’exemple de leur nouvelle stratégie relativement au secteur audiovisuel

Les accords de libre-échange conclus récemment par les États‑Unis en tant qu’exemple de leur nouvelle stratégie relativement au secteur audiovisuel. Tel est le sujet qu’analyse le professeur Ivan Bernier dans notre Chronique sur la diversité culturelle, édition d’Avril-Juin 2004. On peut déjà consulter le texte en français et en anglais sur notre site Web. La version espagnole sera disponible sous peu. [65]

DANS CE NUMÉRO :

Communiqués, discours, déclarations

Autres actualités d'intérêt



Communiqués, discours, déclarations

Rapport sur les développements à l’UNESCO

Garry Neil, Coordonnateur du RIDC, juillet 2004 - 2004/07/19

Dans son Bulletin de juillet 2004 (Vol. 5, no 7) le Réseau international pour la diversité culturelle (RIDC) publie, sous la plume de son coordonnateur,  M. Gary Neil, son rapport sur les derniers développements à l’UNESCO concernant l’élaboration du projet de Convention sur la protection et la promotion de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques. M. Neil souligne à cet égard qu’en juin 2004, l’UNESCO distribuait à d’autres agences des Nations Unies un texte préliminaire sur la Convention qui est le fruit de la troisième et dernière rencontre du Comité des experts. Suite aux commentaires de ces différentes agences, il semble que le texte ait déjà subi plusieurs modifications et une première version finale de l’UNESCO sortirait le 12 juillet 2004. Ce texte préliminaire sera présenté aux gouvernements pour fins de discussions et de négociations lors d’une première rencontre intergouvernementale qui aura lieu à Paris, du 20 au 25 septembre 2004. Le comité de coordination des ONG accréditées à l’UNESCO lancera une invitation pour recevoir des commentaires sur ce texte préliminaire et il aura sa propre rencontre les 15 et 16 septembre 2004 également à Paris.

À cet égard, le RIDC a adopté la stratégie suivante: le Comité de direction préparera une déclaration de principes et des informations de base pour distribution à toutes les délégations de l’UNESCO et des ONG; dans les pays où le RIDC a des membres, la lettre accompagnatrice de cette déclaration sera signée par le Secrétariat et tous les membres; pendant que le RIDC invitera fortement toutes les délégations à appuyer la proposition de Convention, il les encouragera également à travailler avec lui pour faire en sorte que le contenu de la Convention respecte les objectifs fixés.

M. Neil rappelle en outre les objectifs de base de la Convention, conçus du point de vue de la société civile : elle doit préserver la souveraineté des États membres à appuyer leurs propres artistes, leurs producteurs culturels et leurs institutions culturelles et, par conséquent, elle doit obtenir le même statut que les accords commerciaux; elle doit encourager le développement de moyens culturels et d’industries créatrices au sein des États qui, bien que possédant d’importantes traditions artistiques et expressions culturelles, n’ont pas les moyens pour pouvoir faire circuler leurs histoires, leurs musiques et leurs créations artistiques selon les canons actuels des industries culturelles; elle doit aussi prévoir des mesures concrètes pour encourager des échanges culturels plus équilibrés entre les cultures. Pour conclure, M. Neil invite tous les membres à accorder une attention particulière et immédiate aux textes préliminaires et aux documents du RIDC qui seront postés d’ici à la fin du mois.[65]

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Bewahrung der kulturellen Vielfalt: Ein ethischer Imperativ in Zeiten der Globalisierung – "Promouvoir la diversité culturelle: Un impératif moral à l’ère de la mondialisation"

M. Claude Trudelle, Bureau du Québec à Munich/Vertretung der Regierung von Québec in München, le 23 juin 2004 - 2004/06/23

Dans cette allocution prononcée le 23 juin 2004 à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich sur le thème de la diversité culturelle, M. Claude Trudelle, Conseiller à la coopération et aux affaires publiques (Berater für Kooperation  und öffentliche Angelegenheiten) au Bureau du Québec à Munich en Allemagne, explique à un auditoire allemand, constitué d'une trentaine d'étudiants et de professeurs, relativement peu informés de la question, la problématique et les enjeux reliées aux négociations de l'UNESCO relativement à l’élaboration d’un projet de Convention sur la protection et la promotion de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques.

Après des considérations générales visant à recentrer la question de la diversité culturelle à travers les débats qui entourent cette préoccupation dans les principaux forums internationaux, notamment l’UNESCO, M. Trudelle rappelle la position officielle et les engagements du gouvernement du Québec en cette matière. Par la suite, il analyse les travaux qui ont cours présentement à l’UNESCO et qui conduiront à l’adoption à l’automne 2005 de cette Convention. Il souligne également les efforts que déploie le gouvernement du Québec pour apporter sa contribution à l’avancement de ces travaux à l’UNESCO. Selon lui, la convention internationale sur la protection et la promotion de la diversité culturelle ne sera possible, que si les trois conditions suivantes sont réalisées : une majorité de pays devra se mobiliser activement pour soutenir cette Convention; des États doivent par ailleurs s’abstenir de prendre des engagements de libéralisation dans le secteur culturel et audiovisuel. Ils doivent en outre s'assurer qu'aucune disposition de libéralisation du commerce international ne menace leur capacité de prendre des mesures pour soutenir et promouvoir la culture par des politiques culturelles viables; les gouvernements doivent être largement appuyés et soutenus par leur société civile.

M. Trudelle a notamment illustré sa présentation avec quelques exemples allemands éloquents, notamment le film "Good Bye Lenin", subventionné par deux Länder (NRW et Bavière). À la suite de la présentation, un des coresponsables de l'événement a indiqué que le sujet de la diversité culturelle était important et qu'il trouvait utile que le Québec en fasse la promotion en Allemagne. [65] (Disponible en allemand seulement)

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Rapport mondial sur le développement humain 2004 du PNUD

M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, le 16 juillet 2004 - 2004/07/16

À l’occasion de la présentation du Rapport mondial sur le développement humain 2004 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a souligné que la liberté et la diversité culturelles sont intrinsèquement liées : «l’exercice de la liberté culturelle est soumis au choix le plus large possible d’expressions culturelles, et donc à la diversité. Ni l’une ni l’autre ne constituent une fin en soi : la diversité ne vaut que si elle promeut la liberté culturelle et enrichit la vie des hommes ; de même, la liberté culturelle n’a de valeur que si elle s’exerce au bénéfice d’une réelle pluralité culturelle». Il relève ainsi qu’«il y a sans aucun doute des points communs, des approches complémentaires et un souci partagé d’apporter des réponses appropriées entre le travail que nous avons entrepris sur la convention et l’édition du Rapport qui nous est présenté aujourd’hui. J’ai été particulièrement attentif en particulier aux liens qui sont exprimés dans le Rapport entre la liberté culturelle et la diversité culturelle. Si le Rapport précise que préserver la liberté culturelle ne revient pas automatiquement à favoriser la diversité, il affirme la nécessité de promouvoir la diversité des pratiques culturelles, car c’est de cette opportunité que dépend la liberté culturelle». Selon M. Matsuura, le Rapport du PNUD pose pour la liberté culturelle le même constat que celui de l’UNESCO pour la diversité culturelle, à savoir que «le processus de mondialisation, facilité par l’évolution rapide des technologies de l’information et de la communication, constitue pour l’une et l’autre un défi. Si, comme l’indique le Rapport, ce processus autorise une liberté sans précédent dans les échanges d’idées et de valeurs, qui n’ont jamais été aussi denses, il comporte aussi des risques, au sens où il peut exclure, déstabiliser et fragmenter à travers le commerce international et les moyens de communication, des zones entières de la planète, des sociétés et des cultures rendues plus vulnérables du fait de cette circulation sans précédent des biens et services culturels». De plus, constate-t-il, le Rapport du PNUD pointe les risques pesant à la fois sur la liberté et sur la diversité culturelles, risques de voir s’accentuer les déséquilibres engendrés par le commerce international des produits culturels, d’assister au dépouillement des peuples autochtones dont les savoirs ne sont pas protégés, de ne pas parvenir à la reconnaissance des droits culturels dans un monde où les flux migratoires s’intensifient.

M. Matsuura saisit notamment l’occasion de ce Rapport du PNUD pour rappeler le mandat que les États ont donné à l’UNESCO d’élaborer une Convention internationale sur la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques. Il souligne notamment qu’il vient d’envoyer à tous les États membres un canevas d’avant-projet de cette Convention. Selon lui, ce canevas «définit un cadre d’action à l’échelle internationale apte à préserver la diversité des expressions culturelles, à l’intérieur même des sociétés et entre elles, en tant que source de créativité et facteur de cohésion sociale et de développement économique. Mais il relève également le défi d’un pluralisme culturel où chaque culture et chaque créateur puisse trouver sa place, et où chaque individu puisse exercer sa liberté culturelle dans tous les sens du terme. Il répond à l’urgence de définir au bénéfice des expressions culturelles un cadre de règles internationales, définissant les droits et obligations des États, en vue de promouvoir les capacités de création, de production, de diffusion et de promotion des expressions culturelles à la fois sur le plan national et international». Pour lui, «le pari auquel nous tentons de répondre consiste à ménager un juste accès de chaque culture aux moyens d’expressions les plus variés, et en même temps à ouvrir chaque culture aux autres afin que chaque pays, chaque groupe – et particulièrement les peuples autochtones - et chaque individu puisse participer à l’essor culturel et économique généré par les expressions culturelles, ainsi que par les biens et services qui en sont les vecteurs essentiels. Si nous réussissons, comme je le souhaite, à faire adopter cette Convention, nous aurons ainsi parachevé le travail normatif auquel l’UNESCO s’est attelée depuis de longues années, et nous pourrons considérer avoir réussi à mettre en place un dispositif complet apte à préserver la diversité culturelle. [65] (Disponible en français)

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Autres actualités d'intérêt

L’APEC veut accélérer les négociations sur des accords de libre-échange

Réunis dans la ville chilienne de Pucon les 4 et 5 juin 2004, dans le cadre de la réunion ministérielle de l'APEC, les ministres et représentants commerciaux des 21 pays membres du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) ont discuté des moyens de relancer les négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) enlisées dans l'impasse et d'accélérer les négociations sur des accords de libre-échange. À cette occasion, la ministre chilienne des Affaires étrangères, Mme Soledad Alvear, et le ministre chinois du Commerce, M. Bo Xilai, se sont entretenus et ont discuté des propositions en vue de conclure un accord de libre- échange.[65]

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Le partage des cultures : Une contribution aux politiques culturelles de l’Europe

Du 11 au 13 juillet 2004 s’est tenue à Rotterdam aux Pays-Bas une conférence de la  Fondation culturelle européenne (European Cultural Foundation), sur le thème Le partage des cultures : Une contribution aux politiques culturelles de l’Europe. L’objectif de la Fondation était d'offrir un cadre structuré aux politiques culturelles au niveau européen. La Fondation culturelle européenne, installée aux Pays-Bas, est la seule fondation culturelle indépendante, non-nationale et pan-européenne active dans le domaine de la culture ainsi que dans celui des médias et de l’éducation. Elle œuvre à la promotion de la coopération artistique et culturelle dans le processus de l’intégration européenne [65]

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Un nouveau groupe de politique culturelle démarre en Europe

La Fondation culturelle européenne (European Cultural Foundation) a mis en place un Groupe pour l’éducation sur la politique culturelle (CPEG) qui interpelle les étudiants, les chercheurs et les professeurs qui travaillent sur les questions de politique culturelle et sur l’éducation professionnelle. Les activités de ce Groupe sont orientées vers le développement et l’éducation sur la politique culturelle et vers la création de programmes de formation académique sur le sujet. [65]

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Deuxième réunion inter-américaine des ministres de la Culture et des hautes autorités de l’OÉA

Du 23 et 24 août 2004 se tiendra à Mexico au Mexique la Deuxième réunion inter-américaine des ministres de la Culture et des hautes autorités de l’Organisation des États américains (OÉA). Cette réunion intervient à la suite des rencontres préparatoires qui ont eu lieu à Washington du 16 au 18 juin 2004 et qui regroupaient les pays membres de l’OÉA (Argentine, Bahamas, Barbade, Belize, (Bolivie), Brésil, Canada-Québec, Chili, Colombie, Costa Rica, Équateur, El Salvador, États-Unis d’Amérique, Guatemala, Haïti, Honduras, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, (Panama), Paraguay, Pérou, République dominicaine, Saint Kitts and Nevis, Sainte Lucie, Trinidad et Tobago, Uruguay, Venezuela), et des organisations non gouvernementales [la Banque interaméricaine de développement (BID), le Comité états-unien du Conseil international des monuments et sites, le Réseau international des politiques culturelles (RIPC), le Bureau régional des programmes de l’UNESCO, la Banque mondiale (BIRD), l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI)]. Trois thèmes majeurs étaient au cœur de ces rencontres préparatoires : la culture comme moteur de la croissance économique, de l’emploi et du développement; les défis que doivent affronter les industries culturelles; et la culture comme instrument de cohésion sociale et de lutte à la pauvreté. [65]

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Les Rencontres de Séoul stimulent la création de coalitions en Espagne, au Pérou et en Uruguay

Dans l’édition du 12 juillet 2004 de notre Bulletin, nous annonçions la création de la Coalition espagnole pour la diversité culturelle. Cette semaine, le Secrétariat du Comité international de liaison des Coalitions pour la diversité culturelle rapporte dans son récent numéro de Coalitions en Mouvement de juillet 2004 que de nouvelles coalitions pour la diversité culturelle sont en voie d’être établies également en Uruguay et au Pérou, et que pendant ce temps, des organisations culturelles clés au Brésil, en Hongrie, en Italie et en Pologne ont amorcé les débats en vue de former des coalitions dans leurs pays. De plus, des initiatives semblables se préparent en Colombie, en Équateur, en Irlande et en Afrique du Sud. Le journal conclut alors que les Troisièmes Rencontres internationales des organisations professionnelles de la culture de Séoul sont déjà un succès notable; succès qui peut se mesurer par cette série d’actions qui en découlent. [65]

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Congrès international sur les droits culturels et le développement humain

La Fondation Interarts organise du 23 au 27 août 2004 à Barcelone en Espagne un Congrès international sur les droits culturels et le développement humain, en marge du Forum universel des cultures de Barcelone 2004. [65]

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Liberté culturelle dans un monde diversifié - "Pour le PNUD, le développement humain passe par la liberté culturelle"

Le Monde, édition du 15 juillet 2004 - 2004/07/15

Dans cette édition du Monde, la journaliste Babette Stern revient sur le Rapport mondial sur le développement humain 2004 rendu public par le PNUD. Selon elle, le Rapport met également en garde contre l'uniformisation de la culture qui "s'affadirait si elle était laissée seule en proie aux forces du marché". Le commerce mondial des médias a quadruplé au cours des deux dernières décennies, passant de 95 milliards à quelque 380 milliards de dollars, 80 % environ du flux de ce commerce culturel ne provenant que de 13 pays, les États-Unis en tête. Pour les auteurs du Rapport qui soutiennent l'exception culturelle dans les accords de commerce internationaux, les biens culturels diffèrent des autres biens car "ils transmettent des idées, des symboles et des styles de vie". [65] (Disponible en français)

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"Notre politique culturelle doit être offensive et reposer à la fois sur le soutien à l’action publique et sur le développement d’industries culturelles européennes"

Le Nouvel Observateur, Semaine du jeudi 8 juillet 2004 - n°2070 -  Réflexions - 2004/07/08

M. Laurent Fabius, député, ancien premier ministre de la France, ancien ministre de l’Economie et des Finances et ancien président de l’Assemblée nationale, intervient dans ces débats de l’Obs sur la priorité à la culture et plaide pour qu’elle soit mise au centre de la politique : «Nous ne devons pas avoir honte de ce que nous pensons: revendiquons pour les collectivités publiques locales et pour l’État un rôle majeur dans la vie culturelle, le marché n’ayant pas besoin de la culture et ne pouvant la régir». Selon lui, «Laisser la création intellectuelle résulter des seuls rapports commerciaux, c’est ignorer que les artistes et les pratiques culturelles doivent justement être préservés d’un souci exclusif de rentabilité. C’est le discours que nous tenons, à juste titre, dans les grandes négociations commerciales. Agissons de même en France et en Europe! Cela veut dire encourager le mécénat, développer une fiscalité attractive, plutôt que se désengager et réduire les budgets. Cela veut dire mettre en avant les artistes, les institutions culturelles, les musées, les théâtres, les orchestres, donner les moyens financiers de son développement au service public audiovisuel, parce que c’est au moment où la télévision-réalité envahit progressivement nos écrans et notre musique qu’il revient au service public de réagir.»
Il reconnaît toutefois que la culture est devenue un enjeu économique majeur : «Le premier poste d’exportation américain, ce sont les services audiovisuels. On mesure, dans les batailles qui secouent le monde de l’édition en France et en Europe, combien est cruciale la liberté des écrivains et indispensable la garantie de choix pour les lecteurs. Les nouvelles technologies bouleversent l’économie du droit d’auteur. Les rapprochements de Microsoft et de Warner vont exercer des effets majeurs sur la diffusion des œuvres. L’économie de la culture étant marquée par des flux mondiaux d’œuvres disponibles, la question «comment réguler la concentration des entreprises? » est au cœur du débat culturel. Appuyé sur sa belle langue, sur la richesse de ses talents et de son patrimoine, notre pays doit agir s’il ne veut pas se retrouver hors jeu dans des secteurs où, par tradition, il excelle. Cela passe, bien entendu, par un rapprochement avec des partenaires européens. Notre politique culturelle doit être offensive et reposer à la fois sur le soutien à l’action publique et sur le développement d’industries culturelles européennes. Sans nous tromper d’époque ou de combat: entre l’artisanat indépendant, prétendument protégé par des barrières que les nouvelles technologies ont fait tomber, et l’économie de groupes mondiaux surpuissants régulée par des normes américaines, l’Europe doit inventer son propre modèle. La France peut et doit en être l’une des initiatrices». [65] (Disponible en français)

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