Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 4, no 19, lundi 17 mai 2004

21 mai, Journée mondiale de la diversité culturelle

Pour la deuxième année consécutive, la communauté internationale célèbrera le 21 mai 2004 la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et pour le développement, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies à la suite de l’adoption de la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle en novembre 2001. Pour souligner l’importance de cet événement, l’UNESCO invite les États membres et toute la société civile à célébrer cette Journée en y associant le plus grand nombre d’acteurs et de partenaires. «Célébrons ensemble la richesse de notre diversité culturelle», tel est le message du Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, car, affirme-t-il, «loin de nous séparer, la diversité culturelle est une force collective qui devra bénéficier à l’humanité entière. En ce sens, elle doit être reconnue et affirmée comme Patrimoine commun de l’humanité». Pour ce faire, souligne M. Matsuura, la Journée offre une opportunité d’approfondir nos réflexions sur les valeurs de la diversité culturelle pour apprendre à mieux "vivre ensemble". Dans son éditorial, M. Mounir Bouchenaki, sous-directeur général pour la Culture à l’UNESCO, souligne que «la mondialisation pose un véritable défi à la diversité, du fait des risques d’homogénéisation et d’appauvrissement que comporte la marchandisation croissante de l’offre culturelle». À cet égard, soutient-il, des opportunités sont à saisir : «La culture est, en ce sens, non seulement un instrument de paix et de conciliation mais aussi un puissant facteur de développement. Peut être le socle d’un avenir planétaire partagé»

DANS CE NUMÉRO :

Communiqués, discours, déclarations

Publications et études

Autres actualités d'intérêt



Communiqués, discours, déclarations

"Le Canada fait la promotion sans relâche d’une Convention sur la diversité culturelle sous l’égide de l’UNESCO"

M. Paul Martin, Premier ministre du Canada, le 10 mai 2004 - 2004/05/10

Dans cette allocution, prononcée à l’occasion d’un déjeuner organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), le Centre d’études et de recherches de l’Université de Montréal (CERIUM) et l’organisation Montréal International, le Premier ministre du Canada, M. Paul Martin, déclare que «le Canada fait la promotion sans relâche d’une Convention sur la diversité culturelle sous l’égide de l’UNESCO». «Nous le faisons d’abord, souligne-t-il, pour protéger nos propres réalisations culturelles, mais aussi pour ce que cela signifie à l’extérieur de nos frontières». À cet égard, M. Martin soutient que les pays devraient avoir «le droit de prendre les mesures nécessaires pour préserver et promouvoir leurs cultures». Selon lui, «ce qui est important dans la convention de l’UNESCO, c’est qu’elle contribue au renforcement des institutions et rassure les sociétés, en leur laissant savoir qu’elles peuvent se doter d’une gouvernance moderne et s’ouvrir au monde, sans perdre leurs cultures distinctes». C’est cette démarche, affirme M. Martin, qu’a suivie le Canada tout au long de son histoire. [59] (Disponible en français et en anglais)

Haut de la page

Coopération France-Québec : "Poursuivre notre réflexion commune sur la diversité culturelle" - Entrevue accordée par M. Jean Charest à M. Pierre Ganz, journaliste à Radio France internationale

L’Express, édition du 10 mai 2004 - 2004/05/10

Dans cette entrevue que l’on peut écouter sur Radio France internationale, le Premier ministre, M. Jean Charest, affirme la volonté du Québec de jouer, au sein de la fédération canadienne, un rôle plus actif sur la scène internationale. Il évoque en outre la nécessité de protéger la diversité culturelle en conciliant cette préoccupation avec le choix en faveur du libre-échange qu’il juge compatible. À cet égard, M. Charest déclare que «Le libre-échange ne doit pas se faire à n'importe quelles conditions». La négociation de l’accord de libre-échange doit nécessairement inclure "les questions de bonne gouvernance, de respect des droits de l'homme, de l'environnement ou des droits des travailleurs" : c'est cela le genre de mondialisation que souhaite M. Charest. Interrogé sur l’état de la coopération entre la France et le Québec, M. Charest souhaite poursuivre avec la France la "réflexion commune sur la diversité culturelle". [59] (Disponible en français seulement)

Haut de la page

Le Québec, la France et la diversité culturelle : "Faire entendre la voix du Québec sur la scène internationale"

M. Jean Charest, Premier ministre du Québec, le 5 mai 2004 - 2004/05/05

Au terme de sa visite officielle de cinq jours en France, duquel il dresse un bilan positif, le Premier ministre du Québec, M. Jean Charest, accompagné de la ministre de la Culture et des Communications, Mme Line Beauchamp, y ont rencontré, outre les autorités politiques françaises, le Directeur général de l’UNESCO, le Secrétaire général de la Francophonie, avec lesquels ils se sont entretenus sur le sujet de la diversité culturelle, "un dossier dont le Québec est un farouche partisan". À cet égard, Radio Canada rapporte que l’un des objectifs de M. Charest était «d'affirmer sa volonté d'étendre l'influence du Québec dans les organisations internationales où siège le Canada, lorsque les débats touchent aux compétences provinciales québécoises». [59] (Disponible en français seulement)

Haut de la page

Publications et études

Revisiting the debate on policies to promote cultural diversity and local content in the context of globalized communication

Mr. Roberto Montes, International Forum on Local Cultural Expression and Communication, August 2003 - 2003/08

Un forum international sur la communication et l'expression culturelle locale, organisé par l’UNESCO, s’est tenu du 3 au 6 novembre 2003 à Saint-Domingue, en République Dominicaine, sous le thème de la sauvegarde des cultures en danger par la promotion du contenu local, de la liberté d’expression et de la diversité culturelle. Dans le cadre de ce forum, les questions suivantes ont été débattues : la communication qui accroît des risques sur la sauvegarde des cultures produisant un contenu local comme moyen d’expression de la diversité culturelle; la promotion des politiques de communication axée sur la diversité culturelle; la liberté d'expression et le contenu local. Ces thèmes ont nourri les discussions relatives aux stratégies de communication en faveur d’un dialogue interculturel et d’une expression culturelle, les tendances globales concernant la production de contenu local et sa diffusion. Une centaine de personnalités, d’intellectuels et de spécialistes en communication et en science culturelle provenant d'Afrique, d'Asie, des Caraïbes, d'Europe, d’Amérique latine, d’Amérique du Nord et du Pacifique, participaient à cet événement. C’est dans le contexte de ce forum que M. Roberto Montes a produit ce document dans lequel il propose quelques pistes de réflexion novatrices dans le débat entourant les politiques ou les mesures visant à promouvoir la diversité culturelle et le contenu local dans le contexte de la mondialisation des communications. C’est, pour lui, une tentative d’ouvrir la discussion sur les nouvelles approches ou celles qui ont été négligées dans l’appréhension de cette problématique. [59] (Disponible anglais et en français)

Haut de la page

Francophonie - "Nos deux mandats : développement et diversité culturelle"

Journal de l’Agence intergouvernemental de la Francophonie (AIF), no 35 - Janvier-février-mars 2004 - 2004/01-02-03

Cette édition du journal de l’AIF porte essentiellement sur la nouvelle programmation de l’Agence pour les années 2004 et 2005. Cette programmation est recentrée sur cinq grands chantiers et comporte des champs d’action susceptibles de contribuer au développement durable et à la préservation de la diversité culturelle, qui sont les deux mandats que s’assigne la Francophonie. M. Roger Dehaybe, Administrateur général de l’AIF, qui signe l’éditorial, déclare que : «La Francophonie, porteuse d’une vision d’un monde pluriel où les différences sont affirmées et organisées en un dialogue constructif, a sans doute contribué à jeter les bases d’une autre vision de la mondialisation. C’est dans le même sillage que s’inscrit et que se poursuivra notre action en faveur de l’adoption par l’UNESCO, en 2005, d’une convention sur la diversité culturelle. C’est aussi dans cet esprit que nous poursuivrons le renforcement des capacités des pays francophones du Sud en matière de commerce international». [59] (Disponible en français)

Haut de la page

Marché mondial du Film - Faut-il internationaliser le financement des films? - Situation de la production et de l’exploitation du film dans le monde

FOCUS 2004 – Observatoire européen de l’audiovisuel, Bruxelles, le 13 mai 2004 - 2004/05/13

Dans les statistiques qu'il vient de publier sur les Tendances du marché mondial du film, l'Observatoire européen de l'audiovisuel constate les bons résultats des films européens en 2003 sur leur marché national, mais peu de succès ailleurs. L’Observatoire indique que le volume de production de films a augmenté tandis que la fréquentation des salles de cinéma dans l'UE a régressé. Ainsi, c’est «954 millions de billets de cinéma (qui) ont été vendus dans les 25 États membres de l'Union européenne, soit une baisse de 4,4% par rapport à 2002».La part des films américains a progressé de 1,6% sur un marché en recul, alors que les films européens se sont mal exportés. Ce sont également «752 films (qui) ont été produits dans les 25 États membres de l'Union européenne en 2003, soit 25 films de plus (+ 3%) que l'estimation de 2002 (727 films)».Parmi les grands marchés, seule la France a vu son volume de production augmenter, avec un nouveau record de 212 films. L'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont souffert, en revanche, de la diminution du nombre de coproductions. Dans son édition du 10 mai 2004, Le Figaro titre que «L'Europe n'a toujours pas harmonisé le financement de son cinéma». Selon ce journal, «si le cinéma américain continue d'être largement dominant sur l'ensemble du continent, chaque pays membre tente de se doter de systèmes de financement permettant le renouveau de la cinématographie longtemps laissée en déshérence». Le journal souligne en outre que chaque pays d'Europe s’est doté d'un Centre national de la cinématographie (CNC), chargé de coordonner les systèmes d'aides et défendre les enjeux économiques et politiques respectifs, et que c'est l’existence de ces CNC et leur mobilisation qui ont permis, à la fin de l'année dernière, d'éviter la remise en question des aides au cinéma par la Commission européenne. Cependant, relève le journal, «cette solidarité européenne n'empêche pas une grande diversité des systèmes selon les pays» : dans les pays d'Europe du Nord, l'Angleterre, l'Allemagne ou le Benelux, par exemple, ce sont essentiellement des avantages fiscaux qui sont accordés aux producteurs dans la mesure où ces derniers tournent leurs films sur le territoire national. «Ce système, souligne le journal, présente l'avantage d'amortir 100% du budget d'un film durant l'année fiscale». En France et dans les pays d'Europe du Sud, ce sont principalement les télévisions qui sont mises à contribution par un système d'obligations alimentant des fonds de soutien chargés de partager équitablement le produit de ces taxes. [59] (Disponible en français et en anglais)

Haut de la page

Autres actualités d'intérêt

Symposium international Diversité culturelle et mondialisation: l’expérience arabo-japonaise, un dialogue inter-régional

Un symposium international intitulé Diversité culturelle et mondialisation: l’expérience arabo-japonaise, un dialogue inter-régional s’est tenu à l’UNESCO, les 6 et 7 mai 2004. Cette rencontre visait à fournir une plate-forme de discussion entre experts du monde arabe et du Japon sur le thème de la diversité culturelle face aux défis de la mondialisation. Organisé par l’UNESCO, le Groupe arabe auprès de l’UNESCO et la Délégation permanente du Japon auprès de l’UNESCO, avec le concours de la Fondation du Japon, les experts internationaux se sont retrouvés pour débattre de trois grands thèmes: la comparaison du processus de modernisation au Japon et dans certains pays arabes et les enseignements que l’on peut tirer de ces expériences; les enjeux de la préservation de la diversité culturelle à l’heure de la mondialisation; et l’élaboration d’une épistémologie du dialogue interculturel pouvant aboutir à la conception d’outils méthodologiques pour la mise en œuvre de politiques culturelles de coopération internationale. En inaugurant ce symposium, en présence des personnalités du Japon et du monde arabe, le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a déclaré que «Ce symposium s’inscrit dans la double logique du dialogue des cultures et des civilisations et dans celle de la défense de la diversité culturelle».

Haut de la page

Biennale internationale de l’art africain contemporain de Dakar : le Dak’art 2004

En ouvrant la 6e édition de la Biennale Internationale de l'art africain contemporain qui s’est tenue à Dakar, au Sénégal, le 7 mai 2004, le chef de l’État sénégalais, M. Abdoulaye Wade a souligné «l’importance de la culture dans le développement économique d’un pays». En saluant cette opportunité que la Biennale de Dakar offre de promouvoir la créativité et les valeurs universelles, M. Wade s'est réjoui de savoir que «les artistes s'approprient le nouvel espace de l'art numérique, sans doute une autre façon de combattre cette fracture numérique qui est jusqu'ici un retard évident que l'Afrique devrait réduire considérablement avec le soutien et la solidarité des pays développés». Mettant en exergue la richesse de sa culture, sa diversité et son universalité, M. Wade a notamment souhaité que la Biennale soit «un cadre de promotion artistique suffisamment ouvert, propre à créer des opportunités économiques nécessaires au développement de nos pays et à l'épanouissement des acteurs culturels». M. Bernard Petterson, de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, a, pour sa part, mis en garde les acteurs culturels «contre le danger de la "marchandisation" de la culture, une idée qui creuse insidieusement son chemin et contre laquelle les acteurs culturels doivent se prémunir». Le représentant de l'Union européenne a dit souhaiter que «la Biennale s'engage à élaborer ses statuts juridiques ce qui pourrait avec ses différents partenaires améliorer la viabilité financière sans pour autant que cette autonomie ne signifie pas un retrait de l'État qui doit soutenir cette manifestation d'intérêt public».

Haut de la page

"Communication audiovisuelle globale, diversité culturelle et réglementation" : Barcelone convoque le monde à un Forum de toutes les cultures

Du 9 mai au 26 septembre, le Forum universel des cultures de Barcelone va proposer une nouvelle forme de rencontre internationale centrée sur trois grands thèmes: la diversité culturelle, le développement durable et les conditions de la paix. «Tous les problèmes du monde actuel vont être abordés, non du point de vue des gouvernements, mais de la société civile», a déclaré le porte-parole du Forum 2004, M. Oleguer Sarsanedas, en présentant la manifestation à la presse. Le 8 mai 2004, le roi Juan Carlos d'Espagne a inauguré le Forum en appelant à construire «un monde plus juste, plus prospère et solidaire». Participant aux cérémonies marquant l’ouverture du Forum, le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a déclaré que «Cette magnifique idée d'un Forum universel des cultures prend corps aujourd'hui, et l'UNESCO, dont l'une des missions centrales est de promouvoir la féconde diversité entre les cultures, ne peut y voir qu'un symbole. Symbole d'une nouvelle valeur donnée à la diversité à l'aube d'un XXIè siècle mondialisé, qui sait donner sens à nos différences mais aussi mieux donner à voir notre commune appartenance à l'humanité».
C’est dans le cadre de ce Forum que se tiendra les 28 et 29 mai 2004 une rencontre organisée par le Conseil de l’audiovisuel de Catalogne (CAC), intitulée : Communication audiovisuelle globale, diversité culturelle et réglementation. Cette rencontre permettra aux représentants des 98 autorités de l’audiovisuel recensées dans le monde, ainsi qu’à des opérateurs, producteurs et experts, de débattre du rôle que les conseils de l’audiovisuel peuvent jouer en matière de défense et de promotion de la diversité culturelle. L’objectif visé par cet événement est d’offrir, dans la foulée de la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle, une vision pluraliste et représentative des différents pays dans le débat sur la diversité culturelle. Ainsi, on y traitera de la mise en place des politiques de promotion et de défense de la diversité culturelle dans le contexte de la libéralisation et de la mondialisation ; de la nécessité d'exclure la culture (y compris l'audiovisuel) de la libéralisation du commerce international. Tous les renseignements (présentation, infos, agenda, documents) sont disponibles dur le site Web du CAC en français, anglais, espagnol et catalan.

Haut de la page

La diversité culturelle au Festival de Cannes

La 57e édition du Festival de Cannes s’est ouverte le 12 mai courant et va se poursuivre jusqu’au 23 mai 2004. Le Conseil d'administration du Festival réuni le 21 avril dernier avait  réaffirmé solennellement «son attachement à la diversité culturelle qui est au cœur de l'action menée par le Festival depuis sa création». Sous la plume de M. David Kessler, directeur général du Centre national français de la cinématographie (CNC), Libération titrait, dans son édition du 12 mai 2004, que le Festival était aussi un lieu d'accueil et de débats. À cet égard, le Festival organise le mardi 18 mai 2004, pour la deuxième année consécutive, une "Journée de l'Europe" en collaboration avec la Commission européenne et sous le double parrainage de Mme Viviane Reding, Commissaire européenne responsable de l'Éducation et de la Culture, et de M. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre français de la Culture et de la Communication. Auparavant, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), partenaire officiel du Festival, aura organisé le 16 mai 2004 une Rencontre autour de la diversité culturelle avec les réalisateurs de la Directors Guild of Great Britain. De même, elle aura participé le 11 mai à des actions internationales se déclinant en l’organisation d’un Colloque antipiraterie. Ce Colloque antipiraterie est organisé par le Festival de Cannes, le CNC (Centre national de la cinématographie), le Groupe Canal +, en collaboration avec l’ALPA (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle). Ce colloque auquel a participé M. Pascal Rogard, directeur général de la SACD, a pour objet de réunir professionnels et auteurs autour de la réglementation de la circulation des œuvres sur Internet et vise à contribuer à la recherche de réponses concertées dans la lutte contre la piraterie audiovisuelle.

Haut de la page

Aides à la production cinématographique des pays du Sud : "les métiers de l’audiovisuel au Sénégal"

Groupe Wal Fadjri – Sénégal, édition du 12 mai 2004 - 2004/05/12

Le gouvernement sénégalais a adopté récemment la Loi sur les industries cinématographiques et audiovisuelles, en vue de mettre en œuvre des projets de développement de l’audiovisuel au Sénégal. Cette réglementation, affirme-t-on, «devrait servir de motif de satisfaction pour les structures de communication "Dakar images" et "Ardèches Images" qui s'investissent pour permettre à des projets de films d’obtenir des aides à la production grâce à des institutions comme l’Agence intergouvernementale de la Francophonie et le Fonds Sud Télévision». Même si on souligne quelques projets réussis initiés dans le cadre du Projet d’appui au développement des métiers de l’audiovisuel, qui est une initiative des structures de communication Dakar Images et Ardèches Images, en partenariat avec la chaîne de télévision francophone TV5 et un collectif de producteurs, pour Mme Maty Guèye, directrice de Dakar Images, les métiers de l’audiovisuel peinent encore à faire face à leurs besoins financiers. C’est pourquoi les deux structures doivent se mobiliser pour participer à la prochaine réunion de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) prévue à Bamako en juin prochain et où il sera question du financement des métiers de l’audiovisuel. [59] (Disponible en français seulement)

Haut de la page

Diversité culturelle et développement des industries culturelles – Forum des Nations Unies sur les petits États insulaires en développement (PEID)

Institut International du Développement Durable (IIDD), le 28 Janvier 2004 - 2004/01/28

Un Forum de petits États insulaires en développement (PEID) s’est tenu pour une semaine à Nassau, aux Bahamas, le 26 janvier 2004, en présence du Premier ministre de ce pays, M. Perry G. Christie, et de plus de 300 représentants de quelque 50 petits États insulaires, incluant plusieurs ministres, d’une douzaine de pays donateurs, de responsables des Nations Unies, ainsi que d’experts et de délégués d’organisations non gouvernementales. Six tables rondes étaient prévues dans le cadre de ce Forum de Bahamas dont l’un des thèmes était : Diversité culturelle, développement des industries culturelles et habilitation des jeunes. Dans le cadre de cette table ronde, Mme Hilary Brown, du CARIFORUM Cultural Support Fund, a mis en relief le rôle de la culture dans le développement durable et l'impératif d'intégrer cette dimension dans la mise en application du Programme d’action de la Barbade pour le développement durable des petits États insulaires en développement (PAB). Elle a également mis en exergue le rôle important des gouvernements dans la protection de la diversité culturelle, en particulier, face à la mondialisation, à la libéralisation et à l'évolution technologique. M. Michael Witter, de l'Université de West Indies, quant à lui, a déclaré que les industries culturelles offrent aux PEID une chance d'élargir leurs sources de revenus extérieurs et leurs marchés, et a souligné l'impératif, pour les gouvernements, de promouvoir les industries culturelles et la coopération PEID-PEID. Pour sa part, Mme Patricia Ramsey, de l'Université Technologique de la Jamaïque, a souligné le besoin de renforcer le capital social des PEID, de montrer la créativité du savoir local, et d'intégrer les avantages socioéconomiques tirés du développement culturel. Elle a appelé à l'établissement de centres culturels régionaux, à la formation et à l'assistance technique, et à une collaboration avec les communautés locales. Mme Verna Barnett, de l'UNESCO, a décrit les projets de l'UNESCO en cours dans cinq pays des Caraïbes, axés sur l'habilitation des jeunes et sur la protection de la diversité culturelle. Du reste, les participants à ce Forum ont souligné l’importance d’accroître le rythme de mise en œuvre des priorités identifiées par les petits États insulaires afin de promouvoir la croissance économique et le développement humain, et de renforcer leurs capacités nationales et régionales. Reconnaissant que «la  mondialisation et la libéralisation du commerce n’ont pas encore prouvé qu’ils apportaient une solution viable aux problèmes économiques d’une majorité des PEID, et, dans plusieurs cas, ils les ont plutôt aggravés», le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires économiques et sociales, M. José Antonio Ocampo, a souligné la pertinence et l’urgence pour les PEID de la mise en œuvre de stratégies nationales de développement durable et la promotion de la diversité culturelle. [59] (Disponible en français et en anglais)

Haut de la page