Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 4, no 9, lundi 8 mars 2004

Le cinéma québécois : "une consécration internationale qui met en lumière l’importance de promouvoir la diversité culturelle"

DANS CE NUMÉRO :

Communiqués, discours, déclarations

Publications et études

Autres actualités d'intérêt



Communiqués, discours, déclarations

Le cinéma québécois : "une consécration internationale qui met en lumière l’importance de promouvoir la diversité culturelle"

M. Jean Charest, premier ministre du Québec, et Mme Line Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications - Québec, le 1er mars 2004 - 2004/03/01

Félicitant M. Denys Arcand, ainsi que toute son équipe, dont le long métrage, Les Invasions barbares, a été consacré meilleur film étranger lors de la 76e cérémonie de remise des Oscars de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences des États-Unis, M. Charest et Mme Beauchamp se sont réjouis du succès du cinéma québécois qui, pour le premier ministre, «accède (ainsi) à une reconnaissance exceptionnelle sur la scène internationale». Mme Beauchamp a notamment déclaré que, «cette consécration internationale du film de Denys Arcand met également en lumière l'importance de promouvoir la diversité culturelle afin que le vaste et riche patrimoine des expressions culturelles nationales à travers le monde continue de grandir». [49] (Disponible en français seulement)

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La diversité culturelle au cœur des rencontres bilatérales du Québec avec le Sénégal et le Burkina Faso

Mme Monique Gagnon-Tremblay, vice-première ministre, ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Québec, le 1 mars 2004 -2004/03/01

La diversité culturelle est l’un des objets centraux de la mission officielle qu’effectue Mme Gagnon-Tremblay au Sénégal et au Burkina Faso, du 1er au 5 mars courant. Avec le président sénégalais, M. Abdoulaye Wade, Mme Gagnon-Tremblay a notamment abordé la question de la préparation du prochain Sommet de la Francophonie qui aura lieu en novembre prochain au Burkina Faso et dont la diversité culturelle figurera à l’ordre du jour. Avec ses interlocuteurs Burkinabé, il sera également question des préparatifs et de la thématique dudit Sommet et de l'appui du Québec pour son organisation à Ouagadougou. Mme Gagnon-Tremblay discutera également avec le ministre burkinabé de la Culture, des Arts et du Tourisme, M. Mahamoudou Ouédraogo, de diversité culturelle et de la Semaine culturelle du Burkina Faso qui se déroulera au Québec en avril prochain. [49] (Disponible en français seulement)

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Le Canada et les services de l’OMC : le secteur de la culture exclu de toute négociation

M. Jim Peterson, Ministre du Commerce international du Canada, Toronto, le 27 février 2004 - 2004/02/27

Invité à parler de l’importance de la politique commerciale du Canada et de l’orientation que son gouvernement prendra à l’avenir, à l’occasion de la conférence sur les services de l’OMC qui s’est tenue à Toronto le 27 février 2004, le ministre canadien du Commerce international, M. Jim Peterson, soutient que «le Canada est la plus importante nation commerçante du monde développé». Soulignant le potentiel de croissance du commerce canadien de services et les énormes avantages qu'il rapportera aux entreprises et aux travailleurs canadiens, M. Peterson relève que les objectifs du Canada dans le cadre de l’AGCS «consistent à rechercher un meilleur accès aux marchés pour les exportateurs canadiens de services professionnels, financiers, environnementaux et de télécommunications». Tout en vantant l’ouverture du Canada et sa disposition à négocier dans la plupart des secteurs de services, M. Peterson  souligne toutefois que certains secteurs ne sont pas du tout négociables : «je veux parler bien sûr de secteurs d'une importance cruciale pour le Canada, qui reflètent nos valeurs très particulières, comme les soins de santé, l'éducation publique, les services sociaux et la culture. Ces secteurs sont exclus de toute négociation. Ils n'ont jamais été sur la table et n'y seront jamais». [49] (Disponible en français et en anglais seulement)

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Accords de libre-échange : "une priorité à l’intégration régionale sur la base du respect du développement durable et la diversité culturelle"

Déclaration finale du Quatrième Forum parlementaire mondial, Mumbaï, Inde, le 19 janvier 2004-2004/01/19

Le Forum parlementaire mondial s’est réuni les 18 et 19 janvier 2004 à Mumbaï, en Inde, à l’occasion du quatrième Forum social mondial. Cet événement a rassemblé 250 parlementaires et législateurs provenant de 25 pays et a donné lieu à l’adoption d’une Déclaration finale faisant largement le point sur "l’échec" de la Conférence ministérielle de l’OMC à Cancun (Mexique). À cet égard, les parlementaires, soutenant que «chaque pays doit avoir le droit de développer son propre potentiel économique et politique», déclarent notamment  être en faveur «d’une priorité à l'intégration régionale sur la base de consultations et de consensus populaires, de prises de décision et de contrôles démocratiques, du respect des droits de l'homme et des droits sociaux tels que définis par les pactes et conventions internationaux, du développement durable et de la diversité culturelle». En outre, ils déclarent également être «déterminés à aborder ces exigences et à les traduire en propositions de loi en vue d'une intégration régionale pacifique en ce qui concerne les droits sociaux (…) et la diversité culturelle». [49] (Disponible également en français et en anglais)

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Publications et études

"Coping with the Cultural Colossus: Canada and the International Instrument on Cultural Diversity" - Toronto: Oxford University Press, pp. 100-120

Stephen Azzi and Tamara Feick, Carleton University, May 2003 - 2003/05

Dans l’ouvrage intitulé Canada Among Nations 2003 - Coping with the American Colossus, publié sous la direction de David Carment et al. de la Norman Paterson School of International Affairs de l’Université Carleton, MM. Stephen Azzi et Tamara Feick signent un texte dans lequel ils examinent les efforts récents déployés par la communauté internationale en vue de créer une convention internationale sur la diversité culturelle, en soulignant particulièrement le rôle du Canada. Ils abordent notamment les conditions requises pour le succès d’une telle initiative, en particulier la participation des États-Unis,  "le plus grand exportateur des produits culturels au monde". [49] (Disponible en anglais seulement)

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Autres actualités d'intérêt

La diversité culturelle en question

Mme Marie-France Bazzo, Radio-Canada – Indicatif présent, le 29 janvier 2004-2004/01/29

Pour son émission Indicatif présent, Mme Marie-France Bazzo a reçu trois invités dans le cadre d’une table ronde sur la diversité culturelle. En effet, partant du postulat que «la diversité culturelle des grandes métropoles transforme nos valeurs et notre mode de vie», Mme Bazzo définit ce concept comme «l'expression des identités locales et régionales face à l'hégémonie de la culture américaine». À cet égard, relève-t-elle, «un réseau de coalitions nationales dénonce l'assujettissement de la culture aux diktats du marché et propose son exclusion des accords de commerce». M. Pierre Curzi, président de l'Union des artistes et de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, qui fait également référence aux relations Québec-Canada, souligne que «la politique canadienne inclut les minorités culturelles et linguistiques», tandis que M Ivan Bernier, juriste-expert en droit économique international, propose une définition juridique du concept, à savoir que «l'identité culturelle ne peut se développer qu'avec le contexte des autres cultures». Quant à lui, M. Denis Chouinard, cinéaste et vice-président de la Cinémathèque québécoise, est persuadé que «la diversité culturelle est un combat contre la pensée unique». [49] (Disponible en français).

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"La politique commerciale des États-Unis sera dynamique en 2004"

M. Robert Zoellick, représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, mercredi le 3 mars 2004 - 2004/03/03

Dans le document portant Aperçu de la politique commerciale des États-Unis pour 2004 qu'il a remis le 1er mars au Congrès avec le Rapport de 2003 sur les accords commerciaux, M. Robert Zoellick déclare que «le gouvernement Bush continuera pendant l'année en cours de se fonder sur ses réalisations en matière de commerce international pour encourager activement la libéralisation des échanges commerciaux dans le monde». Il fait également état des progrès réalisés par les États-Unis et par leurs partenaires en ce qui concerne la négociation d'accords multilatéraux et bilatéraux et des accords portant sur le commerce et les investissements, notamment la Zone de libre-échange des Amériques, l'Accord de libre-échange États-Unis-Amérique centrale et le projet d'accord de libre-échange avec le Moyen-Orient. Concernant les besoins particuliers des pays en développement, il déclare que «les États-Unis, qui sont déjà le pays dont l'assistance technique liée au commerce est la plus importante, continueront d'aider ces pays à renforcer leurs moyens dans le domaine commercial et à intégrer le commerce dans leurs stratégies de développement». [49] (Disponible en français également)

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Les États-Unis et le Maroc ont conclu un accord de libre-échange

Département d’État américain – Service d’information de Washington, le 3 mars 2004-2004/03/03

Au terme de 13 mois de négociations le Maroc et les États-Unis ont conclu le 2 mars 2004 un accord de libre-échange (ALE), qui doit «faciliter les échanges et les investissements entre les deux pays». Le nouvel ALE entre les États-Unis et le Maroc «devrait servir de modèle à d'autres accords de libre-échange entre les États-Unis et des pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, ainsi que contribuer à un fort accroissement des échanges commerciaux entre les deux pays», ont déclaré le représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, M. Robert Zoellick, et le secrétaire d'État marocain aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taieb Fassi Fihri, lors de la conférence de presse qu'ils ont donnée le 2 mars à Washington.

M. Zoellick a notamment souligné que :«c'est un accord de libre-échange qui fera date car il ne se contente pas d'abattre les barrières douanières, mais il fixe un niveau inédit et élevé pour la protection des droits de propriété intellectuelle, il ouvre des marchés aux services, il assure la transparence gouvernementale et offre la mise en œuvre efficace de mesures environnementales et d'emploi». Faisant allusion au projet du gouvernement américain qui vise à créer une zone de libre-échange avec le Moyen-Orient d'ici à 2013, M. Zoellick déclare qu’«il est très important que notre accord avec le Maroc constitue (...) une mesure fondamentale sur la voie de la création d'une multitude d'accords de libre-échange entre les États-Unis et des pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord».

Pour la délégation marocaine, et notamment M. Fassi Fihri, «l'accord offre non seulement des possibilités intéressantes aux producteurs américains sur le marché relativement étroit du Maroc, mais aussi la possibilité d'utiliser le Maroc comme base pour pénétrer sur le marché de pays européens et africains». Il déclare en outre que «l'ouverture du marché marocain se fera progressivement au rythme de la mise en œuvre des réformes envisagées» et, assure également que cet ALE «confirme de manière très claire la position du Maroc concernant la diversité culturelle».  À cet égard, le ministre marocain de la Communication, M. Nabil Benabdellah, avait affirmé le 13 février à Rabat que les négociateurs marocains avaient pu maintenir les subventions accordées par l'État à la production culturelle et audiovisuelle.

Cependant, des chefs d'entreprises marocains ont fait état de leur inquiétude, face à un accord qui selon eux pourrait mettre en danger des secteurs cruciaux pour l'économie marocaine. De puissants mouvements associatifs marocains, regroupant des syndicats et de nombreuses coalitions, avaient également fait part de leur inquiétude sur les effets négatifs possibles de cet accord, notamment en termes d'accès à des médicaments génériques ou en termes de diversité culturelle. Les responsables américains ont souligné que cet accord permettrait de supprimer immédiatement les barrières douanières sur 95 % des biens de consommation ou industriels, et d'éliminer le restant dans les neuf ans à venir.

Cette entente, la première du genre conclue par Washington avec un pays africain et la deuxième avec un pays arabe après la Jordanie en 2001, fait suite à une série d'autres accords conclus au cours des dernières semaines avec l'Australie et cinq pays d'Amérique centrale, soit le Guatemala, le Salvador, le Nicaragua, le Costa Rica et l’Honduras. [49] (Disponible également en français et en anglais)

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