Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 4, no 4, lundi 2 février 2004

La cinématographie québécoise : "une contribution à la diversité culturelle"

DANS CE NUMÉRO :

Communiqués, discours, déclarations

Publications et études

Autres actualités d'intérêt



Communiqués, discours, déclarations

La cinématographie québécoise : "une contribution à la diversité culturelle"

Mme Line Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications - Québec, le 27 janvier 2004 - 2004/01/27

Mme Beauchamp se réjouit  des mises en nomination aux Oscar des œuvres du cinéaste Denys Arcand et du compositeur Benoît Charest, que décernera l'Academy of Motion Picture Artsand Sciences. M. Arcand est finaliste dans la catégorie meilleur scénario original pour son film Les Invasions barbares, tandis que M. Charest, compositeur de la musique du film Les Triplettes de Belleville, est en lice pour l'Oscar de la meilleure chanson originale. En félicitant M. Arcand, M. Charest et tous les artisans qui ont contribué au succès desdits films, Mme Beauchamp se dit «convaincue que ces distinctions augmenteront encore la notoriété de nos créatrices et de nos créateurs à travers le monde». À cet égard, elle déclare notamment qu’«au-delà des honneurs, nous pouvons dire aujourd'hui que le talent de nos créateurs et de nos créatrices a brillé et que le haut niveau de notre cinématographie est plus que jamais reconnu. Notre cinéma a atteint une maturité dont nous pouvons tous être fiers. Il illustre la valeur de notre culture et sa contribution à la diversité culturelle». [44] (Disponible en français seulement)

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Réunion d’information annuelle entre les Représentants des États membres du Conseil exécutif de l’UNESCO et le Directeur général

Intervention de M. Koïchiro Matsuura, directeur général de l’UNESCO - Paris, UNESCO, le 22 janvier 2004 - 2004/01/22

Dans son allocution, M. Koïchiro Matsuura rend également compte aux participants du suivi  qu’il a donné à la résolution de la Conférence générale concernant la diversité culturelle, l’invitant à « soumettre, à la 33e session de la Conférence générale, un rapport préliminaire sur la situation devant faire l’objet d’une réglementation ainsi que sur l’étendue possible de cette réglementation, accompagné d’un avant-projet de convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques». À cet égard, il fait état de la réunion, du 17 au 20 décembre 2003, des 13 experts de catégorie VI qu’il a convoqués pour traiter du sujet. Il indique notamment que le rapport de cette réunion sera distribué aux États membres ainsi qu'aux organisations concernées (l'OMC, l'OMPI et la CNUCED) d'ici la mi-février 2004. En outre, M. Matsuura dit ne pas être en mesure d'arrêter un calendrier précis pour la suite des travaux.  Il veut attendre la deuxième réunion d'experts indépendants, qui «devra dépasser le stade des discussions générales» pour livrer des «propositions de rédactions concrètes», et annonce la possibilité d'une troisième réunion avant l'été 2004.  Quant à la consultation avec l'OMC, l'OMPI et la CNUCED, il précise les avoir formellement informées des décisions de la dernière Conférence générale et vouloir solliciter leur avis sur la base du «premier canevas de texte» que lui soumettront les experts, «mais en tout état de cause avant de convoquer la première réunion de catégorie II, afin que celle-ci dispose de tous les éléments pertinents à sa réflexion». Il s’engage devant les participants à leur faire un rapport sur l’évolution du dossier lors de la prochaine session du Conseil exécutif d’avril 2004. [44] (Disponible en anglais et en français seulement).

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Putting Transatlantic Relations on the Road to Recovery - Word Economic Forum, Annual Meeting 2004

Mr. Jean Charest, Premier of Quebec - Davos, Switzerland, Friday 23 January 2004 - 2004/01/23

Dans le cadre d’un atelier portant sur les relations transatlantiques à l’occasion du Forum économique mondial de Davos, le Premier ministre du Québec, M. Jean Charest, déclare que les Canadiens défendent fermement la capacité des États et des gouvernements de protéger la diversité culturelle et que, dans les négociations des accords commerciaux avec les États-Unis, le Canada a toujours défendu son droit à subventionner ses industries culturelles. À ce titre, «les États-Unis doivent réaliser que la diversité culturelle mérite d’être reconnue et soutenue». [44] (Disponible en anglais seulement)

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L'Union européenne estime "vital pour la compétitivité européenne et pour la diversité culturelle de renforcer les industries de la culture"

Allocution de Mme Viviane Reding, Commissaire européenne responsable de l'Éducation et de la Culture - Bruxelles, le 28 janvier 2004 – 2004/01/28
 
À l’occasion de la session plénière du Comité économique et social européen, portant sur les initiatives prioritaires de la Commission en matière d’éducation et de culture : "Les enjeux de 2004", Mme Reding déclare qu’en ce qui concerne les domaines de son portefeuille, «la place de l'éducation et de la culture dans le projet de Traité issu des travaux de la Convention est confirmée, aussi bien sur le plan de la définition des compétences que des politiques. Par ailleurs, le caractère essentiel et décisif de la diversité culturelle est bien mis en avant. En outre, elle se réjouit que «le projet de Traité prévoit, pour ce qui est du commerce extérieur, une décision à l'unanimité pour la conclusion d'accords dans le domaine des services culturels et audiovisuels lorsque ceux-ci risquent de porter atteinte à la diversité linguistique et culturelle de l'Union». Pour ce qui est des industries culturelles, Mme Reding rappelle que l'Union européenne estime "vital pour la compétitivité européenne et pour la diversité culturelle de renforcer les industries de la culture, qui ont un grand potentiel de croissance dans le marché unique et sur le marché mondial», et souligne également «l’importance économique des produits culturels et des industries qui les soutiennent». Elle affirme notamment que «ces industries sont directement liées à la création artistique: il ne s'agit pas de produire et de vendre des produits comme les autres, mais des biens culturels. Et ces biens culturels constituent toute la richesse de la diversité culturelle européenne». [44] (Disponible en français seulement)

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Publications et études

Diversité culturelle : La longue marche vers une convention internationale

Mme Line Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications du Québec – Rythmes, no 26, 1er trimestre 2004 , pp. 4-5

Cette publication du Conseil francophone de la chanson souligne que «le mandat d’élaborer une convention internationale sur la diversité culturelle, donné à l’UNESCO à Paris en octobre 2003, est un progrès considérable dans ce dossier : «c’est une étape clé qui rassure beaucoup d’États, mais l’essentiel reste à faire : définir le contenu d’un instrument international contraignant d’ici 2005». À cet égard, Mme Beauchamp, tout en reconnaissant que «la tâche est énorme», soutient que «le Québec a déjà mis beaucoup d’efforts sur le dossier de la diversité culturelle, ce qui signifie que l’UNESCO ne part pas de zéro». Rappelant notamment l’étude : "Évaluation de la faisabilité juridique d’un instrument international sur la diversité culturelle", des juristes Ivan Bernier et Hélène Ruiz Fabri, qui «constitue maintenant un document de référence pour l’Unesco et les institutions européennes», et les hypothèses de Convention sur la diversité culturelle, rédigées par le Réseau international sur la politique culturelle (RIPC), Mme Beauchamp et le ministère de la Culture et des Communications, dont elle a la charge, continuent de développer l’expertise nécessaire à l’élaboration de cette Convention, en collaboration avec les ministères du Développement économique et régional et des Relations internationales, sur les questions suivantes : l’articulation entre la future Convention de l’UNESCO et les accords de commerce; le pluralisme des idées et la concentration de la propriété des médias; les modes de financement des industries culturelles adaptés aux besoins des pays en développement, dans une perspective d’autonomisation et d’implication de partenaires privés. Mme Beauchamp et le gouvernement du Québec font de la diversité culturelle une priorité et désirent que «cette Convention consacre le droit des États et des gouvernements à maintenir, développer et mettre en œuvre des politiques de soutien à la culture et à la diversité culturelle», de même qu’elle «définisse un droit applicable à la diversité culturelle», et souligne aussi «l’ouverture aux autres cultures et à leurs expressions». [44] (Disponible en français seulement)

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Autres actualités d'intérêt

Devenir un "agent actif" du combat en faveur de la diversité culturelle dans le monde

M. Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie – Radio France internationale, le 27 janvier 2004 –2004/01/27

«Alors qu’une grande réflexion est engagée dans le cadre de l’UNESCO pour élaborer une convention sur la diversité culturelle, la Francophonie veut plus que jamais participer au combat contre l’uniformisation», rapporte Radio France internationale. M. Abdou Diouf a notamment déclaré qu’il s’engageait à «étudier les modalités de mise en œuvre de la diversité culturelle sous l’angle du rapport avec les cultures, les religions et la laïcité en Francophonie et dans d’autres pays que la France». Dans cette optique, certains chantiers sont prioritaires : «l’émergence d’industries culturelles au Sud est à la fois nécessaire pour préserver les identités et éviter l’uniformisation par une culture dominante, mais elle est aussi une source de revenus et un facteur de développement. Quant à la possibilité de circuler, elle est intimement liée à la problématique de la diversité culturelle car sans voyage, pas de contacts et pas d’échanges». [44] (Disponible en français seulement) 

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Diversité culturelle : les régions d’Europe renforcent leurs alliances

Mme Liese Prokop, présidente de l’Assemblée des régions d’Europe (ARE), le mardi 27 janvier 2004 - 2004/01/27
 
«Notre campagne en faveur de la diversité culturelle commence à porter ses fruits», déclare Mme Prokop, qui souligne qu’«après l’appui de l’UNESCO en octobre 2003 et le lancement des travaux sur le projet de convention internationale sur la diversité culturelle, nous venons de trouver un nouvel allié de choix, le Parlement européen» dans son opposition à la libéralisation des services culturels. Son principal motif de satisfaction est «l’adoption, lors de la session de janvier (2004), du rapport PRETS (PSE, Autriche) sur la préservation et la promotion de la diversité culturelle, considérée comme «une victoire d’importance pour l’ARE». Cependant, ce soutien pourrait s’avérer insuffisant, même si les eurodéputés ont demandé à la Commission européenne et à certains États membres de «s’abstenir au niveau international d’actions telles que la souscription d’engagements de libéralisation dans le cadre d’accords de commerce ou d’investissements bilatéraux, qui seraient de nature à compromettre les objectifs fondamentaux dans des domaines tels que l’éducation et la culture». [44]

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Suite à la conférence de presse sur la création de la Coalition marocaine pour la diversité culturelle

Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) - Paris, le jeudi 15 janvier 2004 - 2004/01/15
 
En présence de M. Pascal Rogard, directeur général de la SACD et de M. Nabil Ayouch, représentant de la Coalition marocaine pour la diversité culturelle, les organisations professionnelles marocaines de la culture se mobilisent contre l’accord de libre-échange en négociation entre les États-Unis et le Maroc et veulent s’assurer que la culture et l’audiovisuel ne seront pas visés par les dispositions de l’accord. En effet, les professionnels marocains «déplorent le manque de transparence et de communication de leurs autorités en ce qui concerne la négociation de l’accord de libre-échange». Ils soutiennent notamment que c’est «précisément parce que le gouvernement américain n’a pas réussi à mettre en place sa politique de libéralisation en la matière au sein de l’OMC, et qu’il craint l’élaboration d’une convention internationale sur la diversité culturelle sous l’égide de l’UNESCO qui légitimerait les politiques culturelles au niveau mondial, qu’il a entrepris cette marche accélérée de négociations d’accords bilatéraux de libre-échange». M. Ayouch rappelle en outre que le Maroc est «un des membres fondateurs du RIPC (…) et un membre actif de l’Organisation Internationale de la Francophonie, forums dans lesquels il se fait le champion de la diversité culturelle. Il lui faut donc éviter d’adopter des positions contradictoires en fonction de ses interlocuteurs». Les représentants du gouvernement français, apprend-on, «ont assuré les professionnels de la culture marocains de leur soutien» et ont entrepris «des démarches auprès de leurs homologues marocains dans le sens souhaité par les organisations professionnelles». [44] (Disponible en français seulement)

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Diversité culturelle : "Les États-Unis veulent libéraliser le marché marocain"

Le Figaro Économie, édition du vendredi 23 janvier 2004 - 2004/01/23

Dans cet article, Thomine Josseaume rapporte que «les accords bilatéraux de libre-échange négociés entre le Maroc et les États-Unis depuis janvier 2003 marquent un tournant dans les relations internationales» et «traduisent la volonté américaine de peser sur un pays qui a tissé avec l’Europe des liens privilégiés». L’auteur soutient que «les États-Unis souhaitent libéraliser le marché marocain». En effet, les Américains rejettent six articles du projet de réforme de l’audiovisuel engagé par l’État marocain, «dont celui sur la préférence pour la production nationale». M. Josseaume souligne notamment que «la signature de la convention sur la diversité culturelle devrait réserver aux pays le droit d’adopter les stratégies nécessaires à la protection de leur identité historique». Or, «en légiférant sur la culture au niveau mondial, l’UNESCO court-circuiterait ainsi les négociations en cours entreprises par les États-Unis». «Face au danger d’un tel accord de libre-échange», la Coalition marocaine est née, soutenue dans son action par la France et la SACD. La Coalition marocaine demande une série de protections, même si le royaume du Maroc a assuré que les subventions étatiques pour l’audiovisuel et pour le cinéma, «menacées de disparaître avec cet accord bilatéral», seraient maintenues. «Or, souligne l’auteur, les États-Unis veulent établir un référent qui servirait d’exemple pour les pays de la région. C’est pourquoi ils ne souhaitent pas que le royaume chérifien épouse la cause de la diversité culturelle». [44] (Disponible en français seulement)

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"Le Maroc a pris les précautions nécessaires pour préserver la diversité culturelle"

M. Taib Fassi Fihri, ministre marocain délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération – le 28 janvier 2004 - 2004/01/28

À la question relative aux répercussions sur l'économie nationale de l'accord de libre-échange entre le Maroc et les États-Unis, M. Taib Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Maroc, déclare que «cet accord s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Maroc visant à intégrer l'économie nationale dans l'environnement régional et international, accompagner le processus de la mondialisation, diversifier les partenariats économiques et à attirer les investissements étrangers». Il soutient notamment «qu'au cours des négociations engagées à cet effet et qui en sont à leur sixième round, la partie marocaine a veillé, suivant une vision globale, à ce que cet accord soit équilibré et adapté à la situation économique et au processus de développement du Maroc et tienne compte des contraintes des secteurs de production ayant une incidence sociale au Maroc». Il souligne également qu’«afin de préserver toutes les composantes culturelles nationales, le Maroc a maintenu les subventions octroyées par l'État dans le domaine culturel qu'il s'agisse de l'édition, de la distribution, de la vente des livres et des revues, des enregistrements de films, de vidéos, de musique, de production cinématographique, ou encore de la diffusion radiophonique et télévisuelle». [44] (Disponible en français seulement)

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La Coalition marocaine pour la diversité culturelle et l’accord de libre-échange entre le Maroc et les États-Unis : "une manifestation réprimée"

Jeune Afrique l’Intelligent, édition du 28 janvier 2004 - 2004/01/28

La Coalition marocaine pour la diversité culturelle a organisé le mercredi 28 janvier 2004 devant le Parlement marocain à Rabat une manifestation de protestation qui, rapporte-on, a été violemment dispersée par les forces de l’ordre. Les manifestants «entendaient protester contre le projet d'accord de libre-échange maroco-américan et dénoncer des clauses qui pourraient selon eux menacer la diversité culturelle et porter atteinte à l'accès aux soins dans le royaume». Il est en outre rappelé que cet accord de libre-échange, en cours de négociation, qui «devrait être signé en principe au mois d'avril ou mai», fait l'objet «de vives inquiétudes de certains professionnels marocains qui craignent d'éventuelles conséquences de l'accord sur les secteurs du textile, de la culture et de la santé». [44] (Disponible en français seulement)

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"Campagne visant à exclure la culture des négociations de l’accord de libre-échange bilatéral entre le Maroc et les États-Unis" : la Coalition canadienne pour la diversité culturelle appuie ses collègues marocains

Coalition canadienne pour la diversité culturelle, Montréal, le 29 janvier 2004 -2004/01/29

En réaction à la manifestation de la Coalition marocaine, violemment réprimée par la police marocaine, la Coalition canadienne pour la diversité culturelle «exprime son entière solidarité avec ses collègues de la coalition marocaine, qui cherchent à obtenir plus de transparence sur la façon dont la culture est traitée dans les négociations d’un accord de libre-échange entre le Maroc et les États-Unis». M. Pierre Curzi, coprésident de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, a notamment soutenu que «la question de savoir si les pays pourront conserver le droit d’établir des politiques pour assurer un espace à leur production culturelle est l’un des débats cruciaux de notre époque», en soulignant que «nous sommes consternés de voir un gouvernement se comporter de la sorte pour faire taire des interrogations légitimes sur les négociations en cours». Pour M. Robert Pilon, vice-président exécutif de la Coalition canadienne, «une réaction aussi violente à une manifestation pacifique – qui n’était d’ailleurs même pas commencée – ne peut qu’indiquer, nous le craignons, à quel point les enjeux sont élevés pour la culture dans des négociations de ce genre », a-t-il déclaré. Il est en outre rappelé que depuis la mise sur pied de leur coalition en décembre, les associations culturelles marocaines ont «pressé le gouvernement marocain de s’abstenir de prendre tout engagement qui pourrait entraver la liberté du pays de maintenir ou développer des politiques destinées à assurer le maintien d’un espace pour les productions culturelles nationales»; qu’elles ont par ailleurs «travaillé sans répit pour attirer l’attention de l’opinion publique sur le sort réservé à la culture dans les négociations», et que «même si l’accord de libre-échange entre les États-Unis et le Maroc doit se conclure officiellement à la fin mars par une séance de signatures, en pratique, on s’attend à ce que les négociations puissent arriver à leur conclusion à tout moment. Les négociateurs des deux pays ont poursuivi leurs discussions durant toute la semaine à Washington, il s’agit de la ronde finale de négociations entreprises en janvier 2003». [44] (Disponible en français et en anglais seulement)

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