Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 4, no 15, lundi 19 avril 2004

"La diversité culturelle est un objectif national qui rejoint un enjeu international"

DANS CE NUMÉRO :

Communiqués, discours, déclarations

Publications et études

Autres actualités d'intérêt



Communiqués, discours, déclarations

"La diversité culturelle est un objectif national qui rejoint un enjeu international"

Mme Hélène Chalifour Scherrer, ministre du Patrimoine canadien, Banff (Alberta), le 27 mars 2004 - 2004/03/27

Dans le cadre de la 7e Rencontre annuelle du Sommet sur les arts canadiens tenue à Banff en Alberta le 27 mars 2004, Mme Scherrer, en rappelant les termes du discours du Trône, qui stipulent que : «le gouvernement du Canada continuera de jouer un rôle de chef de file dans l’élaboration d’une convention internationale portant sur la diversité culturelle», affirme sa détermination à voir le Canada jouer un rôle de premier plan en matière culturelle et à l’assumer pleinement. Elle déclare notamment que : «la culture est un lien vital qui nous unit les uns aux autres et nous donne une voix unique dans le concert des nations». En tant que tel, souligne Mme Scherrer, «nous devons agir maintenant si nous voulons que les enfants d’ici et d’ailleurs puissent retrouver leur réalité lorsqu’ils ouvrent un livre, allument la télévision ou l’ordinateur, ou vont au cinéma. Nous voulons également aider nos créateurs et nos créatrices, de même que nos industries et nos entrepreneurs culturels, à atteindre les marchés internationaux. Cette volonté est un gage de prospérité compte tenu de l’étroitesse de notre marché intérieur. C’est dans cette perspective que l’UNESCO s’est engagée, en octobre dernier, à concevoir un projet de Convention internationale sur la diversité culturelle (…) et je compte bien en assurer le succès». Pour ce faire, Mme Scherrer «appelle les gouvernements de tous les ordres, les communautés de partout au pays, les institutions et les organismes (…) qui favorisent l’essor de la culture et la mettent en valeur, les créateurs et les créatrices qui lui donnent forme et la population qui y puise plaisir et connaissances» à l’appuyer dans cette tâche. [55] (Disponible en français et en anglais)

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Session d’information avec les délégations permanentes des États membres de l’UNESCO sur le processus d’élaboration d’un avant-projet de Convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques

M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, 7 avril 2004 - 2004/04/07
Au terme des travaux de la deuxième réunion du Groupe d’experts de l’UNESCO qui s’est tenue à Paris du 30 mars au 3 avril 2004, le Directeur général, M. Matsuura, a convié les délégations permanentes des États membres de l’UNESCO à une séance d’information sur l’état d’avancement du processus d’élaboration de l’avant-projet de Convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques. Aussi, M. Matsuura souligne que la deuxième réunion du Groupe d’experts, dont la composition a été légèrement modifiée pour enrichir l’éventail des disciplines et améliorer l’équilibre hommes/femmes, a pu se pencher sur des propositions déjà très articulées, qui lui ont permis de passer de la phase des échanges et de la discussion à une phase plus concrète de travail sur un texte. C’est notamment au cours de cette deuxième réunion qu’a été décidé du nouveau titre de la Convention qui s’intitule désormais : Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Les propositions des experts, dont M. Matsuura a résumé l’essence, sont organisées en cinq chapitres, qui préfigurent la structure de la future Convention. Elle comporte ainsi : un préambule; un premier chapitre qui porte sur les objectifs et les principes directeurs qui devraient sous-tendre la Convention; un deuxième qui se penche sur les définitions et sur le champ d’application; un troisième sur les droits et obligations des États parties, que ce soit au niveau national ou international; un quatrième sur les mécanismes de coopération internationale; et un cinquième et dernier chapitre sur les mécanismes de mise en œuvre.
M. Matsuura a en outre esquissé le futur calendrier des travaux qui mèneront à l’adoption de la Convention à la Conférence générale de 2005. Ainsi, il s’engage notamment à communiquer aux délégations permanentes le compte-rendu de cette deuxième réunion du Groupe d’experts et à convoquer une troisième et dernière réunion du 28 au 31 mai 2004 de laquelle sortira un texte consensuel lui permettant d’enclencher la phase intergouvernementale. C’est ainsi qu’il transmettra aux États membres un rapport accompagné d’un avant-projet préliminaire de Convention vers le milieu du mois de juillet prochain, afin de leur permettre de formuler leurs commentaires et observations, qui devront à leur tour être envoyés à la mi-novembre 2004 au Secrétariat, soit dix mois au moins avant l’ouverture de la Conférence générale». Par la suite, M. Matsuura communiquera un rapport préliminaire, tenant compte de ces commentaires et accompagné d’un avant-projet de Convention sept mois au moins avant l’ouverture de la Conférence générale, soit vers la mi-février 2005. Parallèlement, M. Matsuura lancera des consultations formelles avec l’OMC, l’OMPI et la CNUCED qui ont offert de contribuer à l’élaboration de l’avant-projet. [55] (Disponible en français)

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Colloque international "La latinité en question" - Déclaration de Paris de l’Union latine

Union latine - Maison de l’Amérique latine, Paris le 19 mars 2004 - 2004/03/19

L’Union latine, avec le concours du ministère français des Affaires étrangères, du ministère italien des Affaires étrangères, de l'Agence Universitaire de la Francophonie, de l'Institut des Hautes Études de l'Amérique latine, de la Maison de l'Amérique latine, de l'Instituto Cervantès, de la Fondation Calouste Gulbenkian et de l'Académie de la Latinité, a organisé, du 16 au 19 mars 2004, un colloque universitaire international sur le thème "La latinité en question". Le propos général de cette rencontre était de «mieux percevoir (…) la signification, la validité, l’actualité et le contenu de l’idée de latinité, en relation avec une situation géopolitique dans laquelle les problèmes posés par la mondialisation prennent une importance croissante». Les communications faites par trente-huit personnalités venues de tous les horizons du domaine latin, ont été articulées lors d’une table ronde inaugurale et de six sessions permettant aux participants de «souligner l’extrême diversité des modalités selon lesquelles les Latins d’Afrique, d’Amérique et d’Europe, vivent la part de latinité dont ils sont tous porteurs», et de confirmer «l’actualité et la modernité d’une latinité qui a toujours fait preuve, à travers l’histoire, d’une remarquable faculté d’accueillir l’Autre, dans le respect de sa différence, à l’intérieur de frontières toujours ouvertes». Le colloque a été conclu par l’adoption d’une déclaration qui résume, la vocation de l’Union latine «à contribuer, de manière dynamique, à la pérennité, à l’actualité et à la communication du message de la latinité et à faire entendre, ainsi, dans les débats du moment, une voix qui peut être perçue comme celle de la sagesse et de l’audace». Dans cette déclaration, les participants «reconnaissent que les pays latins, loin de renoncer à leur identité culturelle, veulent continuer à la construire comme une contribution positive à une mondialisation à la mesure de l'homme». Ils expriment en outre «tout leur appui à l'initiative prise au sein de l'UNESCO en vue d'ouvrir une négociation pour la signature d'une convention internationale sur la diversité culturelle» et jugent que «l'accélération de la mondialisation demande que l'on donne à cette négociation un caractère prioritaire et urgent». [55] (Disponible en français)

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Débat aux Nations Unies sur les droits économiques, sociaux et culturels

Commission des droits de l’homme des Nations Unies, le 31 mars 2004 – 2004/03/31

À l’occasion du débat général sur les droits économiques, sociaux et culturels organisé par la Commission des droits de l'homme des Nations Unies,  près de cinquante organisations non gouvernementales qui intervenaient dans le débat ont notamment dénoncé «les menaces pesant sur la diversité culturelle dans le monde». À cet égard, M. Riyaz Punjabi, de la Fondation de recherches et d'études culturelles himalayennes, a déploré que les droits économiques, sociaux et culturels ne soient pas aussi bien définis que les droits civils et politiques : «on constate une surenchère sur ces derniers, ce qui revient à négliger les droits économiques, sociaux et culturels», a-t-il regretté. «La diversité culturelle est menacée, déclare-t-il,  ce qui a des conséquences pour le tiers-monde, en particulier compte tenu du fait que certains refusent encore de tirer les enseignements de l'histoire et continuent de vouloir homogénéiser leurs société. En conséquence, soutient-il, «la Commission devrait donc s'efforcer de trouver les moyens d'évaluer les mesures législatives et les politiques sociales qui permettraient de préserver et de favoriser la diversité culturelle mondiale». C’est aussi le point de vue que partage le ministre des Droits de l'homme du Brésil, M. Nilmario Miranda, lorsqu’il déclare que «la mondialisation économique doit s'accompagner de la mondialisation effective des droits». [55] (Disponible en français et en anglais)

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"Le dialogue des cultures et la promotion de la diversité culturelle pour répondre aux grands problèmes de notre temps"

M. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication de France, le 7 avril 2004 - 2004/04/07

Lors de sa communication en Conseil des ministres où il présentait le Mémorandum de la France sur la coopération culturelle européenne, M. de Vabres a souligné que «la culture a plus que jamais un rôle à jouer pour renforcer la cohésion de la société» et, qu’à cette fin, l’une des missions de son ministère est de «contribuer à ce que chacun se sente reconnu, à ce que les Français soient assurés de garder leur spécificité culturelle devant les dangers d'une mondialisation désordonnée». Il a notamment déclaré être convaincu du rôle que peut et doit jouer la culture pour répondre aux grands problèmes de notre temps. Dans ce contexte, affirme-t-il, «notre mission première doit être de porter la volonté de faire en sorte que les valeurs de liberté, de respect de l'autre et de pluralisme soient déclinées dans le dialogue des cultures et la promotion de la diversité culturelle». Et, dans cette perspective, la France doit faire en sorte que "l’Europe soit un moyen de mieux maîtriser une mondialisation désordonnée" car, soutient-il, «la valeur suprême de l'Europe, c'est le respect de la diversité et le pluralisme. Et l'objectif du gouvernement (…) est que ceci s'applique en tout premier lieu à la culture». M. de Vabres a en outre explicité le contexte qui justifie l’adoption de ce mémorandum. Il a également étayé en quoi il consiste, en mettant en lumière les priorités qui le sous-tendent, au nombre desquelles la promotion de la diversité culturelle en Europe et dans le monde. [55] (Disponible en français)

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Publications et études

Diversité culturelle : synthèse des travaux préliminaires et des réunions d'experts de catégorie VI et perspectives

UNESCO, Conseil Exécutif – 169 EX/40 - Paris, le 7 avril 2004-2004/04/07

Ce rapport d'étape concernant la préparation d'un avant-projet de Convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques, qui s’intitule désormais : Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, est soumis au Conseil exécutif par le Directeur général de l’UNESCO à sa 169e session, afin de fournir des informations sur toute question portant sur la procédure et le calendrier futur des travaux qui devront aboutir à l’adoption de la Convention lors de la Conférence générale de l’UNESCO de 2005. Sur ce point inscrit à l’ordre du jour de la 169e session du Conseil exécutif, le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, rappelle que, conformément à la résolution 32 C/34 adoptée par consensus, «la Conférence générale a décidé que l'approche à retenir pour traiter de la question de la diversité culturelle dans une convention internationale devrait être celle qui concerne la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques». Il conclut en outre que «la meilleure façon de procéder pour parvenir à l'élaboration d'un instrument normatif sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques serait de poursuivre l'effort de réflexion engagé lors de la première réunion d'experts de catégorie VI tenue en décembre 2003». Le document comprend en outre un annexe qui porte sur des propositions concernant la décision à prendre par le Conseil exécutif quant aux invitations à des réunions d'experts gouvernementaux de catégorie II relatives à un avant-projet de convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques. [55] (Disponible en français, anglais, espagnol)

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Mémorandum de la France sur la Coopération culturelle européenne : Seize propositions pour une nouvelle ambition

République française, ministère de la Culture et de la Communication, février 2004 - 2004/02

 À travers ce Mémorandum, adressé à la présidence irlandaise de l’Union européenne, au Parlement européen, à la Commission et aux États membres de l’UE, la France trace "une nouvelle ambition culturelle pour l’Europe" à l’heure de l’élargissement, en s’appuyant sur le projet de Constitution européenne qui précise que «l’Union respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique, et veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen». Cette déclaration, souligne le Mémorandum, est assortie de conséquences concrètes. Ainsi, par exemple, les actions d’appui, principalement les programmes culturels, seront adoptées à la majorité qualifiée, de même que le programme MEDIA; l’intégration de la charte des droits fondamentaux dans le Traité donnera une valeur constitutionnelle à la notion de pluralisme des médias, qu’il s’agisse de la presse écrite, de la radio ou de la télévision; enfin et surtout, «en maintenant l’unanimité pour la négociation et la conclusion d’accords commerciaux en matière de services culturels et audiovisuels, lorsque ceux-ci risquent de porter atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l’Union, le projet de Constitution offre la garantie aux États membres que l’Union sera en mesure de défendre la conception la plus ambitieuse de la diversité culturelle». C’est là un acquis essentiel pour la culture en Europe, reconnaît le Mémorandum. Cependant, il convient qu’il faut aller plus loin pour donner à la politique culturelle européenne une priorité nouvelle dans la mesure où «jusqu’à présent, ni l’Europe ni le système international n’ont placé la culture au centre de leurs préoccupations». L’objectif de la France est donc de convaincre ses partenaires européens, en particulier les nouveaux membres, que «plus que jamais l'Europe doit renforcer son action dans le domaine de la culture, qu'elle doit non pas seulement défendre la diversité culturelle sur son territoire mais aussi la promouvoir dans le monde par des actions positives».

Pour ce faire, le Mémorandum propose 5 priorités politiques pour l’Europe, qui se déclinent en 16 propositions concrètes : 1) promouvoir la diversité culturelle en Europe et dans le monde à travers deux objectifs multilatéraux : empêcher la libéralisation des services audiovisuels dans les accords commerciaux de l'Union européenne, en particulier à l'OMC; doubler cette bataille commerciale d'un combat à l'UNESCO, pour obtenir l'adoption d'un instrument juridique contraignant reconnaissant la spécificité des biens et services culturels; 2) garantir les spécificités et le volume du financement du secteur culturel, à la fois par des crédits européens et en légitimant les aides nationales; 3) favoriser le développement des industries culturelles notamment en appliquant au disque la TVA au taux réduit et en protégeant la propriété intellectuelle et artistique contre la piraterie; 4) renforcer l'ambition européenne dans le domaine audiovisuel, en consolidant la Directive Télévision sans frontière et le programme MEDIA+ et aussi en lançant de nouvelles initiatives en faveur du cinéma hors des frontières de l'Europe; 5) favoriser les échanges culturels en Europe afin de contribuer à la vitalité de la création et à la formation d'une conscience européenne : mobilité des artistes; circulation des œuvres; création d'un label européen du patrimoine. [55] (Disponible en français, anglais, allemand)

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Autres actualités d'intérêt

Diversité culturelle: Synthèse des travaux préliminaires et des réunions d'experts de catégorie VI et perspectives

La diversité culturelle, la bioéthique et l'action en faveur de "l'Éducation pour tous" font partie des travaux de la 169e session du Conseil exécutif de l’UNESCO qui se réunit du 14 au 29 avril 2004 à Paris. Partant du postulat que : «dans un univers toujours plus marqué par la mondialisation, il est absolument indispensable de préserver la diversité culturelle et de protéger le patrimoine culturel mondial», le Conseil exécutif, sous la présidence de l’ambassadeur, M. Hans-Heinrich Wrede, représentant permanent de la République fédérale d’Allemagne à l’UNESCO, se penchera notamment sur les résultats des travaux des experts réunis pour élaborer une convention sur la diversité culturelle, dans le cadre du point 3.7.2 de l’ordre du jour intitulé : "Diversité culturelle: Synthèse des travaux préliminaires et des réunions d'experts de catégorie VI et perspectives". Le Conseil exécutif, qui se réunit deux fois par an, est responsable de l'exécution du programme adopté par la Conférence générale de l’UNESCO et dont le Secrétariat, placé sous la direction du directeur général, M. Koïchiro Matsuura, est chargé de la mise en œuvre. Il rassemble en outre 58 des 190 États membres de l’UNESCO.

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1er Forum européen de la culture

L’Institut trinational Pierre Werner (IPW) invite les 24 et 25 mai 2004 au "1er Forum européen de la culture" sous le thème : "Vivre la diversité culturelle". Ce forum qui se tiendra dans la ville de Luxembourg mettra l’accent sur la réalité de la diversité culturelle et s’adressera à des participants «ayant fait l’expérience de la diversité culturelle par le biais d’une double culture, d’un travail dans un autre milieu culturel ou d’une réflexion sur un plan plus conceptuel» et, qui «ouvriront le dialogue des cultures et permettront de dégager les nœuds de la problématique de l’échange multiculturel grâce à leurs témoignages». Des ateliers et des tables rondes s’organiseront autour de thèmes ayant trait aux multiples aspects de la diversité culturelle tant sur le plan des institutions que de l’éducation, de la langue, du langage et de l’expression artistique : "Droits de l’Homme et diversité culturelle"; "L’engagement de l’UNESCO pour une convention sur la diversité culturelle "; "Le rôle des médias dans la diffusion de la diversité culturelle "; "Le monde de l’économie et la diversité culturelle". Le Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, prononcera un discours sur la diversité culturelle et la ministre de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et présidente de l’Institut Pierre Werner (IPW), Mme Erna Hennicot-Schoepges, clôturera les travaux du Forum. Créé par le ministère de la Culture du Grand-Duché de Luxembourg, le Centre culturel français et le Goethe-Institut, l’IPW a pour but de «créer une dynamique dans la réflexion, les échanges culturels, la recherche et le soutien à la création en Europe»

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Parlementaires belges et marocains pour la diversité culturelle

Réunis à Rabat (Maroc) le 1er avril 2004 dans le cadre du Comité mixte de coopération interparlementaire entre la Chambre des Représentants du Maroc et le Parlement de la Communauté française de Belgique, les parlementaires belges et marocains ont plaidé pour la mise en place d'un cadre réglementaire international favorable à la promotion de la diversité culturelle. Organisé sous le thème : "Diversité culturelle et linguistique au Maroc et en Belgique", ce Comité a expliqué qu'un tel cadre réglementaire «est appelé à consacrer le droit légitime des États et gouvernements à maintenir, établir et développer les politiques de soutien à la diversité culturelle». De même, le Comité a en outre estimé «important que la diversité culturelle fasse l'objet d'une convention internationale le plus tôt possible dans le cadre de l'UNESCO».

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Diversité culturelle et promotion de la créativité

Un séminaire international regroupant des professionnels du secteur de l’artisanat, des experts et des représentants de l’UNESCO et des pays membres du groupe 5+5 s’est tenu le 19 mars 2004  à Tunis (Tunisie) sous le thème : "L’artisanat : diversité culturelle et promotion de la créativité".  Après avoir rappelé que les activités artisanales contribuent à l’essor des économies des pays en voie de développement, on a présenté quelques axes qui ont été adoptés pour favoriser un développement durable de l’artisanat en matière d’apprentissage et de formation, d’accompagnement et d’assistance à l’installation et enfin de promotion. En outre, des mesures susceptibles de «sauvegarder le caractère culturel et civilisationnel, qui constitue l’originalité et l’authenticité régionale», ont été avancées : amélioration des procédures d’accès des artisans au soutien du Fonds de promotion des exportations hors hydrocarbures; participation du secteur de l’artisanat aux manifestations internationales spécialisées dans l’artisanat traditionnel. Les pays membres du groupe 5+5 comprennent les pays du Maghreb arabe (Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Mauritanie) et ceux de la rive sud de la Méditerranée (France, Malte).

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