Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 4, no 14, mardi 13 avril 2004

La diversité culturelle, une richesse pour le monde

Cette édition du Bulletin des nouvelles sur la diversité culturelle est principalement consacrée à la Rencontre sur la diversité culturelle qu’organise du 16 au 17 avril 2004 à Québec, le ministère de la Culture et des Communications du Québec, en collaboration  avec la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), l'Agence intergouvernementale de la Francophonie et la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, dans le cadre du Salon international du livre de Québec.

Suivez en temps réel les derniers développements en cliquant sur le thème "La diversité culturelle en question".

DANS CE NUMÉRO :

Communiqués, discours, déclarations

Autres actualités d'intérêt



Communiqués, discours, déclarations

"Comme membre de la Francophonie, le Québec a à cœur de promouvoir les cultures des pays francophones"

Communiqué conjoint, ministère de la Culture et des Communications/ministère des Relations internationales du Québec, le 6 avril 2004 - 2004/04/06

Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, M. Mahamoudou Ouedraogo, et une délégation d'artistes burkinabè sont invités à prendre part à un programme d'activités culturelles présentées à l'occasion du festival Vues d'Afrique et du Salon international du livre de Québec. Dans ce communiqué conjoint, le gouvernement du Québec rend hommage à ce pays hôte du Xe Sommet de la Francophonie. Pour Mme Gagnon-Tremblay, vice-première ministre, ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, «ces rendez-vous avec la culture burkinabè illustrent bien la vivacité de notre coopération dans le domaine culturel et l'importance des actions de solidarité que nous menons avec le Burkina Faso». C’est pourquoi elle déclare que : «comme membre de la Francophonie, le Québec a à cœur de promouvoir les cultures des pays francophones». Mme Line Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications, souligne notamment que «les Journées du cinéma africain et créole, présentées par Vues d'Afrique, témoignent de la diversité culturelle qui fait la richesse de l'humanité». À cet égard, la ministre de la Culture et des Communications et son homologue burkinabè prendront part à la table ronde qu’elle a convoquée et dont les discussions porteront sur «les enjeux relatifs à la protection et à la promotion de la diversité culturelle dans le contexte des travaux amorcés à l'UNESCO pour définir une convention sur la protection des contenus culturels et des expressions artistiques». [54] (Disponible en français seulement)

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Deuxième réunion d’experts sur l’avant-projet de convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques

M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, le 30 mars 2004 - 2004/03/30

En ouvrant le 30 mars dernier les travaux de la deuxième réunion d’experts sur l’avant-projet de convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques, le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a rendu hommage aux experts qui ont participé à la première réunion de décembre 2003 en soulignant que la qualité de leurs travaux a été "unanimement saluée": «J’ai en effet souhaité distribuer le rapport de cette réunion à tous les États membres, ainsi qu’aux organisations concernées, notamment aux organisations intergouvernementales et non-gouvernementales et plus particulièrement à l’OMC, à l’OMPI et à la CNUCED, et je n’ai reçu à cet égard que félicitations et encouragements (…) Je crois que tout le monde a été agréablement surpris de constater que, dès cette première réunion, vous avez été capables, sur un sujet aussi complexe et sensible, de formuler des propositions et d’envisager des possibilités concrètes de coopération. Bref, vous avez fait preuve tout à la fois d’audace, d’imagination et de réalisme, toutes qualités qui sont requises pour relever un tel défi» a-t-il déclaré. En effet, depuis la réunion de décembre, les experts, sollicités par le Secrétariat, ont réfléchi à la rédaction du préambule ainsi qu’à des propositions de formulations d’articles sur cinq thèmes préalablement proposés : principes et objectifs de la convention; définitions et champ d’application; droits et obligations des États; mécanismes de coopération et d’assistance internationales; et mécanismes d’application. Cependant, reconnaît M. Matsuura, «il reste encore beaucoup à faire, en particulier sur les questions relatives aux deux premiers thèmes, à savoir les principes et objectifs, et les définitions et champ d’application. Et j’espère que vos débats à venir vont non seulement approfondir ces domaines, explorer toutes les possibilités, mais également permettre la formulation de propositions concrètes de rédaction qui puissent constituer le corps de ces parties dans le futur avant-projet de Convention». [54] (Disponible en français et en anglais)

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Autres actualités d'intérêt

La diversité culturelle, une richesse pour le monde

La ministre de la Culture et des Communications, Mme Line Beauchamp, vous invite à la Rencontre sur la diversité culturelle qui va se tenir à Québec les 16 et 17 avril 2004, au Salon international du livre de Québec. Cet événement ouvert à tous se déroulera autour d’une table ronde et de trois ateliers pour faire le point sur les enjeux de la diversité culturelle et sur la mobilisation internationale qu’elle a suscitée.
À cet effet, une invitation vous est réservée à l’adresse suivante.

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Créer comme personne d’autre !

Rencontre sur la diversité culturelle

Ce dépliant conçu pour souligner la Rencontre sur la diversité culturelle au Salon international du livre de Québec fournit des informations sur les activités qui s’y dérouleront les 16 et 17 avril 2004. Ainsi, dans le cadre de cette Rencontre, une table ronde permettra aux participants de faire le point sur les enjeux de la diversité culturelle et sur la mobilisation internationale qu’elle a suscitée. De même, trois ateliers donneront aux experts venus des quatre coins de la Francophonie l’occasion d’aborder plusieurs sujets dont notamment l’action des coalitions pour la diversité culturelle dans l'espace francophone, l’importance et la place de la culture dans l’économie et dans l’évolution des sociétés, et les mesures à prendre pour assurer aux industries culturelles des pays en développement la stabilité qui en fera des instruments de progrès social, économique et culturel.

Dans ce dépliant, Mme Line Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications du Québec, signe un texte dans lequel elle souligne l’enjeu majeur que la mondialisation des échanges constitue quant à la promotion de la diversité culturelle en ce qui concerne l’ensemble de la population. Elle rappelle notamment que cette Rencontre s’inscrit en appui aux démarches de l’UNESCO en vue d’élaborer une convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques.

Ce dépliant donne en outre le programme détaillé de la Rencontre, de même que les noms et titres des différents conférenciers et participants.

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Créer comme personne d’autre !

La diversité culturelle, une richesse pour le monde!

La Déclaration universelle sur la diversité culturelle de l’UNESCO, adoptée en novembre 2001, affirme que la diversité culturelle est une richesse pour le monde:  «Source d’échanges, d’innovation et de créativité, la diversité culturelle est, pour le genre humain, aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant». Ce document Créer comme personne d’autre!, qui s’adresse au grand public, vise à lui offrir des repères pour comprendre les enjeux relatifs à la protection et à la promotion de la diversité culturelle dans le contexte de la mondialisation, de la libéralisation des échanges commerciaux et des travaux amorcés à l’UNESCO. En outre, il met également en lumière l’engagement du Québec en faveur de la diversité culturelle, les prises de position des gouvernements et des organisations internationales ainsi que la mobilisation mondiale pour la défense et la promotion de la diversité culturelle.

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Accord de libre-échange entre les États-Unis et le Maroc : "les termes du débats"

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération du Maroc ainsi que le Bureau du Représentant américain pour le commerce extérieur (USTR) viennent de rendre public le texte de l’Accord de libre-échange finalisé récemment par les deux pays. La rubrique portant sur les exceptions formulées par le Maroc dispose que : «le Maroc se réserve le droit d’adopter ou maintenir toute mesure qui accorde un traitement différencié à des pays en vertu de tout accord international bilatéral ou multilatéral existant ou futur, en ce qui concerne les activités culturelles». De plus, «le Maroc fournit des subventions en soutien aux activités culturelles». Ces subventions, souligne-t-on, ne sont pas assujetties à cet Accord. En outre, selon les termes de l’Accord, "les activités culturelles" signifient : « a) la publication, distribution, ou vente de livres, magazines, publications périodiques, ou journaux imprimés ou électroniques, à l’exclusion de l’impression et la composition de tout ce qui est mentionné ci dessus; b) la production, distribution, vente, ou affichage des enregistrements de films ou vidéos; c) la production, distribution, vente, ou affichage des enregistrements de musique en format audio ou vidéo ou; d) la production, distribution, ou vente de participation de musique imprimée ou lisible sur appareil de lecture ou; e) la diffusion radiophonique pour le grand public, y compris toutes les activités de radio, télévision et télévision par câbles, des services de programmation par satellite et des services de réseaux de diffusion».

Dans une édition récente du Bulletin des Coalitions pour la diversité culturelle, les membresexprimaient notamment leur inquiétude en ces termes : «Si l’on fait abstraction des déclarations du gouvernement, la nature exacte des politiques qui seront permises dans le cadre de l’accord reste incertaine en l’absence d’un texte officiel – par exemple, si les mesures seront limitées aux subventions, ou si des quotas de contenu national seront autorisés – et jusqu’où les mesures pourront s’appliquer. Il y a aussi la question de savoir si les subventions pourront être réservées à du contenu culturel produit par des entreprises marocaines, par opposition aux multinationales».  À cet égard, souligne le Bulletin, «une fiche d’information publiée par le représentant américain pour le Commerce extérieur mentionne que le Maroc accordera un accès au marché substantiel pour le régime des services, à peu d’exceptions près, précisant que l’audiovisuel était au nombre des secteurs de services clés couverts par l’accord». De plus, l’accord de libre-échange utiliserait l’approche dite de "liste négative", ce qui signifie «tous les secteurs sont couverts à moins d’en être explicitement exclus».

Par ailleurs, un observateur souligne que les enjeux économiques d’un tel accord sont importants pour les deux partenaires : il permet au Maroc de «diversifier ses marchés d’exportation et du coup de réduire sa dépendance commerciale vis-à-vis de l’Union européenne». Pour les Etats-Unis, ses entreprises «sont intéressées par un certain nombre de secteurs porteurs comme les technologies de l’information et de la communication, l’équipement médical ou les assurances et, en délocalisant certaines de leurs industries au Maroc ils pourraient mieux affronter la compétition avec l’Union européenne». [54] (Disponible en français, anglais, espagnol)

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