Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 5, no 10, lundi 18 avril 2005

Poursuivre la mobilisation en faveur de l'adoption de la Convention sur la diversité des expressions culturelles à l'UNESCO!

DANS CE NUMÉRO :

Communiqués, discours, déclarations

À l'agenda



Communiqués, discours, déclarations

Projet de Convention de l'UNESCO sur la diversité des expressions culturelles : « Garantir le droit des États à mettre en œuvre des politiques culturelles préservant la diversité de l'offre »

Ministère français des Affaires étrangères, le 11 avril 2005

Le 8 avril dernier, le ministre français des Affaires étrangères, M. Barnier, a reçu les représentants de l'ensemble des organisations professionnelles de la culture regroupées au sein de la Coalition française pour la diversité culturelle en vue de faire le point quelques semaines avant l'ouverture de la 3ème session de négociation sur l'avant projet de convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques qui se tiendra le 25 mai prochain à l'UNESCO. M. Barnier a notamment saisi cette occasion pour confirmer l'importance qu'il attache au processus en cours et à l'ambition forte que doit porter la future convention : « Celle-ci, déclare-t-il, doit affirmer de manière très claire la spécificité des biens et services culturels et garantir le droit des États à mettre en oeuvre des politiques culturelles préservant la diversité de l'offre. Pour cela, elle doit avoir une véritable légitimité dans l'ordre juridique international ». [05-10]

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Nouveau fonds d’aide à l'innovation télévisuelle : un engagement en faveur de la diversité culturelle

Renaud Donnedieu de Vabres, ministre français de la Culture et de la Communication, le 13 avril 2005

Dans cette édition du Figaro, Paule Gonzalès rapporte qu’à l'occasion de la 42e édition du marché international des programmes télévisuels (MIPTV), qui s’est tenue à Cannes jusqu'au 15 avril dernier, le ministre de la Culture et de la Communication, M. Renaud Donnedieu de Vabres, a tenu à compléter son dispositif d'aides à la production par la mise en place d’un fonds d'aide à l'innovation télévisuelle. Cette décision fait suite à l'annonce faite auparavant d'un crédit d'impôt en faveur de ce secteur et de la mise en place de fonds régionaux. Après « les dispositions fiscales et juridiques, voici donc venir l'aide à la créativité elle-même », déclare M. de Vabres. Selon le ministre, l’enjeu prioritaire est de « financer au mieux la production audiovisuelle, doper les contenus français et européens afin de leur donner la compétitivité indispensable pour affronter l'ère très concurrentielle du numérique (…). Ce dispositif qui existe déjà pour le cinéma est conçu pour éviter le piège de la standardisation et de l'uniformisation des programmes en un temps où le public n'a jamais autant eu besoin de diversité ».

De plus, en réaffirmant son attachement à la diversité culturelle et à la circulation des oeuvres, M. de Vabres répond dans le même temps à une polémique qui agite le monde de la production, et plus particulièrement celui du cinéma. L'assouplissement des conditions d'accès des capitaux extra-européens au compte de soutien au septième art divise en effet profondément la profession. Pour le ministre, un tel dispositif, s'il voit le jour, « n'aura jamais pour vocation d'organiser la déferlante de Hollywood dans notre pays, mais il doit permettre une production équilibrée et la préservation des emplois du secteur ». Le ministre estime notamment que le futur dispositif ne sera pas incompatible « avec la politique culturelle menée au niveau européen » et a peu de chance d'être battu en brèche par la Commission européenne. Il rappelle en effet que les 25 pays membres et leur ministre de la Culture ont signé « une charte en faveur de la diversité culturelle, laquelle est d'ailleurs inscrite dans la future Constitution européenne ». Cet engagement sera d'ailleurs défendu devant l'UNESCO au nom de toute l'Europe. Il constituerait la meilleure défense des systèmes d'aides mis en place dans chacun des États, souligne Mme Gonzalès. [05-10]

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À l'agenda

L’UNESCO et le SMSI : Multilinguisme pour la diversité culturelle et la participation de tous dans le cyberespace

UNESCO, le 12 avril 2005

L’UNESCO, en partenariat avec l'Académie Africaine des Langues (ACALAN), l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF), le gouvernement du Mali, ainsi que d'autres organisations internationales, organise une conférence sur le Multilinguisme pour la diversité culturelle et la participation de tous dans le cyberespace qui se tiendra à Bamako, au Mali, les 6 et 7 mai 2005. Cet événement constitue l'une des réunions thématiques de l’UNESCO dans le cadre de la préparation de la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui se tiendra à Tunis, en Tunisie, du 16 au 18 novembre 2005 (la première phase ayant eu lieu à Genève du 10 au 12 décembre 2003). Par conséquent, cette conférence thématique de Bamako reposera sur la reconnaissance par le SMSI de l'importance de la diversité culturelle et linguistique dans le monde numérique et soulignera l'importance capitale d’écarter les obstacles à l'accès et la participation de tous dans l'Internet.

L'UNESCO encourage la construction des sociétés du savoir plurielles et inclusives. À cet égard, elle soutient que la capacité des peuples à participer au monde numérique dépendra de plus en plus des solutions multilingues mises à leur disposition. Dans cette perspective, la conférence thématique de Bamako fera appel à l'expertise des gouvernements, des organisations internationales, régionales et nationales, des communautés professionnelles, scientifiques et universitaires, ainsi que des organisations non gouvernementales, du secteur privé et d'autres acteurs. Les discussions porteront sur le multilinguisme selon deux orientations : les politiques et les normes devant être mises en place pour garantir une société du savoir inclusive; et les pratiques mondiales qui serviront à la construction d'un cyberespace multilingue. Les résultats de cette conférence de Bamako seront diffusés lors des forums internationaux et rendus accessibles aux participants de la deuxième phase du SMSI à Tunis sous la forme d’un rapport comprenant les recommandations relatives à la mise en œuvre des activités dans le domaine de la diversité linguistique dans le cyberespace, comme préconisé dans le Plan d'action du SMSI.

La Conférence générale de l’UNESCO à sa 32ième session, en octobre 2003, avait déjà adopté une Recommandation sur la promotion et l'usage du multilinguisme et l'accès universel au cyberespace . Par ailleurs, dans le processus préparatoire du SMSI, la Commission française pour l’UNESCO a publié un glossaire critique sur la manière de définir la « société de l’information ». [05-10]

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Francophonie : devenir un « agent actif » du combat en faveur de la diversité culturelle dans le monde

Le Matin du Sahara et du Maghreb , édition du 14 avril 2005

Comment partir du plus petit dénominateur commun pour devenir un « agent actif » du combat en faveur de la diversité culturelle dans le monde? Comme le rapporte cette édition du quotidien marocain Le Matin, alors qu'une grande réflexion est engagée dans le cadre de l'UNESCO pour élaborer une convention sur la diversité culturelle, la Francophonie veut plus que jamais participer au combat contre l'uniformisation. Mais aussi apporter une contribution à des débats plus politiques comme celui qui concerne la laïcité en France. Ainsi, souligne-t-elle, les membres du nouveau Haut Conseil de la Francophonie ont, dès leur première session, décidé d'aborder le thème de la diversité culturelle en allant dans le vif du sujet.

Selon Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de communication politique, qui a fait la synthèse des travaux du Haut Conseil, à l'heure de la mondialisation, la Francophonie a tout intérêt à devenir une communauté «de contacts et pas simplement d'identités». Ce message sur un sujet qui «détermine le sens profond de nos valeurs en Francophonie», a été entendu car desormais on s'engage à «étudier les modalités de mise en œuvre de la diversité culturelle sous l'angle du rapport avec les cultures, les religions et la laïcité en Francophonie et dans d'autres pays que la France». Dans cette optique, souligne-t-il, certains chantiers sont prioritaires. Ceux de la promotion des industries culturelles et de la circulation des artistes, des étudiants et des chercheurs notamment : « L'émergence d'industries culturelles au Sud est à la fois nécessaire pour préserver les identités et éviter l'uniformisation par une culture dominante, mais elle est aussi une source de revenus et un facteur de développement. Quant à la possibilité de circuler, elle est intimement liée à la problématique de la diversité culturelle car sans voyage, pas de contacts et pas d'échanges ». [05-10]

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Paris finally opens door to American filmmakers

The Independent, 12 April 2005

John Lichfield, qui signe cet article dans le journal londonien The Independent, rapporte que dans la tourmente qui s'est emparée de l'industrie cinématographique française, le ministre de la Culture, M. Renaud Donnedieu de Vabres, a tranché : « Les films financés par de l'argent américain pourront recevoir des subventions de l'État français dans la mesure où ils sont réalisés en français et en partie en France ». Il relève l'effort du ministre pour « démêler les bobines de la fierté nationale de celles des jalousies d'ordre commercial et de celles de la peur de la domination d'Hollywood ». The Independent indique que la décision du ministre a divisé l'industrie cinématographique française en deux : « D'un côté, les réactions favorables des sociétés de production de taille moyenne et de nombreux techniciens ; de l'autre, celles, furieuses, des plus grandes sociétés, mais aussi des petites, des indépendantes et des syndicats de gauche ». Le journal relève notamment que la controverse est symptomatique d'un système de subventions, allouées par le Centre national de la cinématographie à partir d'une taxe financée par les entrées dans les salles de cinéma et par les chaînes de télévision françaises, qui vise à protéger la création cinématographique et la fameuse « exception culturelle » françaises face aux géants hollywoodiens : « Derrière la querelle se cache la difficulté de mettre en œuvre un système de subventions nationales dans une industrie qui s'internationalise de plus en plus », commente le journal, bien qu’il reconnaisse que « malgré ses anomalies, le système de subventions du film français fonctionne bien dans l'ensemble et il est envié par les autres pays européens ».

Dans son édition du 15 avril, Le Figaro économie revient sur ce sujet dans un article évocateur que signe Paule Gonzalès : CINÉMA : Polémique autour du projet d'ouverture des aides publiques aux producteurs américains . Selon elle, l'annonce d'un décret pouvant ouvrir aux capitaux extra-européens les aides à la production de films en France crée la confusion parmi les professionnels du cinéma. Sont maintenant en cause la réforme des aides au cinéma, celle du compte de soutien et donc la manière dont, demain, seront financées les oeuvres sous le strict contrôle de la Commission européenne. Pour les partisans de la réforme, le décret prévu pour juin est l'occasion de montrer à tous ceux qui dénoncent le protectionnisme français que la diversité culturelle n'est pas un ghetto, mais simplement la possibilité pour un pays de produire ses propres films et de déterminer comme il l'entend sa politique culturelle. C'est aussi une remise à niveau juridique puisque les aides à la distribution et à l'exploitation sont déjà ouvertes aux capitaux extra-européens. Pour les opposants au nouveau texte, le risque est réel de faciliter la domination des majors qui privilégieront les films à gros budget, entraînant dans leur sillage des télévisions souvent davantage enclines à financer les films promettant le succès en prime time que le septième art indépendant. Les plus critiques craignent aussi que la France cède, sans aucune contrepartie, aux opposants de la diversité culturelle, à commencer par les Américains. À cet égard, elle rapporte les propos de Pierre Jolivet, président de l'Association des réalisateurs producteurs (ARP), qui explique pourquoi l'ouverture du compte de soutien aux pays extra-européens «n'est pas une remise en question de la diversité culturelle» pour laquelle son syndicat dit s'être toujours battu, mais un «éclaircissement nécessaire de la réglementation du secteur du cinéma».

Cet article fait notamment suite à l’entretien que le ministre français de la Culture avait accordé auparavant au journal Le Monde où il affirmait que « l'ouverture du compte de soutien, grâce aux mécanismes de filtres, permettra d'aider la création française». Selon le ministre, l'ouverture du compte de soutien n’entre pas dans la négociation avec les États-Unis, dans le cadre desnégociations sur la diversité culturelle à l'UNESCO : « Mon seul objectif, soutient-il, est de créer de l'emploi culturel en France et d'éviter les délocalisations de tournages dont profitent certains qui aimeraient que je ferme les yeux sur ces pratiques. Mon but est d'éviter toute culture dominante. Il est frappant que 85 % des ventes de tickets de cinéma dans le monde se fassent au profit d'Hollywood ». Par ailleurs, il déclare qu’il n’a « aucune leçon à recevoir sur le sujet de l'exception culturelle » : « J'organise deux journées dédiées à l'Europe de la culture les 2 et 3 mai avec 500 personnalités, dont beaucoup issues des pays membres, pour réaffirmer que la culture n'est pas une marchandise comme les autres. C'est moi encore qui ne cesse de défendre le système d'aides français au cinéma à Bruxelles ». [05-10]

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"American corner" : Promotion de la culture américaine au Sénégal

Le Quotidien, édition du 16 avril 2005

Ce journal sénégalais d'informations générales rapporte que les États-Unis d’Amérique ont choisi la ville de Ziguinchor pour abriter le premier "American corner" du Sénégal. M. Richard Allan Roth, l’ambassadeur des États-Unis au Sénégal, qui a inauguré cette infrastructure, explique qu’un "American corner" est un endroit où les gens peuvent approfondir leurs connaissances sur la société et la culture américaines. «C’est un centre de documentation et un lieu de rencontres». Cet "American corner" propose un large éventail de livres et de périodiques en anglais, en français et en arabe sur des sujets variés allant de l’enseignement et de l’apprentissage de la langue anglaise à la littérature et la fiction, en passant par les affaires, la politique et les sciences économiques, et des livres pour enfant. L’ambassadeur indique notamment que l e personnel de l’"American corner"  organisera des programmes qui tissent des liens entre des universitaires, des spécialistes, des fonctionnaires, des journalistes et des étudiants sénégalais et américain : Au programme d’activités, des évènements publics, tels que des films américains des projections vidéo et des expositions ainsi que des clubs de discussions sur des livres et des films.

Selon le diplomate américain, «c’est aussi une façon pour son pays de montrer la foi et la confiance qu’il a dans cette région (…). Nous croyons que le dialogue est l’un des éléments clés pour nourrir et soutenir la paix et nous espérons que cet "American corner"  sera l’espace et les ressources nécessaires pour aider les gens à se parler, se comprendre, s’entendre et finalement aboutir à une paix durable et compréhensible». Pour leur part, les autorités politiques et administratives de la région ont magnifié le choix porté sur leur région par les Américains pour abriter le premier espace de dialogues, d’échanges, d’ouverture vers le monde et de communication. Pour le gouverneur Mame Biram Sarr : «Nous espérons que cet outil au service des populations permettra des échanges entre nos peuples, la meilleure connaissance de l’autre dans le respect de la diversité culturelle ».

Par ailleurs, c’est toujours au Sénégal qu’une délégation américaine, conduite par le sous-secrétaire adjoint pour les Affaires africaines, Constance Newman, a rencontré le 7 avril dernier, à Dakar, le Comité national d'organisation du prochain Forum de l'AGOA, présidé par le ministre des Affaires Étrangères du Sénégal, Cheikh Tidiane Gadio, dans le but de faire, avec le gouvernement du Sénégal, le point sur l'état des préparatifs du Forum de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques de l'Afrique (AGOA - African growth and opportunity act) qu'abritera le Sénégal, du 18 au 20 juillet 2005. Dakar attend, pour cette rencontre, plus de 1500 participants représentant les gouvernements, le secteur privé et la société civile aussi bien des États-Unis que des 37 pays africains éligibles à l'AGOA, ainsi que 900 entreprises américaines, sénégalaises et africaines. Elle sera co-organisée par le Whitaker Group et le Corporate council on Africa du côté américain, par l'African business roundtable et le Nepad business group, du côté africain et, entre autres, par l'Apix, l'Union nationale des chambres de commerce, le Cnp et la Cnes, du côté sénégalais. Le thème retenu pour cette sous-session est « Le marché américain et l'avenir économique de l'Afrique : Tirer profit des nouvelles opportunités et construire de nouveaux partenariats ».

De l'avis de Robert P. Jackson, premier conseiller de l'ambassade des États-Unis à Dakar, ce forum est « très important pour l'Afrique et les États-Unis, car depuis la signature de la Loi, il y a eu, ces quatre dernières années, un accroissement des exportations de près 80 % ». En effet, c’est le 24 juin 2004 que les sénateurs américains ont voté à l'unanimité le projet de loi portant «African growth and opportunity act» et son extension jusqu'en 2015. À cet égard, Edward Royce, président de la sous-commission sur l'Afrique de la Chambre des représentants avait affirmé « qu'à sa connaissance», l'AGOA était le programme de développement le plus performant que les États-Unis aient mené en faveur de l'Afrique. [05-10]

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Maroc : la liberté de la communication au service de la diversité culturelle

Gouvernement du Maroc, le 15 avril 2005

Dans un entretien M. Mohamed Nabil Benabdellah, ministre marocain de la Communication, relève que la réforme du paysage audiovisuel national « est passé du statut d'ambition à celui de projet concret », rappelant à cet égard la publication en 2002 du Dahir instituant la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) et l'abrogation par le Parlement du monopole dévolu à l'État en la matière. Il soutient notamment que la Loi sur la communication audiovisuelle, votée à l'unanimité en novembre 2004 par les deux chambres du Parlement, permet au Maroc de se doter d'un système de communication « mobilisateur » pouvant accompagner le projet de modernité, de démocratie et de progrès choisi par l'ensemble des composantes de la société marocaine. Pour conforter cette réforme, précise-t-il, ladite loi vient consacrer le principe de la liberté de la communication au service de la diversité culturelle. De plus, il fait remarquer que des mesures ont été prises dans l'optique de la mise à niveau des médias du secteur public pour les préparer à relever le défi de la compétitivité qu'implique l'ouverture à la concurrence du paysage audiovisuel national.

Le ministre souligne également que le texte ouvre des « perspectives encourageantes » d'installation et d'exploitation de réseaux de communication audiovisuelle aux opérateurs privés et définit le régime juridique applicable aussi bien aux conditions de création et d'exploitation des sociétés privées de communication audiovisuelle que les règles relatives à l'attribution et au retrait des licences et des autorisations : « Fruit d'une large concertation et d'un débat entre les pouvoirs publics, les professionnels et les représentants de la société civile, ce texte fondateur découle de la volonté d'une libéralisation régulée et harmonieuse, tenant compte des exigences de la modernisation et de l'ouverture de l'espace audiovisuel national et de la nécessaire contribution de ce secteur à l'affermissement des valeurs et de la culture nationales ». [05-10]

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