Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 6, no 31, lundi 18 septembre 2006

Convention sur la diversité des expressions culturelles : La mobilisation en vue de sa ratification par les États membres gagne du terrain!

Suivi de la ratification de la Convention de l'UNESCO
 11.Madagascar
11/09/06
10. Bélarus
06/09/06
9.Togo
05/09/06
8.Croatie
31/08/06
7. Djibouti
09/08/06
6.Bolivie
04/08/06
5. Monaco
31/07/06
4.Roumanie
20/07/06
3.Mexique
05/07/06
2.Maurice
29/03/06
1. Canada
23/11/05

 

 Pourquoi les États doivent-ils ratifier la Convention de l'UNESCO?

 Galeries de photos

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

À l'agenda



Suivi de la Convention

Pourquoi les États doivent-ils ratifier cette Convention?

La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles entrera en vigueur trois mois après la date du dépôt du trentième instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, mais uniquement à l'égard des États ou des organisations d'intégration économique régionale qui auront déposé leurs instruments respectifs de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion à cette date ou antérieurement.

À ce jour, Madagascar est le 11e pays à avoir ratifié et déposé officiellement ses instruments de ratification auprès du Directeur général de l'UNESCO, le 11 septembre, après la Croatie (31 août), le Togo (5 septembre) et le Bélarus (6 septembre). Ceux-ci viennent ainsi s'ajouter au Canada, Maurice, Mexique, Roumanie, Monaco, Bolivie et Djibouti, qui font déjà Parties à la Convention (Source: UNESCO).

Sur la base des informations à notre disposition, sept (7) autres pays ont déjà mené à terme leurs processus de ratification selon leur droit national et sont sur le point de déposer officiellement leur instrument de ratification à l’UNESCO : le Pérou, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Cambodge, la Finlande, la France et l'Autriche.

Par ailleurs, des processus de ratification sont en cours dans plusieurs autres pays, tels que la Belgique, la Moldavie, la République populaire du Congo, la Norvège, l'Espagne, le Brésil, le Chili, Madagascar, entre autres (source: Coalitions en mouvement )

Comme nous le soulignions dans la dernière édition de notre Bulletin, la distinction entre la ratification de la Convention et le dépôt effectif des instruments de ratification s'avère cruciale: un État membre n’est considéré comme Partie à la Convention que lorsqu’il a ratifié et déposé ses instruments de ratification auprès du Directeur général de l’UNESCO à Paris. De plus, les États membres de l'UNESCO ont également avantage à ratifier rapidement, pour être au nombre des participants à la première Conférence des Parties. C'est cette dernière qui élira le Comité intergouvernemental initial de 18 membres chargé d’élaborer les mécanismes opérationnels de la Convention. Les membres du Comité intergouvernemental auront donc un rôle majeur à jouer dans l’orientation donnée à la nouvelle Convention.

D'où l'importance de poursuivre la campagne de mobilisation en vue de promouvoir la ratification de la Convention auprès des États membres de l'UNESCO afin d'atteindre rapidement le seuil des 30 ratifications d'ici juin 2007. Si cet objectif est atteint, la Convention entrera en vigueur lors de la première Conférence des Parties qui devrait se tenir au même moment que la 34e Conférence générale de l’UNESCO en octobre 2007.

"Pourquoi les États doivent-ils ratifier cette Convention?" Pour le savoir, consulter notre Bulletin du 16 janvier 2006

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Les jeunes et les contenus médiatiques préjudiciables à l’ère du numérique

Les expressions telles que "contenus médiatiques préjudiciables" ou "le danger et la violence dans les contenus médiatiques", pour illustrer le phénomène de violence dans les médias, constituent le point de départ du rapport que vient de rendre public l’UNESCO, en collaboration avec International Clearinghouse on Children, Youth and Media, NORDICOM/Université de Göteborg. Ce rapport qui s'intitule "Regulation, Awareness, Empowerment. Young People and harmful Media Content in the Digital Age", donne une analyse très complète de ce sujet dans l’état actuel des connaissances et dégage les grandes tendances du domaine des contenus médiatiques violents et préjudiciables et de la protection des mineurs, de l’état des recherches sur les différentes mesures adoptées, tout en évoquant des cas concrets de documents et de projets dans de nombreuses régions du monde.

Le titre, "réglementation, sensibilisation, autonomisation", montre que dans toutes les discussions portant sur la protection des mineurs contre les contenus médiatiques et sur la diminution du volume de contenus médiatiques préjudiciables, il est impératif de traiter de maîtrise des médias et de l’information. À cet égard, le rapport s'appuie notamment sur une analyse des initiatives engagées afin de favoriser une meilleure maîtrise des médias et de l’information. Cette analyse qui englobe un inventaire de bonnes pratiques, d’activités et d’approches novatrices, offre en outre un certain nombre de réflexions prospectives sur les mesures de protection et la maîtrise des médias et de l’information.

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Les industries culturelles au Pérou – 2006/05

La Gazette culturelle publiée par l'Institut national péruvien de la Culture (Instituto Nacional de Cultura) consacre une édition spéciale aux industries culturelles du pays (Gaceta Cultural Nº 19). En effet, cette édition contient des interviews de représentants d'un grand nombre de secteurs dont l'édition et les industries cinématographique et musicale. Ces personnalités répondent à des questions identiques sur la situation de leur secteur, leurs principales difficultés, leur niveau professionnel et les conditions nécessaires à l'amélioration de leur compétitivité. En outre, il y est évoqué la nécessité de créer un observatoire culturel péruvien sur le modèle de l'Observatoire des industries culturelles de Buenos Aires.

Sources (disponible en espagnol uniquement)

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Les industries culturelles en Afrique de l'Ouest : Les experts évaluent les avantages et les inconvénients du secteur – 2006/09/14

Un séminaire sous-régional sur Les industries culturelles en Afrique de l’Ouest : réalités et défis, s'est tenu le 14 septembre dernier à Dakar, au Sénégal. Ce séminaire organisé par la Commission sénégalaise pour l’UNESCO, auquel participaient des représentants du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Togo, ainsi que des experts nationaux et des universitaires, s'inscrivait dans le cadre de la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles pour laquelle la communauté internationale se mobilise en vue de sa ratification rapide. L’objectif du séminaire est de faire l’état des lieux des industries culturelles en Afrique de l’Ouest, et d'en évaluer chaque secteur ; sensibiliser les décideurs sur le rôle des industries culturelles dans la sauvegarde de l’identité culturelle et leur rentabilité ; réfléchir sur une stratégie de renforcement des capacités de production endogène et sur une stratégie de développement de marchés locaux.

Partant du postulat que les industries culturelles constituent aujourd’hui le principal moyen de création et de circulation des produits culturels, de création d’emploi et de moyen de lutte contre la pauvreté, les organisateurs soulignent que ces produits culturels, jadis marginalisés en Afrique, ont acquis le statut de biens de première nécessité et font l’objet d’échanges considérables. De plus, ils font le constat suivant : « En Afrique de l’Ouest, les industries tenues dans les secteurs de la musique, du cinéma, de l’audiovisuel, du livre, etc., connaissent un dynamisme certain, mais sont confrontées à des obstacles et difficultés qui constituent des défis à relever. Parmi ceux-ci on note le problème de la piraterie, un régime douanier et fiscal et un environnement juridique peu favorables au développement des industries culturelles, les coûts de production élevés, entre autres ».

Pour ce faire, les participants recommandent "une bonne mise en place des industries culturelles". Celle-ci passe nécessairement par la définition du statut des artistes et créateurs, la création d'un environnement juridique favorable au droit du créateur et à la protection de leurs œuvres, la règlementation de la profession.

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Angola – IIIe Symposium sur la culture nationale: "Avec la Paix, on peut travailler pour le développement de la Culture" - 2006/09/11

Du 11 au 16 septembre, l'Angola tient, à Luanda, son IIIe Symposium sur la culture nationale. Ce symposium a pour objectifs de créer un forum de réflexion destiné à perfectionner les programmes d'actions culturelles ; de promouvoir la réflexion sur les trois décennies de la guerre, son impact et ses conséquences dans le patrimoine culturel matériel ; de créer les bases pour la constitution d'une banque de données du secteur culturel; de contribuer à la production et à la démocratisation de la culture.

À l'ouverture des travaux, le Président angolais, José Eduardo dos Santos, a déclaré qu' « avec la paix conquise, le pays est actuellement en condition de travailler avec grand dynamisme pour le développement de la Culture nationale ». Il a notamment souligné que la politique culturelle angolaise concerne tous les domaines de la vie culturelle du pays et propose des initiatives concrètes pour le développement de la création artistique et la préservation de la mémoire collective. De plus, elle concilie la culture traditionnelle avec le perfectionnement de l'accès à la modernité des nouveaux agents et créateurs de la culture dans divers domaines : musique, danse, littérature et tradition orale, théâtre, cinéma, arts plastiques et sculpture, folklore et artisanat, sites historiques et monuments, musées, archives, bibliothèques, palais de Culture.

Selon le Président angolais, le soutien que l'État doit apporter à la matérialisation de cette politique culturelles est fondamental, surtout en ce qui concerne la création des infrastructures culturelles, la formation des cadres, l'élaboration de la législation culturelle sur le mécénat, les droits de propriété intellectuelle, le registre international d'instruments musicaux traditionnels, le développement de la coopération et des échanges internationaux. Pour ce faire, a-t-il ajouté, il est nécessaire que l'on élabore un ensemble de décrets relatifs aux arts, au spectacle, au cinéma et à l'audiovisuel, qui établit le cadre normatif régulateur et les mesures de soutien de l'État au secteur et, qui « crée des conditions qui permettent l'accès des personnes aux nouvelles opportunités de jouissance culturelle et au pluralisme de la création culturelle ».

Par conséquent, le ministère angolais de la Culture exécutera le Programme d'actions culturelles destiné à dynamiser "l'associativisme culturel" ainsi que la vulgarisation des techniques au cours du quinquennat 2007-2012. Les priorités retenues vont aux projets dans les secteurs de production artistique, les établissements culturels, le registre des manifestations culturelles et les arts traditionnels, d'une part; à l'expansion de l'industrie de production musicale, l'encouragement à la lecture, le registre des écoles de l'artisanat, la production et la valorisation de l'art, d'autre part et, enfin, à l'éveil à la pratique artistique et culturelle; l'objectif étant d'engager toute la société angolaise dans la préservation, la valorisation et le développement des industries culturelles.

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À l'agenda

Colloque international - Industries de la culture : quels changements ? – 2006/09/25-27

Des spécialistes de la communication, des sociologues, économistes, juristes, politologues, philosophes et historiens se réuniront du 25 au 27 septembre prochain à la Maison des sciences de l'homme (MSH) à Paris Nord dans le cadre d'un Colloque international consacré aux mutations qui touchent ces "industries de la culture, de l'information et de la communication". Pour les organisateurs, elles sont reproductibles à l'identique, à la différence des arts plastiques ou des arts vivants, tout en étant radicalement éloignées de l'industrie au sens classique. Leur production nécessite un travail artistique ou intellectuel; elles sont aussi l'objet de changements profonds depuis une dizaine d'années. De plus la relation au produit a changé: « Avant, en achetant un album, on s'acquittait une fois pour toutes du droit de l'écouter. Aujourd'hui, la nouvelle tendance est de payer l'accès temporaire à une chanson ou à un film en ligne, dont les fichiers s'autodétruisent après “consommation” ».

À cet effet, les participants feront le tour de la question en abordant les stratégies industrielle et financière, la politique publique et les actions de régulation en jeu, puis l'évolution des contenus et celle des pratiques. Ce colloque permettra également de structurer des recherches encore émergentes.

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Rencontres interrégionales "Régions et diversité culturelle : une dynamique européenne et mondiale" (Lyon, 28-29 septembre 2006) - 2006/09/28-29

Les Rencontres interrégionales réuniront à Lyon, les 28 et 29 septembre prochain, près de 500 participants - artistes, professionnels de la culture, acteurs politiques et citoyens - provenant de diverses régions du monde pour réfléchir et échanger sur la question de l’existence et de la promotion de la diversité culturelle, dans le contexte actuel des mondialisations. Sous le thème Régions et diversité culturelle : une dynamique européenne et mondiale, ces rencontres permettront, au-delà de la réflexion, de définir de nouvelles stratégies de coopérations interrégionales par la culture.

• Pour information: diversiteculturelle@rhonealpes.fr
• Pour s'inscrire en ligne: www.rencontres-diversite-culturelle.org, code: RRA4DC
Site Web de l'événement

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