Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 6, no 2, lundi 23 janvier 2006

Convention sur la diversité des expressions culturelles : La phase de ratification par les États membres est engagée!

Cérémonie marquant l'approbation de la Convention de l'UNESCO par le gouvernement du Québec
Hôtel du Parlement - 10 novembre 2005

Intervention de M. Jean Charest, premier ministre du Québec

Intervention de M. Jean Charest, premier ministre du Québec



Cérémonie de ratification de la Convention de l'UNESCO sur la diversité des expressions culturelles par le Canada - 23 novembre 2005

Photo : Paul Ducharme

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles – Questions de mise en œuvre!

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques



Suivi de la Convention

Suivi de la ratification par les États membres de l'Unesco

Cette rubrique est consacrée au suivi de la ratification par les États membres de l'Unesco de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adoptée le 20 octobre 2005. Dans nos prochaines éditions, nous vous indiquerons au fur et à mesure, dès que possible, les États qui l'auront ratifiée ou qui auront pris l'engagement de le faire, vous permettant ainsi d'avoir un meilleur suivi de ce processus. Pour rappel, le Canada est, jusqu'ici, le seul État à avoir ratifié cette Convention

Vous désirez savoir "Pourquoi les États doivent-ils ratifier cette Convention?" Consulter notre Bulletin du 16 janvier 2006.

Haut de la page

Communiqués, discours, déclarations

Union européenne - La commission européenne invite à la ratification de la Convention UNESCO, 2005/12/21

La Commission européenne a adopté le 21 décembre dernier une proposition pour la ratification de la Convention de l'Unesco sur la diversité des expressions culturelles . S'en félicitant, la Coalition française pour la diversité culturelle et ses 51 organisations membres soulignent qu'il est « essentiel que les 25 États membres de l’Union européenne la ratifient au plus vite à l’instar du Canada qui a procédé à cette ratification le 23 novembre dernier.

L'Union européenne compte 25 États membres

Haut de la page

Organisation internationale de la francophonie (OIF) - résolution portant sur la ratification de la Convention, 2005/11/23

La 21e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF), qui s'est tenue à Madagascar les 22 et 23 novembre dernier, « recommande aux États et gouvernements membres de la Francophonie et de l’Unesco de mettre en œuvre le plus rapidement possible les procédures de ratification de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et d’en déposer les instruments auprès du Secrétariat de l'Unesco, sans tarder et, en tout état de cause, avant la tenue du prochain Sommet de la Francophonie » qui aura lieu à Bucarest, en Roumanie, en septembre 2006. Pour la CMF, cette ratification vise à « faire de ce texte, dans les plus brefs délais, le fondement d’un vaste espace juridique favorable au développement des identités et des industries culturelles ».

L'OIF compte 53 États et gouvernements membres, et 10 observateurs

Haut de la page

Union africaine (UA) - Déclaration de Nairobi sur la culture, 2005/12/14

Réunis à l’occasion de la première Session de la Conférence des ministres de la Culture de l’Union africaine, tenue les 13 et 14 décembre 2005 à Nairobi, au Kenya, les ministres de la Culture « exhortent les États membres, qui ne l’auraient pas encore fait, à ratifier la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’Unesco (…), afin de promouvoir  la diversité culturelle et le dialogue interculturel en tant que outils d’intégration et de développement ». De plus, ils « demandent au président de la Commission de l’Union africaine, en collaboration avec toutes les parties prenantes, y compris les Communautés économiques régionales, d’assurer le suivi de ces engagements ».

L'Union africaine (ancienne Organisation de l'Unité africaine) comprend 53 États membres

Haut de la page

Mercosur - Les présidents des pays membres et des États associés s'engagent à ratifier la Convention, 2005/12/09

Clôturant les travaux du 29e Sommet présidentiel des pays du Mercosur et des États associés, le 9 décembre dernier à Montevideo, en Uruguay, en présence des présidents Lula da Silva, du Brésil, Néstor Kirchner, de l’Argentine, Ricardo Lagos, du Chili, et Hugo Chavez, du Venezuela, les participants ont donné leur appui ferme à la Convention en déclarant: « Nous nous félicitons de l’adoption de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles à la 33e Conférence générale de l’Unesco, et nous engageons à procéder à sa ratification législative et à travailler conjointement à l’atteinte de ses objectifs, sur la base du principe que la culture, de par sa nature spécifique, n’est pas une simple marchandise ».

Le Mercosur ou Marché commun du Cône Sud réunit l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et maintenant le Venezuela, qui a amorcé le processus pour en devenir un membre de plein droit au Sommet de Montevideo. Les États associés sont la Bolivie, le Chili, le Pérou, la Colombie et l’Équateur.

Haut de la page

23e sommet France-Afrique - Les chefs d ’État et de gouvernement d ’Afrique et de France appellent à la ratification de la Convention, 2005/12/06

Réunis à Bamako, au Mali, du 3 au 4 décembre 2005, dans le cadre de la 23e Conférence des chefs d’État et de gouvernement d’Afrique et de France, les chefs d’État de 25 pays d’Afrique ainsi que le Président de la France, M. Jacques Chirac, se sont félicités de l'adoption de la Convention sur la diversité des expressions culturelles à la 33e Conférence générale de l'Unesco, le 20 octobre dernier, et ont plaidé « pour une ratification rapide (…) afin qu’elle entre en vigueur le plus tôt possible »

Le Sommet France-Afrique comprend 54 pays africains et la France

Haut de la page

Réseau international sur la politique culturelle (RIPC) - Les ministres soulignent la nécessité d'une ratification rapide , 2005/11/23

Les ministres de la culture de 19 pays rassemblés à Dakar, au Sénégal, du 20 au 23 novembre, pour la 8e Réunion ministérielle annuelle du Réseau international sur la Politique culturelle (RIPC), ont adopté à l'issue de leurs travaux une déclaration qui comporte un appel pressant aux pays pour qu’ils procèdent rapidement à la ratification de la Convention de l’Unesco.

Selon le communiqué final, « les ministres présents, les chefs de délégations et la représentante de l’Unesco ont souligné l’importante contribution du RIPC à l’adoption de la Convention internationale pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’Unesco, ainsi que la nécessité d’une entrée en vigueur et d’une mise en œuvre rapide. Ils sont revenus sur l’importance de la coopération internationale, et ont discuté des enjeux et des défis liés à la diversité culturelle sous l’angle de la cohésion sociale et du développement durable, ainsi que de l’interaction entre la culture et l’économie.

Le RIPC regroupe 68 pays membres. Il constitue une tribune internationale informelle où les ministres nationaux responsables de la culture peuvent explorer en commun les problématiques nouvelles en matière de politique culturelle et élaborer des stratégies pour promouvoir la diversité culturelle.

Haut de la page

France - Jacques Chirac souhaite que la Convention puisse entrer très vite en vigueur, 2006/01/17

Le Président de la République française, M. Jacques Chirac, souhaite que la Convention de l' Unesco sur la diversité des expressions culturelles « puisse entrer très vite en vigueur». Il souhaite notamment pouvoir lui-même « promulguer la loi de ratification dès le mois de mars et si possible pour la Journée de la Francophonie », le 20 mars prochain.

Il a fait cette déclaration au palais de l'Élysée où il recevait plus de 200 personnes membres du Haut conseil de la Francophonie ou participant au Festival francophone, intitulé "Francofffonies", qui se tiendra en France du 16 mars au 9 octobre 2006.

Haut de la page

Sénégal - Un projet de loi autorise le président de la République à ratifier convention, 2005/12/26

Le Quotidien de Dakar, dans son édition du 26 décembre 2005, rapporte que le Conseil des ministres du gouvernement sénégalais a adopté un projet de loi autorisant le Président de la République sénégalaise à ratifier la Convention de l'Unesco sur la diversité des expressions culturelles. Le président de l’Association des cinéastes sénégalais (Cineseas), M. Cheikh Ngaïdo Bâ, s’est félicité de l’adoption de ce projet de loi.

Haut de la page

Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles – Questions de mise en œuvre!

Dossier: « Le combat pour la diversité culturelle » , 2005/12/05

Le 5 décembre dernier s'est tenu à Lyon un colloque organisé dans le cadre des dix-huitièmes Entretiens du Centre Jacques Cartier sur le thème: "Le combat pour la diversité culturelle". Ce colloque dont la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mme Line Beauchamp, a procédé à l'ouverture, comprenait trois axes regroupant autant de thèmes sur lesquels sont intervenus de nombreux conférenciers provenant de milieux universitaire, culturel et économique du Québec, de France, des Amériques et d’Europe: Le combat pour la diversité culturelle, une des réponses au processus de mondialisation? Les enjeux de la diversité culturelle au Nord et au Sud; La Convention sur la diversité des expressions culturelles: quelles perspectives d’avenir?

Le colloque visait justement, d'une part, à faire le point sur l'adoption de la Convention par l'Unesco le 20 octobre 2005 et, d'autre part, à favoriser sa ratification par le plus grand nombre d'États et sa mise en œuvre dynamique. À cet égard, la ministre Beauchamp a saisi cette occasion pour rappeler l’importance des étapes à venir, dont celle de la ratification par le plus grand nombre d’États de même que la mise en œuvre et le suivi de la Convention. Elle a notamment rendu publique une étude sur les perspectives d’action relatives à la mise en œuvre de la Convention, réalisée par M. Ivan Bernier, professeur émérite à la Faculté de droit de l'Université Laval, avec la collaboration de Mme Hélène Ruiz-Fabri, professeur à l'Université de Paris I-Panthéon Sorbonne, tous deux participant au Colloque.

Haut de la page

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

UNESCO – Le directeur général invite les ministres de la culture de L’Union Africaine à promouvoir des politiques culturelles lucides et volontarites

À l’occasion de la rencontre des ministres de la Culture de l’Union africaine à Nairobi (Kenya), les 13 et 14 décembre 2005, le Directeur général de l’Unesco, M. Koïchiro Matsuura, leur a adressé un message les invitant à mettre en place des politiques culturelles "lucides et volontaristes" afin de permettre à la culture d’occuper « la juste place qui est la sienne dans tout processus de développement durable ».

M. Matsuura a insisté sur le fait que « la culture est aujourd’hui plus que jamais pensée comme le fondement du développement. Elle concerne à la fois les valeurs fondamentales des sociétés, le patrimoine matériel et immatériel à préserver, mais aussi la création contemporaine telle qu’exprimée dans les arts et industries culturelles. Sans être une panacée pour la résolution des problèmes liés à la culture dans sa relation au social, à l’économique et au politique, elle constitue une stratégie essentielle pour la construction d’une identité nationale respectueuse des identités multiples ».

En outre, il s'est réjoui de l’importance que cette conférence accorde à la question des industries culturelles qui, dans leur acception la plus large, comprend aussi bien l’industrie éditoriale ou musicale que le cinéma, l’audiovisuel dans son ensemble mais aussi l’artisanat, le design, la mode, les industries de la création. Elles constituent un domaine phare tant pour la préservation et la promotion des identités culturelles et du dialogue entre les cultures que pour le développement dans ses dimensions économique, sociale et culturelle. Pour M. Matsuura, la place des industries cultuelles dans le commerce international, comme facteur de développement, comme gisement d’emplois est considérable et, cependant, l’Afrique en profite peu, bien trop peu: « C’est là, un véritable paradoxe car les ressources premières, celles de la créativité et du talent, celle des savoir-faire n’ont pas de meilleure source. La musique, l’artisanat pour ne citer qu’eux sont des atouts dont l’Afrique devrait pouvoir bénéficier beaucoup plus largement et durablement. Il importe aujourd’hui de savoir comment mettre la mondialisation au service de tous. Il en va du choix des politiques nationales, des accords régionaux ou sous-régionaux comme d’une évolution positive du cadre international », déclare-t-il.

Soulignant que l’Unesco vient d’être le lieu d’un débat fécond qui a permis d’aboutir à l’adoption de la Convention sur la protection et la promotion des expressions culturelles, texte qui parachève son édifice normatif en faveur de la diversité culturelle, M. Matsuura a exhorté « les pays africains, qui ont beaucoup œuvré en faveur de cet instrument, à être parmi les premiers à le ratifier et à le mettre en application dans sa lettre et son esprit qui est fait de pluralisme et de liberté ».

Haut de la page

Financement de projets culturels : le fonds international pour la promotion de la culture

Le Fonds international pour la promotion de la culture (FIPC) a été créé, en novembre 1974, par la Conférence générale de l’Unesco à sa dix-huitième session. L'idée d'origine, de fonder une sorte de banque de développement destinée aux gestionnaires de la culture, a évolué vers la création d'un fonds de soutien aux projets de développement culturel. Le principal but du Fonds est d'aider les créateurs et les entrepreneurs culturels à trouver un complément de financement pour leurs projets, afin que la diversité culturelle puisse profiter de la mondialisation pour mieux s'affirmer, au lieu d'en être la victime. Pour ce faire, le FIPC finance partiellement des projets dans le domaine du développement culturel, proposés par des institutions, des organisations, des associations ou des personnes privées. 

Le FIPC administre également les Bourses pour artistes Unesco-Aschberg destinées à des artistes choisis par un Comité international artistique. Ce programme a pour objectif d’ouvrir de nouvelles perspectives de carrière à de jeunes artistes et de les aider à poursuivre leur formation dans des institutions spécialisées.

Haut de la page

Argentine– Création d'un observatoire des industries culturelles

L’ Observatoire des industries culturelles (OIC) est une nouvelle initiative du Sous-secrétariat de la gestion et des industries culturelles de la ville de Buenos Aires, qui s’est matérialisée par la création d’une unité de recherche qui collecte, traite et élabore l’information sur les industries culturelles. L’OIC vise en premier lieu à contribuer à la visibilité de la production culturelle en améliorant les systèmes d’information relatifs à la culture. Ainsi, il constitue un point de contact unique pour le secteur privé, les organismes publics, les auteurs, les créateurs et les chercheurs du domaine de la gestion de la culture.

Le rôle de l’Observatoire est de: collecter, analyser et diffuser l’information sur les résultats des industries culturelles et sur leur impact sur l’économie, la culture et le développement national et local; promouvoir la recherche sur les sujets stratégiques de la production et de la circulation des biens et des services culturels; encourager les contacts entre les acteurs des industries culturelles, afin de susciter des débats et de proposer des initiatives communes qui seront utiles à l’amélioration globale de ces secteurs; contribuer à la conception d’indicateurs culturels pour mesurer l’impact des politiques publiques sur les industries culturelles et le développement social.

Haut de la page

Communautés créatrices d’Asie–Pacifique: Promotion des industries culturelles pour le développement économique local

Avec le soutien du Maharaja de Jodhpur et en coopération avec l’ONUDI, l’OMPI, la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, l'Institut des Statistiques de l'UNESCO et The Indian National Trust for Art and Cultural Heritage (INTACH), le Bureau régional de l’Unesco de Bangkok pour l’Asie et le Pacifique avait organisé, du 22 au 26 février 2005, un Congrès d’experts à Jodhpur, Inde.

Ce Congrès avait adopté par consensus un cadre régional pour le développement d’indicateurs statistiques dans la région d’Asie–Pacifique et proposé les lignes directrices d’une nouvelle alliance stratégique dans la région entre culture et développement. Réunissant des experts, des académiciens, des entrepreneurs et des décideurs politiques, cette rencontre de haut niveau venait ainsi renforcer les efforts déployés par l’Unesco pour pallier l’écart « des connaissances et des technologies » entre les pays en développement et les pays industrialisés de la région et permettre à tous les pays d’exploiter le grand potentiel économique et social qu’offrent  leur richesse culturelle et l’abondance de savoirs autochtones et de ressources traditionnelles.

La première phase de ce vaste programme, qui inclue la rédaction d'un livre blanc, l'élaboration d'un cadre régional pour le développement d’indicateurs statistiques et l’organisation d'un colloque régional à Jodhpur, vient d’être complétée avec succès. Le Bureau de l’Unesco de Bangkok gère le suivi de cette initiative en étroite coopération avec l’ensemble des partenaires associés. La première initiative prévue a été l’élaboration d’un projet-pilote régional de collecte de données afin de saisir le potentiel du développement socio-économique des industries culturelles dans des pays sélectionnés. Cette initiative est financée par l’Agence espagnole de coopération internationale.

Haut de la page

Africultures - Où va la création artistique en Afrique francophone ? - 2005/12

Dans cette édition no 65 de décembre 2005, Africultures(La revue de référence des cultures africaines) revient sur la création contemporaine africaine de la dernière décennie, 1995-2005, qu’elle qualifie de « dix années innovantes, bouillonnantes, marquantes. Tant dans l'évolution des esthétiques que dans la recomposition des paysages culturels ». Dans sa note éditoriale, Mme Mensah Ayoko souligne qu’au fil des ans, sur fond d'appauvrissement, de désengagement des États et de restriction de la liberté d'expression, la fracture n'a cessé de croître entre artistes et pouvoirs publics. Ce n'est que depuis les années 90, dans un contexte de timide démocratisation et de mondialisation conjuguées, que de nouvelles dynamiques privées voient le jour et plus seulement dans le domaine musical, qui, au gré de multiples initiatives, a rapidement popularisé les voix de l'Afrique.

Ainsi, le dossier, qui analyse les mutations du champ culturel africain francophone et les enjeux de son développement, nous renseigne qu’au Mali, par exemple, la filière musicale contribue davantage au produit intérieur brut (PIB) que le secteur industriel classique. Pour l’éditorialiste, c'est tout dire des richesses potentielles que recèle la culture. Mais celles-ci ne pourront être exploitées et avoir un impact local que si l'économie de ce secteur se structure, soutenue par de réelles politiques culturelles, à tous les échelons territoriaux. Le dossier relève également qu’en dix ans, les pratiques artistiques et leurs financements se sont profondément modifiés sur le continent. Le développement de la coopération Nord-Sud y est pour beaucoup. De véritables circuits d'aide internationaux se sont mis en place, favorisant l'émergence d'artistes africains sur les scènes et les marchés occidentaux de l'art. Positive par bien des aspects, cette mondialisation des moyens de production mais aussi de diffusion ne va pas sans contradictions ni questions, souligne l’éditorialiste.

Ce dossier dont l’intérêt est de rendre compte de la complexité et de l'intérêt de la création africaine du XXIème siècle, fourmille de contributions et de point de vue différents, de réflexions et de questions, de mises en perspectives et de rapprochements. On peut y découvrir, entre autres thèmes: Développer l’économie de la culture : un enjeu pour demain; Les réseaux, remède miracle du développement culturel?; Les nouveaux paradoxes des cinémas d'Afrique noire ; La Francophonie , un bouclier contre l’uniformisation culturelle (article que signe le Secrétaire général de la Francophonie).

Haut de la page