Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 6, no 17, lundi 15 mai 2006

Convention sur la diversité des expressions culturelles : La phase de ratification par les États membres est engagée!

 Pourquoi les États doivent-ils ratifier la Convention de l'UNESCO?

-------------------------------------------------

Cérémonie marquant l'approbation de la Convention de l'UNESCO par le gouvernement du Québec
Hôtel du Parlement - 10 novembre 2005
Intervention de M. Jean Charest, premier ministre du Québec

Intervention de M. Jean Charest, premier ministre du Québec



Cérémonie de ratification de la Convention de l'UNESCO sur la diversité des expressions culturelles par le Canada - 23 novembre 2005

Photo : Paul Ducharme

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques



Suivi de la Convention

Pourquoi les États doivent-ils ratifier cette Convention?

La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a été adoptée par la 33e session de la Conférence générale de l'UNESCO le 20 octobre dernier. Pour que celle-ci entre en vigueur, 30 États doivent la ratifier.

Jusqu'ici, le Canada et la République de Maurice sont les premiers États à avoir ratifié cette Convention.

De plus, le président de la Coalition burkinabé pour la diversité culturelle, M. Rasmané Ouedraogo, nous informe que l'Assemblée nationale du Burkina Faso a adopté à l'unanimité le 2 mai courant la Loi portant autorisation de ratification de cette Convention. À cette occasion, il invite ses collègues responsables des coalitions nationales en Afrique à redoubler d'ardeur pour une ratification sans délais de la Convention.

Par ailleurs, un certain nombre de pays, dont le Cambodge, ont déjà approuvé le principe de la ratification de la Convention selon leur droit national et sont sur le point de déposer officiellement leur instrument de ratification auprès du Directeur général de l'UNESCO. D'autres pays comme le Mali, la France , la Belgique, Moldavie, la République populaire du Congo, ont aussi enclenché le processus législatif menant à la ratification. Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure de ces ratifications.

"Pourquoi les États doivent-ils ratifier cette Convention?" Pour le savoir, consulter notre Bulletin du 16 janvier 2006

Haut de la page

Québec poursuit une campagne diplomatique soutenue pour maintenir la mobilisation de la communauté internationale en faveur de la ratification de la Convention de l'UNESCO sur la diversité des expressions culturelles , 2006/05/09

Interrogée le 9 mai dernier à l'Assemblée nationale, lors de l'Étude des crédits du ministère des Relations internationales, la ministre des Relations internationales du Québec, Mme Monique Gagnon-Tremblay, a indiqué que dès l'adoption de la Convention de l'UNESCO sur la diversité des expressions culturelles le 20 octobre 2005, le gouvernement du Québec a entrepris une campagne diplomatique soutenue tant au plan de ses coopérations institutionnelles bilatérales que dans des enceintes multilatérales (OIF, UNESCO, UE, RIPC), pour maintenir la mobilisation de la communauté internationale en faveur de sa ratification, afin que cette Convention entre en vigueur d'ici la trente-quatrième session de la Conférence générale de l'UNESCO, en 2007. Parallèlement, le gouvernement du Québec poursuit son partenariat étroit et fructueux avec la société civile, dont la Coalition pour la diversité culturelle.

Répondant à une question sur l'attitude des Etats-Unis vis-à-vis de la Convention , la ministre a déclaré: « on ne sous-estime pas finalement la pression que les États-Unis font sur les autres pays en signant des ententes bilatérales (de libre-échange). Mais, en même temps, aussi, on essaie de mieux faire comprendre la portée de la diversité culturelle et même pour les Américains aussi ».

Par ailleurs, le gouvernement du Québec souhaite que l'UNESCO "se préoccupe davantage aussi de la ratification de la Convention", qu'elle comprenne "l'importance d'aider les pays à la ratifier". En même temps, le gouvernement du Québec compte aussi sur les ambassadeurs des différents pays à l'UNESCO "pour pouvoir faire de la pression également pour qu'on puisse s'assurer de cette ratification".

Haut de la page

PANARTES se prononce massivement sur la nécessité d'une ratification rapide par les pays membres de l'UNESCO de la Convention sur la diversité des expressions culturelles , 2006/04/31

La 5e Assemblée générale de PANARTES s'est tenue les 30 et 31 mars dernier à Buenos Aires en Argentine avec la participation 70 représentants de 15 pays. Au terme de cette rencontre, l'Assemblée a adopté plusieurs résolutions relatives au secteur des arts et des médias, dont le développement des médias dans les Amériques et les enjeux de ce secteur dans les autres parties du monde.

L'Assemblée s'est massivement prononcée sur la nécessité d'une ratification rapide par les pays membres de l'UNESCO de la Convention sur la diversité des expressions culturelles, de même que sur la promotion du pluralisme des médias et de la radiotélévision publique. À cet égard, elle a adopté une résolution sur la ratification de cette Convention.

À cette occasion, soulignant la nécessité de recueillir 30 ratifications, afin que la Convention entre en vigueur, le vice-président exécutif de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, M. Robert Pilon, a réitéré l'importance pour les pays de s'abstenir de prendre tout engagement de libéralisation dans le secteur des biens et services culturels dans le cadre des négociations de l'OMC ou de tout traité de libre-échange.

PANARTES est l'organisation interaméricaine de la UNI-MEI (Union Network International- Media, Entertainment & Arts). La UNI-MEI représente plus de 130 organisations syndicales du secteur des arts, de l'audiovisuel, de la culture, du divertissement et des médias autour du monde.

Haut de la page

Fin prématurée des négociations entre les États-Unis et les Émirats arabes unis sur un accord de libre-échange , 2006/05/11

Dans son édition du 11 mai dernier, L'Orient-Le Jour rapporte qu'une nouvelle séance de pourparlers entre les États-Unis et les Émirats arabes unis sur un accord de libre-échange (ALE) s'est achevée de manière prématurée au bout de deux jours de discussions, et sans qu'une date ait été fixée pour leur reprise. Les pourparlers, lancés en mars 2005, devaient conduire à la conclusion d'un ALE entre les deux pays, or rapporte le journal Al-Hayat « les Émirats résistaient à des pressions de Washington pour l'ouverture du pays aux investissements américains sans le recours, exigé actuellement, à un partenaire local ».

Source: L'Orient-Le Jour

Haut de la page

Forum de coopération économique Asie Pacifique (APEC): libéralisation, facilitation du commerce et de l'investissement , 2006/05/11

L' Agence vietnamienne d'Information (AVI) rapporte que les représentants des 21 pays membres du Forum de coopération économique Asie Pacifique (APEC) vont se retrouver du 22 au 30 mai à Ho Chi Minh-Ville au Vietnam pour discuter notamment du commerce et de l'investissement internationaux, du libre-échange et de la coopération économique. Au cours de cette rencontre, ils examineront les questions relatives à l'OMC et les accords de libre-échange bilatéraux et multilatéraux, de même que les activités de libéralisation et la facilitation du commerce et de l'investissement de l'APEC.

Haut de la page

Amérique du Sud: " la crise des accords déjà existants permettra de redessiner plus largement l'intégration régionale" , 2006/05/10

Selon le RISAL ( Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine ), les négociations du traité de libre-échange entre l'Équateur et les États-Unis sont dans l'impasse tandis que dans le même temps le Marché commun du Cône Sud (Mercosur), est en crise, la Communauté andine des nations (CAN) est menacée par la fragmentation, l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) n'est pas encore une alternative et, la Communauté sud-américaine des nations (CSN) ne décolle pas.

À cet égard, le président vénézuélien Hugo Chavez a décidé de l'abandon par son pays de la CAN parce qu'il considère comme incompatible l'appartenance à l'alliance andine avec le fait de signer des traités de libre-échange (ALE) avec les États-Unis, comme l'ont fait la Colombie (27 février) et le Pérou (12 avril). Selon lui, la crise des accords déjà existants comme la CAN et le Mercosur est positive puisqu'elle permettra de redessiner plus largement et plus complètement l'intégration régionale.

Haut de la page

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

République démocratique du Congo: la politique nationale du livre comme outil de promotion de la diversité culturelle

Dans cadre de la Journée internationale du livre et du droit d'auteur, célébrée en avril dernier, s'est ouvert, du 8 au 11 mai dernier à Kinshasa (République démocratique du Congo-RDC), un séminaire sur la politique nationale du livre et de la lecture, celle-ci étant considérée comme "un support important à la croissance de la culture " .

Inaugurant cette rencontre, le ministre congolais de la Culture et des Arts, M. Philémon Mukendi, a déploré le fait que la culture de la lecture en RDC n'est pas à la portée de tous, malgré le rôle important que joue le livre dans la socialisation des citoyens, en leur offrant des chances d'égalisation et en leur ouvrant les portes de l'émancipation culturelle, économique et politique.

Le d irecteur général de la Bibliothèque nationale du Congo (Bnc), M. Georges Mulumba, a pour sa part soutenu que l e livre est au centre d'une vaste chaîne d'activités et de professions directement ou indirectement génératrices de revenus, constituant une composante industrielle importante qui doit contribuer au développement économique, social et culturel de l'ensemble des pays et de leurs populations.

Pour le représentant de la France , la production du livre et la promotion de la lecture participent à la diffusion et à la perpétuation dans le temps et dans l'espace de différentes identités dans le monde. Cependant, il a souligné la menace qui plane sur le livre et le droit d'auteur, estimant que l'avenir du livre est une question qui interpelle toutes les composantes de la société. Selon lui, l'avènement des nouvelles technologies de l'information et des communications (Ntic) ne doit pas éclipser la diffusion du livre. Le rayonnement du livre est donc un point cardinal dans la promotion de la diversité culturelle. Pour ce faire, il invite la RDC à se doter d'un cadre incitatif à la promotion du livre.

Haut de la page