Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 6, no 16, lundi 8 mai 2006

Convention sur la diversité des expressions culturelles : La phase de ratification par les États membres est engagée!

 Pourquoi les États doivent-ils ratifier la Convention de l'UNESCO?

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Cérémonie marquant l'approbation de la Convention de l'UNESCO par le gouvernement du Québec
Hôtel du Parlement - 10 novembre 2005
Intervention de M. Jean Charest, premier ministre du Québec

Intervention de M. Jean Charest, premier ministre du Québec



Cérémonie de ratification de la Convention de l'UNESCO sur la diversité des expressions culturelles par le Canada - 23 novembre 2005

Photo : Paul Ducharme

MESSAGE

Du nouveau au Secrétariat à la diversité culturelle (SGDC), 2006/05/01

La sous-ministre du ministère de la Culture et des Communications du Québec, Mme Christiane Barbe, a annoncé le 1er mai courant la nomination de M. Dave Atkinson à la direction par intérim du Secrétariat gouvernemental à la diversité culturelle (SGDC). Il succède ainsi à M. André Dorval qui a récemment pris sa retraite.

Mme Barbe a notamment rappelé que M. Atkinson est également nommé coordonnateur gouvernemental du dossier de la diversité culturelle. À ce titre, il a pour responsabilités d'assurer l'intégration et la concertation des diverses interventions des ministères dans ce dossier, de superviser l'actualisation et la mise en œuvre du Plan d'action gouvernemental et d'agir en tant qu'interlocuteur privilégié auprès des partenaires du gouvernement du Québec.

Source: Ministère de la Culture et des Communications, Illico du 1er mai 2006

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques



Suivi de la Convention

Pourquoi les États doivent-ils ratifier cette Convention?

La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a été adoptée par la 33e session de la Conférence générale de l'UNESCO le 20 octobre dernier. Pour que celle-ci entre en vigueur, 30 États doivent la ratifier.

Jusqu'ici, le Canada et la République de Maurice sont les premiers États à avoir ratifié cette Convention.

De plus, le président de la Coalition burkinabé pour la diversité culturelle, M. Rasmané Ouedraogo, nous informe que l'Assemblée nationale du Burkina Faso a adopté à l'unanimité le 2 mai courant la Loi portant autorisation de ratification de cette Convention. À cette occasion, il invite ses collègues responsables des coalitions nationales en Afrique à redoubler d'ardeur pour une ratification sans délais de la Convention.

"Pourquoi les États doivent-ils ratifier cette Convention?" Pour le savoir, consulter notre Bulletin du 16 janvier 2006

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Dossier: Québec/Ottawa - Participation du Québec aux forums internationaux: la suite. 2006/05/05

Dans l'édition du 13 février de notre Bulletin, nous rapportions que le nouveau gouvernement fédéral de M. Stephen Harper prévoyait conclure rapidement une entente avec le Québec lui accordant une place privilégiée dans les délégations canadiennes au sein de certaines organisations et conférences internationales quand il s'agit de défendre des dossiers qui relèvent de ses champs de compétences, en particulier l'éducation et la culture: à l'UNESCO pour la science, l'éducation et la culture; à l'OMC pour les négociations sur des enjeux reliés aux services publics, dont l'éducation et la santé, et à l'OIT (Organisation internationale du travail).

Le 5 mai courant, le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec ont procédé à la signature d'une entente relative à la participation du Québec à l'UNESCO. Ladite entente établit un éventail de mécanismes nouveaux pour assurer au Québec la place et la voix qui lui reviennent à l'UNESCO. À cette occasion, le Premier ministre du Québec, M. Jean Charest, a déclaré: « Nous avons ciblé l'UNESCO comme organisme international, parce que cet organisme des Nations unies s'intéresse à des questions qui nous touchent, comme la culture, l'éducation et les sciences. Les deux gouvernements ont d'ailleurs connu un très grand succès, je dirais, un très beau succès en travaillant à l'adoption d'une Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles ».

Selon M. Charest, cette Convention est « l'½uvre d'une très grande collaboration entre les deux paliers de gouvernement et le travail doit se poursuivre afin de ratifier la Convention afin qu'elle puisse entrer en vigueur ». Pour ce faire, affirme-t-il: « Nous ne perdrons aucun moment, pas un seul instant pour travailler à nouveau ensemble, dès la signature de cette entente ». À ce chantier, les deux premiers ministres convient leurs ministres respectifs et les représentants de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle.

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Les États-Unis voudraient conclure un accord de libre-échange avec l'Afrique australe , 2006/04/20

Selon un communiqué du Département d'État américain, le représentant suppléant des États-Unis pour le commerce extérieur, M. Karan Bhatia, a déclaré lors d'une réunion tenue à Pretoria, en Afrique du Sud, le 18 avril dernier, avec de hauts responsables des États membres de l'Union douanière d'Afrique australe (SACU), que les États-Unis restent foncièrement attachés à la perspective d'un accord global de libre-échange avec l'Afrique australe et, dans un premier temps, à celle d'un renforcement des relations en matière de commerce et d'investissement avec la SACU , dont les États membres sont l'Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho, la Namibie et le Swaziland.

En 2003, les États-Unis et la SACU avaient engagé des négociations en vue de parvenir à des relations commerciales à plus long terme et plus variées, fondées sur la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), qui lie les États-Unis à 38 États d'Afrique subsaharienne.

Source: U.S. State Department

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Libre-échange : l'impasse à l'OMC et les "ambitions entravées" des États-Unis , 2006/04/20

Selon Radio France internationale (RFI), " C'est l'impasse à l'OMC": ses 149 États membres « s'étaient fixés jusqu'à 30 avril pour s'entendre sur les volets agricoles et industriels des grandes négociations commerciales sensées se conclure cette année. Mais ils butent depuis décembre sur trois pierres d'achoppement ».

Pour sa part, le quotidien Les Échos souligne que « la mondialisation du commerce a perdu ces dernières semaines l'un de ses principaux promoteurs: George Bush ». Affaibli sur la scène domestique, il ne peut plus faire grand chose en faveur des initiatives telles que la conclusion du cycle de Doha de l'OMC, censé poursuivre la libéralisation du commerce international ou la réalisation de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), qui doit faire de tout le continent américain un vaste espace unifié d'activité.

Bien plus, en juin 2007, le gouvernement américain perdra le fameux " fast track " que lui a accordé le Congrès et qui lui permet de soumettre au vote de l'appareil législatif les accords commerciaux internationaux sans que celui-ci puisse les amender. Sans ce " fast track ", les partenaires commerciaux des États-Unis ne sont guère prêts à discuter avec l'Amérique, conclut Les Échos qui souligne du reste que « les techniques de négociation américaines sur les dossiers de libre-échange sont parfois considérées comme brutales par leurs partenaires» et, que « les opposants à la mondialisation, en Amérique comme en Europe, se réjouiront peut-être de cette pause dans la libéralisation des échanges causée par le repli américain ».

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

La politique culturelle en débat - Anthologie, 1955-2005

Le Comité d'histoire du ministère français de la Culture vient de rendre public un recueil de textes réunis et présentés par Geneviève Gentil et Philippe Poirrier sous le titre: La politique culturelle en débat. Anthologie, 1955-2005 .

L'ambition de cette anthologie est de mettre en évidence le sens de la politique culturelle menée en France depuis une cinquantaine d'années. La méthode choisie consiste à mettre en perspective les débats qu'a suscités la "politique" promue par les pouvoirs publics. La sélection des quarante-cinq textes réunis dans la brochure permet de saisir l'évolution des argumentaires qui ont peu à peu fondé la légitimité d'une politique publique de la culture et vise également à faire saisir le sens général de la politique culturelle, sans entrer - sauf exceptions suffisamment significatives - dans le détail des différentes politiques sectorielles.

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Exploration des flexibilités du système de propriété intellectuelle: introduction des nouvelles approches et alternatives émergentes , 2006/05/05

"L'exploration des flexibilités du système de propriété intellectuelle: l'introduction des nouvelles approches et alternatives émergentes". C'est le thème de la Réunion semestrielle de tous les représentants du Réseau international sur la politique culturelle (RIPC) qui se tiendra du 18 au 20 mai prochain à Brasilia au Brésil, sous la présidence du ministère de la Culture du Brésil, en vue de la préparation de la 9ième Réunion ministérielle annuelle du RIPC qui aura lieu en novembre à Rio de Janeiro.

Dans le même cadre, une session du Groupe de travail sur la diversité culturelle et la mondialisation du RIPC y aura lieu, de même qu'une autre session sera consacrée aux discussions sur les nouveaux enjeux et les nouvelles orientations de la politique culturelle.

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