Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 6, no 42, lundi 11 décembre 2006

Convention sur la diversité des expressions culturelles : Le processus de ratification par les États membres est désormais largement engagé!

L’équipe du Secrétariat gouvernemental à la diversité culturelle vous souhaite un merveilleux temps des Fêtes et offre à tous ses fidèles abonnés au Bulletin de nouvelles et à ses lecteurs ses Meilleurs Vœux pour l’Année 2007. Nous vous remercions pour votre présence en 2006!

En effet, vous avez été plus de 4000 abonnés disséminés dans plus de 146 pays à travers le monde entier à nous lire chaque semaine, et ce nombre est en perpétuelle croissance! Soyez donc assurés que nous ne ménagerons aucun effort pour vous livrer, à travers le Bulletin et sur notre site Internet, des informations toujours aussi fiables par la source, et pertinentes par le contenu.

En raison d’un réaménagement technique au sein de notre équipe, les Nouvelles sur la diversité des expressions culturelles prennent une pause et vous reviendront dès le 22 janvier prochain avec des contenus toujours plus riches et diversifiés que nous comptons vous offrir cette année encore. Soyez au rendez-vous! Entre-temps, ce site Internet demeure à votre entière disposition et vous pouvez continuer de vous y référer au besoin. Toutes les rubriques qui s'y trouvent demeurent accessibles. De plus, nous y archivons des documents pertinents que vous pouvez consulter.

L’équipe du Secrétariat gouvernemental à la diversité culturelle

Suivi de la ratification de la Convention de l'UNESCO
   21. Namibie
29/11/06
20. Cameroun
22/11/06
19. Albanie
17/11/06
18. Mali
09/11/06
17. Equateur
08/11/06
16. Sénégal
07/11/06
15. Guatemala
25/10/06
14. Perou
16/10/06
13. République de Moldova
05/10/2006
12.Burkina Faso
15/09/06
11.Madagascar
11/09/06
10. Bélarus
06/09/06
9.Togo
05/09/06
8.Croatie
31/08/06
7. Djibouti
09/08/06
6.Bolivie
04/08/06
5. Monaco
31/07/06
4.Roumanie
20/07/06
3.Mexique
05/07/06
2.Maurice
29/03/06
1. Canada
23/11/05

 

 Pourquoi les États doivent-ils ratifier la Convention de l'UNESCO?

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques



Suivi de la Convention

Pourquoi les États doivent-ils ratifier cette Convention

La Namibie, premier pays anglophone en Afrique, s'est ajoutée aux États Parties à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles en déposant officiellement le 29 novembre dernier ses instruments de ratification auprès du Directeur général de l'UNESCO, portant ainsi à 21 le nombre de pays ayant déjà adhéré à cette Convention , dont : le Canada, Maurice, Mexique, Roumanie, Monaco, Bolivie, Djibouti, Croatie, Togo, Belarus, Madagascar, Burkina Faso, République de Moldova, Pérou, Guatemala, Sénégal, Équateur, Mali, Cameroun et Albanie. Comme on le sait, cette Convention entrera en vigueur trois mois après la date du dépôt du trentième instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, mais uniquement à l'égard des États ou des organisations d'intégration économique régionale qui auront déposé leurs instruments respectifs de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion à cette date ou antérieurement.

À ce jour, sur la base des informations à notre disposition, outre les 21 États énumérés,

  • 13 autres Étatsont déjà mené à terme leur processus de ratification selon leur droit national et sont sur le point de déposer officiellement leurs instruments de ratification à l’UNESCO (Afrique du Sud, Arménie, Autriche, Congo Brazzaville, Danemark, Espagne, Finlande, France, Inde, Jordanie, Suède, Uruguay, Venezuela);
  • 15 autres sont déjà bien avancés dans leur processus de ratification (Belgique, Brésil, Cuba, Chypre, Estonie, Gabon, Guinée Conakry, Italie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Norvège, Royaume Uni, Slovaquie, Slovénie).

Répartition des 49 États selon les groupes géographiques de l'UNESCO

Groupe I : Europe de l’Ouest et Amérique du Nord : 15 (dont 3 dépôts officiels)
Groupe II : Europe de l’Est : 10 (dont 5 dépôts officiels)
Groupe III : Amérique latine et Caraïbes : 9 (dont 4 dépôts officiels)
Groupe IV : Asie, Pacifique : 1
Groupe V (a) : États africains : 13 (dont 9 dépôts officiels)
Groupe V (b) : États arabes : 1

Le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a salué le rythme de ratification "particulièrement rapide " de cette Convention. Il a notamment déclaré, en recevant le 16 e instrument de ratification déposé par le Sénégal: « Aucune Convention de l’UNESCO dans le domaine de la culture n’a été ratifiée par autant d’États en si peu de temps ». Avec l’adoption de la Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, a-t-il ajouté, l’UNESCO dispose désormais dans le domaine de la culture d’un dispositif normatif complet sur lequel la stratégie de l’Organisation pour défendre la diversité culturelle dans toutes ses manifestations, et plus particulièrement les deux piliers de la culture : patrimoine et création contemporaine, pourra s’appuyer.

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Rapport mondial de l’UNESCO sur la diversité culturelle : première réunion du comité consultatif d’experts

Dans le cadre de la préparation du prochain Rapport mondial de l’UNESCO consacré à la diversité culturelle, qui sera publié en mai 2008, le Directeur général, M. Koïchiro Matsuura, a ouvert le 25 septembre, la première réunion du comité consultatif qu’il a mis en place pour assister le travail de la nouvelle Unité des rapports mondiaux créée à cet effet.

Ce comité, composé d’experts de toutes les régions, éminents spécialistes en matière d’anthropologie, de sciences sociales, de la communication, de l’éducation et des questions liées aux peuples autochtones, ainsi que les recommandations d’un Board of Trustees, doivent assurer à ce deuxième rapport mondial une approche qui couvre l’ensemble des différents aspects de la diversité culturelle. Il reposera aussi sur les consultations avec la société civile et les institutions académiques, de même que des consultations internes et interdisciplinaires. À partir d’analyse, d’échanges de bonnes pratiques, ce rapport, comme tous les autres rapports de l’UNESCO qui l’ont précédé, assorti de recommandations concrètes, doit permettre l’élaboration de nouvelles politiques adaptées aux besoins réels et répondant aux impératifs éthiques, culturels, éducatifs et de développement durable. Cette nouvelle approche doit permettre aux rapports mondiaux de l’UNESCO de jouer dans tous les domaines de compétence de l’Organisation, un « rôle clé » de « laboratoire d’idée ».

M. Matsuura a souligné, dans le contexte de la mondialisation, l’importance du thème retenu pour ce deuxième rapport qui est une nouvelle illustration de la mission de l’UNESCO de « promouvoir la féconde diversité des cultures » et de « faciliter la libre circulation des idées par le mot et par l’image ». Il a en outre estimé que : « C’est peut-être là la chance particulière offerte à la préparation de ce rapport mondial, dont le caractère transversal devra être mis en avant. Les questions proprement culturelles devront trouver écho dans des problématiques plus larges liées à l’éducation, la science ou la communication ». Le Directeur général a également invité le comité consultatif à : « s’intéresser aux nouvelles formes de diversité culturelle ». Il a conclu en déclarant : « nous comptons sur vous, dans vos domaines d’expertise, dans vos communautés professionnelles, et dans vos régions, pour puiser dans toutes les ressources intellectuelles et les sources d’avis auxquelles vous avez accès ».

Destiné au grand public, aux communautés scientifiques et académiques et aux décideurs, le Rapport mondial vise à informer sur les enjeux actuels de la diversité culturelle. D’ici mai 2008, au moins trois réunions du comité seront organisées à cet égard.

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Forum mondial de stratégie et finance pour le cinéma : Révolution numérique et modèle économique - Solutions pour l’avenir du cinéma

Dans le cadre de la première Fête du cinéma de Rome s’est tenu un important forum organisé par Media Consulting Group en partenariat avec Cinecittà Holding et le Festival de Rome. Environ 200 professionnels européens ont entendu les experts internationaux invités des cinq panels du Forum et ont pu échanger analyses, interrogations et expériences. Il a ainsi été examiné les particularités de l’industrie du cinéma en Europe, en soulignant d’une part sa richesse liée à la diversité culturelle et d’autre part, les changements profonds tant financiers que technologiques qui la traverse, tout en relevant que la révolution numérique changeait avant tout les comportements des consommateurs et qu’un nombre croissant de marchés de niche pouvait exister et offrir dans des conditions très économiques des programmes qui jusqu’alors avaient du mal à trouver leur équilibre sur les marchés traditionnels.

D’autres panélistes ont constaté que si le numérique ajoutait de la valeur à l’exploitation des oeuvres il n’en créait pas. Selon eux, le cinéma n’est pas rentré dans une spirale de low costproduction et les films destinés à la salle seront toujours de plus en plus chers sans compter l’accroissement des dépenses de marketing pour les sorties. Les producteurs sont rentrés dans un modèle économique intermédiaire où les modes de financement traditionnels sont de plus en plus insuffisants pour financer les films (moins d’argent des chaînes mainstream et de la distribution) et pas encore compensé par les apports des nouveaux médias (VOD et DSL). Ces nouveaux business models sont en train d’évoluer par les changements dans les choix des consommateurs en faisant coexister deux modèles économiques complémentaires, la télévision et les nouveaux modes de consommation individuels.

Évoquant des solutions pour l’avenir du cinéma, les panélistes ont avancé que la crise du modèle économique traditionnel de la production pourrait être en partie résolue par l’arrivée de fonds d’investissements et de nouvelles catégories d’investisseurs. Les représentants des fonds publics européens ont insisté sur le rôle dynamique de l’intervention publique : au niveau régional, l’action de la Région se développerait dans un registre large de soutien aux entreprises et aux activités, tandis qu’au niveau national les nécessités de l’intervention publique sans laquelle une bonne partie du cinéma européen n’existerait plus sans oublier les limites et les risques d’une intervention publique trop volontariste ont été avancés, de même qu’ont été exposées les logiques des synergies professionnelles, culturelles et politiques qui fondent l’action communautaire en complémentarité des actions entreprises par les états membres.

En conclusion, les panélistes ont tous fait preuve d’une grande confiance dans l’avenir du cinéma comme expression spécifique de la culture. Et si le cinéma n’est pas en crise, son mode de production en pleine mutation doit faire l’objet d’une attention spéciale pas seulement politique ou législative mais en tout cas innovante pour préserver son avenir.

Il convient également de souligner que cette question préoccupe bien d'autres gouvernements à travers le monde. C'est ainsi que le 20 novembre dernier, la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mme Line Beauchamp, a mandaté un expert pour proposer, à l’égard du cinéma québécois, un nouveau modèle d’affaires offrant des capacités additionnelles de financement tout en lui assurant stabilité et potentiel de développement. Cet expert devra éventuellement faire rapport à la ministre dès le premier trimestre de 2007 afin que ce nouveau modèle soit mis en œuvre au cours de l’exercice financier 2007-2008. Pour la ministre Beauchamp, « Il est impératif que le gouvernement du Québec se penche dès maintenant sur les défis que doit relever notre cinéma ». Elle est en effet persuadée que l'expert mandaté « pourra nous proposer des solutions structurantes et novatrices qui nous permettront de résoudre les problèmes de financement du cinéma québécois », a-t-elle ajouté.

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Soutien aux industries créatives et promotion du contenu canadien : la ministre de la culture promeut les industries créatives et les artistes ontariens

Participant aux audiences publiques du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), qui ont eu lieu du 27 novembre au 8 décembre à Gatineau, au Québec, la ministre de la Culture de l’Ontario, Mme Caroline Di Cocco , a exposé sur les aspects du cadre réglementaire de la télévision en direct et conseillé au CRTC d’aider l’industrie créative ontarienne à adopter la haute définition et d’autres nouvelles technologies. « Nous participons à ces audiences, car les radiodiffuseurs en direct facilitent l’accès aux principaux marchés et l’exposition vitale du contenu créatif ontarien et canadien », a déclaré la ministre qui a aussi ajouté : « (…) Nos communautés créatives, soit les producteurs, les scénaristes, les musiciens, les artistes de spectacle ou les artistes tout court, contribuent à assurer le dynamisme de ce secteur et en bénéficient ». La délégation de la ministre comprenait un représentant de la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO), organisme du ministère de la Culture responsable de la stimulation des investissements et de l’emploi au sein des six industries culturelles de la province : édition de livres et de revues, musique, produits multimédias interactifs numériques, cinéma et télévision.

La stratégie de développement du secteur du divertissement et de la création de l’Ontario met l’accent sur les partenariats, l’innovation, la recherche et le développement et vise à soutenir les industries du divertissement et de la création, y compris les radiodiffuseurs en direct, qui s’adaptent aux technologies numériques et aux nouveaux modèles commerciaux, leur permettant ainsi de satisfaire les besoins de la population ontarienne et de se mesurer à leurs concurrents sur la scène internationale. Aussi, le mémoire du ministère de la Culture au CRTC comporte des points tels que : la préférence accordée aux incitatifs plutôt qu’à la réglementation lors de la transition à la haute définition; le soutien accordé à la politique d’avantages actuelle du Conseil (10 % de la valeur de la prise de contrôle des médias consacrés aux programmes qui offrent des avantages au public); le soutien pour l’introduction d’une exigence en matière de dépenses afin d'encourager la production de tout un éventail de programmes et d’accroître la capacité d’adaptation des radiodiffuseurs à un marché en pleine mutation.

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