Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 7, no 26, lundi 27 août 2007

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

Autres actualités d'intérêt



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

C'est le 18 mars 2007, qu’est entrée en vigueur la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. La première Conférence des Parties à cette Convention s’est déroulée du 18 au 20 juin 2007, à Paris (France), donnant ainsi le coup d’envoi à sa mise en œuvre. Au moment d’écrire ces lignes, 67 États ont ratifié ce traité. Nous tenons à souligner que le Koweït, le Viet Nam, la Pologne et l’Égypte ont récemment déposé leurs instruments de ratification auprès de l’UNESCO et figurent désormais au nombre des États Parties à la Convention.

Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l’ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d’États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l’acceptent, l'approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

Seconde session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, Tokyo (Japon)

Par voie de communiqué, l’UNESCO vient d’annoncer que les représentants des 24 États parties qui constituent le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel tiendront leur seconde session ordinaire du 3 au 7 septembre 2007 à Tokyo, à l’invitation du Gouvernement japonais. Au cours de cette réunion, précise le communiqué, le Comité poursuivra son travail sur les directives pour la mise en œuvre de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, entrée en vigueur en vigueur en avril 2006.

« Ratifiée à ce jour par 79 États, cette Convention qui a été adoptée par l’UNESCO en 2003, vise à sauvegarder notamment les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; les arts du spectacle ; les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ; les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel. »

Le communiqué rapporte que le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a déclaré : « Cette Convention constitue une partie vitale des efforts que nous devons déployer pour relever les défis culturels de la mondialisation. Elle peut aider les communautés à répondre à la pression que la mondialisation exerce sur la diversité culturelle, particulièrement sur ses manifestations locales, indigènes et vivantes. Elle offre également une réponse au défi du multiculturalisme croissant des sociétés d’aujourd’hui. Promouvoir le respect du patrimoine immatériel, c’est une façon pour les sociétés de créer une harmonie sociale. Cela peut exprimer un désir de compréhension mutuelle, une façon de vivre avec les différences culturelles. J’espère que le patrimoine immatériel bénéficiera prochainement d’un soutien et d’un engagement international comparable à celui accordé au patrimoine matériel. »

Pour en apprendre davantage sur l’ordre du jour de cette rencontre et consulter les documents de travail, nous vous invitons à cliquer sur ce lien.

De plus, vous pouvez consulter les informations pratiques (lieu, fiche d’inscription, hôtels recommandés, etc.) sur cette seconde session du Comité en cliquant cet autre lien.

Personne contact :

Roni Amelan
r.amelan@unesco.org
Bureau de l'information du public

Source :

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Message de M. Koïchiro Matsuura, directeur général de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée internationale des populations autochtones

L’édition 2007 de la Journée internationale des populations autochtones a eu lieu le 9 août dernier. Dans un message livré à cette occasion, le directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a déclaré : « Les systèmes de savoirs autochtones représentent une ressource inestimable et irremplaçable et une composante essentielle du développement durable. Les visions du monde de la plupart des populations autochtones, qui reconnaissent les liens inextricables unissant culture et nature, sont en accord avec les efforts que déploie l’UNESCO pour protéger et promouvoir la diversité culturelle comme la diversité biologique. Cette question suscite une préoccupation croissante chez nombre de communautés autochtones à travers le monde et constitue l’essence de leur récent appel à un « développement respectueux de l’identité ». La Journée internationale des populations autochtones offre à la communauté internationale une excellente occasion de réfléchir aux perspectives et aux aspirations des populations autochtones, et en particulier à leur rapport au développement durable de la planète. »

Entre autres, M. Matsuura a fait valoir que la principale contribution de l’UNESCO à l’amélioration de la visibilité mondiale des questions autochtones réside dans son action normative. À ce sujet, le Directeur général a signalé : « La Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle, adoptée en 2001, mentionne les droits des populations autochtones (article 4), et son plan d’action appelle à « respecter et protéger les savoirs traditionnels, notamment ceux des peuples autochtones », et « reconnaître [leur] apport, particulièrement en matière de protection de l’environnement et de gestion des ressources naturelles, et favoriser des synergies entre la science moderne et les savoirs locaux » ».

Poursuivant son message, M. Matsuura a indiqué que les États membres de l’UNESCO ont par la suite adopté deux traités internationaux juridiquement contraignants, qui promettent également d’avoir un impact positif sur les populations autochtones. Tout d’abord, évoque-t-il, la Convention 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, entrée en vigueur en avril 2006, « revêt une signification particulière en cette Journée internationale. Le préambule de la Convention non seulement nous rappelle que le patrimoine culturel immatériel est un creuset de la diversité culturelle et un garant du développement durable, mais il se réfère aussi au rôle important joué par les communautés autochtones du monde dans la production, la sauvegarde, l’entretien et la recréation du patrimoine culturel immatériel ».

Concernant le second instrument normatif, la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, M. Matsuura a déclaré : « Une nouvelle étape essentielle a été franchie avec l’entrée en vigueur de la Convention en mars de cette année. Cet événement donne effet au paragraphe 14 du Programme d’action pour la deuxième Décennie internationale des populations autochtones (2005-2014), qui encourage toutes les parties intéressées à œuvrer en faveur de l’adoption et de la ratification de la Convention par les États « pour assurer le droit aux peuples autochtones de créer et diffuser dans des conditions justes leurs biens et services culturels, ainsi que leurs modes d’expression traditionnels, afin qu’ils puissent en bénéficier à l’avenir. » »

Ces deux instruments, a fait valoir M. Matsuura, « constituent, avec la célèbre Convention du patrimoine mondial de 1972, la base du cadre juridique de l’UNESCO pour la sauvegarde de la diversité culturelle sous tous ses aspects ».

La Journée internationale des populations autochtones est célébrée par la Communauté internationale chaque année le 9 août. La Journée permet de prendre conscience des cultures des populations autochtones et de la grande diversité qu’elles représentent. C’est également une opportunité pour redoubler d’efforts pour aborder les questions d’exclusion, de discrimination et de pauvreté qui sont toujours la réalité quotidienne pour grand nombre de ces populations.

Vous pouvez consulter le message de M. Matsuura, en cliquant sur ce lien Fichier .

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Discours du Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, à l’occasion du Congrès national de la ligue de l’enseignement, Paris (France)

Le Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, a participé, le 28 juin 2007, à Paris (France), à la séance d’ouverture du congrès national de la Ligue de l’enseignement. Ce congrès avait pour thème « Individualismes, communautés, destin commun : Comment faire société ». Prenant la parole à cette occasion, M. Diouf a d’abord rappelé qu’il s’adressait « au nom des 68 États et gouvernements rassemblés au sein de la Francophonie, au nom de ces 68 États et gouvernements répartis sur tous les continents, au nom de ces 68 États et gouvernements qui relèvent, au quotidien, le pari de se concerter, de coopérer, de vivre ensemble, différents, au nom de la langue et des valeurs qu’ils ont en partage ».

À cet égard, M. Diouf a ensuite déclaré : « Il s’agit là, certes, d’un pari difficile. Car vivre ensemble ne va pas de soi lorsque l’on a des cultures différentes, des religions différentes, une histoire différente. Vivre ensemble ne va pas de soi lorsque l’on a des niveaux de développement différents, et que l’opulence voisine avec la plus extrême pauvreté, lorsque certains ont accès à l’éducation, aux soins, aux moyens les plus modernes d’information et de communication, lorsque certains sont assurés de jouir pleinement de leurs droits et des libertés, de vivre en paix, tandis que d’autres sont condamnés à l’analphabétisme, exposés aux pandémies, à des situations de crises ou de conflits meurtriers, luttant pour le plus élémentaire des droits, le droit à la vie. »

« Comment donc faire société à l’échelle internationale ? Je ne prétends pas avoir la réponse à cette question déterminante pour l’avenir, pour notre avenir, pour celui de nos enfants, a poursuivi le Secrétaire général. » Cherchant à identifier quelques pistes d’action pour relever ce défi, M. Diouf a entre autres déclaré : « Nous pouvons et nous devons, enfin, poser des actes forts en faveur de la promotion de la diversité culturelle. Nous sommes là au cœur des missions de la Francophonie, qui s’est massivement mobilisée en faveur de l’adoption, à l’UNESCO, de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, et nous entendons peser, désormais, sur les modalités de sa mise en œuvre. Car il s’agit là d’un enjeu majeur de la société internationale d’aujourd’hui et de demain. »

Nous vous invitons à prendre connaissance de la version intégrale de l’allocution de M. Diouf en cliquant sur ce lien Fichier .

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Publications récentes

Politiques locales pour la diversité culturelle, par Cités et gouvernements locaux unis - Groupe de travail sur la culture – Septembre 2006

Parue en septembre 2006, l’étude intitulée « Politiques locales pour la diversité culturelle » a pour objectif principal de recenser les types de politiques publiques qui soutiennent, à l’échelle locale, la diversité des expressions culturelles. En introduction, l’étude rappelle que les travaux se sont essentiellement intéressés aux politiques et aux programmes mis en place par les départements de la culture. Néanmoins, souligne l’étude, le rôle transversal que joue la culture dans les politiques locales a permis d’aborder également des politiques et des programmes menés par d’autres services municipaux.

 

Cette étude a été commandée par la Division des politiques culturelles et le dialogue interculturel de l’UNESCO à l’Institut de la Culture – Mairie de Barcelone, présidente du Groupe de Travail sur la Culture de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU).

La version intégrale de cette étude est disponible en ligne, en anglais Fichier . Vous pouvez également consulter un résumé en versions anglaise Fichier , française Fichier et espagnole Fichier .

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Autres actualités d'intérêt

Nouvelle enquête mondiale sur le cinéma

 

Le 23 juillet 2007, l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) annonçait qu’elle a lancé une enquête afin de suivre les nouvelles tendances de la production et de la distribution des films de long métrage. Cette enquête couvre un ensemble de thèmes tels que la langue des films et la répartition des parts de marché entre les productions nationales et étrangères.

Le questionnaire a été lancé dans plus de 200 pays et territoires au début du mois de juillet 2007. Les résultats préliminaires seront publiés en 2008 sur le site Internet de l'ISU. Les résultats de cette enquête seront également publiés dans des rapports internationaux et des publications de l'UNESCO. L’ISU précise « [qu’]étant donné l'importance du cinéma comme expression culturelle, ces données pourront contribuer au suivi des débats liés à la diversité culturelle ».

Ce questionnaire a été mis en place grâce à un partenariat entre l’Institut de la statistique du Québec et l’ISU avec le soutien financier du ministère de la Culture et des Communications et du ministère des Relations internationales du gouvernement du Québec.

Pour en apprendre davantage sur cette enquête, nous vous invitons à cliquer sur ce lien.

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Lancement du nouveau site Internet de la Fédération internationale de conseils des arts et d’agences culturelles

Le 18 août 2007, la Fédération internationale de conseils des arts et d’agences culturelles (FICAAC) a procédé au lancement de son nouveau site Internet. La FICAAC offre ainsi des renseignements essentiels pour suivre l’évolution des politiques artistiques et culturelles sur la scène mondiale. Également, l’outil de recherche (Information Exchange) intégré au site donne accès à un ensemble de banques de données sur des publications, conférences, organismes de recherche et experts du domaine des politiques artistiques et culturelles.

Nous vous invitons à consulter le site Internet de la FICAAC, en cliquant sur ce lien.

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