Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 7, no 34, lundi 22 octobre 2007

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

Autres actualités d'intérêt



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

C'est le 18 mars 2007, qu'est entrée en vigueur la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. La première Conférence des Parties à cette Convention s'est déroulée du 18 au 20 juin 2007, à Paris (France), donnant ainsi le coup d'envoi à sa mise en ½uvre.

Au moment d'écrire ces lignes, 69 États ont ratifié ce traité. Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l'ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d'États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l'acceptent, l'approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

Discours du Directeur général de l'UNESCO, en introduction au débat de politique générale à l'occasion de la 34e session de la Conférence générale de l'UNESCO

Le 17 octobre 2007, le Directeur général de l'UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a prononcé un discours en introduction au débat de politique générale à l'occasion de la 34e session de la Conférence générale de l'UNESCO. Il s'agit d'un discours de grande importance dans lequel le Directeur général jette un regard sur les grandes réalisations de l'UNESCO, sur sa mission, ses orientations quant aux actions à venir, ses orientations budgétaires.

Dans les lignes qui suivent, en lien avec le thème de notre Bulletin, nous portons à votre attention les éléments du discours de M. Matsuura qui abordent la question de la diversité des expressions culturelles. Nous vous invitons cependant à prendre connaissance de l'ensemble des thèmes abordés par le Directeur général en consultant la version intégrale de son allocution .

Durant son intervention, M. Matsuura a entre autres tenu à rappeler les fondements de la mission de l'UNESCO. À cet égard, il a rappelé que « l'impératif global consistant à contribuer à l'édification de la paix, à l'élimination de la pauvreté, au développement durable et au dialogue interculturel, qui reste toujours d'une actualité et d'une urgence cruciales, constituera notre énoncé de mission en tant qu'Organisation. »

M. Matsuura a ensuite présenté les cinq grands objectifs stratégiques que poursuivra l'UNESCO et qui constitueront la trame de l'action de son organisation. La promotion de la diversité culturelle s'inscrit parmi ces objectifs. À ce sujet, M. Matsuura a déclaré : « Mais le développement et le dialogue sont d'abord et avant tout des projets humains. Promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix c'est reconnaître que la culture accompagne toute l'activité humaine, et qu'elle est indissociable du développement. C'est aussi démontrer l'importance des échanges et du dialogue pour la cohésion sociale et la réconciliation, et donner toutes ses chances à l'instauration d'une culture de la paix véritable. »

M. Matsuura a poursuivi en présentant les cinq fonction spécifiques à travers lesquelles l'UNESCO soutiendra sa trame d'action. Une des premières fonctions reconnues à l'UNESCO, soutient-il, est celle de « laboratoire d'idées ». À ce sujet, le Directeur général a déclaré : « Par là, on entend la capacité de l'Organisation à engager dans ses différents domaines de compétence des débats au sein de la communauté internationale sur des enjeux globaux de façon informée, critique et réflexive. Les commissions nationales, les chaires, les centres et instituts sont des partenaires irremplaçables à cet égard. (...) La façon dont nous pouvons intégrer les principes de la diversité culturelle et du dialogue interculturel dans les politiques du développement durable en est un autre exemple. Il s'agit là d'un véritable défi pour notre Organisation, qui a entrepris un important travail de réflexion et de clarification des concepts sur la dynamique des cultures. Ce travail se poursuit aujourd'hui dans le cadre de la préparation du prochain Rapport mondial sur la diversité culturelle et de tous nos travaux sur le dialogue interculturel. », a soutenu M. Matsuura.

Le Directeur général a ensuite fait remarquer qu'une autre des cinq fonctions dont s'acquitte l'UNESCO depuis sa création est la « fonction normative ». À ce chapitre, il a déclaré : « Le domaine de la culture a été particulièrement concerné, avec la Déclaration universelle sur la diversité culturelle en 2001, la Convention sur le patrimoine culturel subaquatique la même année, puis en 2003 celle sur le patrimoine immatériel ainsi que la Déclaration sur la destruction intentionnelle du patrimoine culturel, et enfin la Convention sur la diversité des expressions culturelles en 2005. Ces deux dernières conventions ont connu un succès exceptionnel, tant par la rapidité de leur entrée en vigueur que par leur nombre de ratifications - avec respectivement 82 États Parties pour la Convention de 2003 et 70 Parties pour celle de 2005. Les travaux d'élaboration de leurs directives opérationnelles sont en bonne voie, et elles devraient prochainement, l'une et l'autre, commencer à livrer leurs promesses. », a précisé M. Matsuura.

Le Directeur général a ensuite rappelé que, en revanche, la Convention de 2001 ne compte que 15 États Parties à ce jour, et n'est de ce fait toujours pas entrée en vigueur. « C'est donc pour moi l'occasion d'en appeler à vous pour ratifier au plus tôt cette Convention, qui ne mérite pas la désaffection dont elle est l'objet. », a-t-il insisté. Rappelant que sur les 35 Conventions adoptées depuis la création de l'Organisation, 22 concernent le domaine de la culture, M. Matsuura a déclaré : « Ainsi, UNESCO se trouve dotée d'un socle normatif exhaustif, apte à protéger et promouvoir, de manière complémentaire, les multiples aspects de la diversité culturelle. »

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Le président bulgare souligne la contribution de l'UNESCO à l'entente entre les peuples lors de l'ouverture de la Conférence générale, Paris (France)

Le Président de la République de Bulgarie, Georgi Parvanov, a prononcé un fervent plaidoyer en faveur de la diversité culturelle et de l'entente interculturelle lors de l'ouverture de la 34e session de la Conférence générale de l'UNESCO, le 16 octobre 2007.

Le communiqué de presse émis par l'UNESCO à ce sujet précise que, s'adressant aux représentants des États membres de l'UNESCO, réunis à Paris jusqu'au 3 novembre, « le Président a insisté sur l'importance de l'action de l'Organisation en matière d'éducation et de patrimoine; deux domaines qui jouent un rôle important dans le dialogue interculturel ».

« Nous sommes profondément convaincus que la culture est porteuse d'entente et non pas de discorde, que la culture et la solidarité sont des préalables à l'édification d'une paix juste et durable », a déclaré le Président. Évoquant les sommets de chefs d'État et de gouvernement de l'Europe du Sud-Est, organisés sous l'égide de l'UNESCO, à Ohrid en 2003, Tirana en 2004, Opatija (2006) et Bucarest (2007), le Président Parvanov a plaidé pour la poursuite de ces réunions. « Nous, les chefs d'État de l'Europe du Sud-Est, avons constaté que l'avenir de la région est lié à notre avenir européen commun et à celui de l'humanité [...] Nous sommes d'accord sur l'existence de problèmes hérités du passé et sur notre volonté de les surmonter. Mais, ce qui est le plus important, c'est que nous avons des objectifs communs orientés vers une coopération active, la sécurité et la stabilité, la prospérité économique et une meilleure communication. »

Selon le communiqué, le Président a ajouté que « l'éducation au patrimoine culturel et historique est importante pour nous tous qui voulons être des citoyens d'un monde de respect et de diversité de cultures. L'éducation au patrimoine signifie une éducation à la tolérance interethnique, interreligieuse et interculturelle ». Dans cette perspective, le Président Parvanov a poursuivi en soulignant l'engagement de son pays en faveur de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de 2003 et a rappelé que la prochaine session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel se réunira en Bulgarie (février 2008).

Le Président a aussi annoncé la création d'un Centre régional pour la protection du patrimoine immatériel qui sera placé sous l'égide de l'UNESCO.

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L'UNESCO et la Bibliothèque du Congrès signent un accord sur la Bibliothèque numérique mondiale

L'UNESCO et la Bibliothèque du Congrès des États-Unis vont unir leurs forces pour construire une Bibliothèque numérique mondiale suite à un accord signé par Abdul Waheed Khan, Sous-Directeur général de l'UNESCO pour la Communication et l'Information, et le Bibliothécaire du Congrès, James H. Billington, au siège de l'UNESCO à Paris, le 17 octobre 2007.

Dans un communiqué de presse, l'UNESCO précise que la Bibliothèque numérique mondiale numérisera des documents uniques et rares provenant de bibliothèques et d'institutions culturelles du monde entier et les mettra à disposition gratuitement sur Internet. Parmi ces documents figurent des manuscrits, des cartes, des livres, des partitions, des enregistrements sonores, des films, des imprimés et des photographies.

Un prototype de la Bibliothèque numérique mondiale a été présenté et testé devant des délégués des 193 États membres de l'UNESCO qui participaient à la récente Conférence générale de l'Organisation. Ce prototype a été réalisé par la Bibliothèque du Congrès et l'UNESCO et cinq autres institutions partenaires : la Bibliothèque Alexandrina , la Bibliothèque nationale d'Égypte, la Bibliothèque nationale du Brésil, la Bibliothèque nationale de Russie et la Bibliothèque d'État russe. Le prototype fonctionne en arabe, chinois, anglais, français, russe et espagnol, les six langues officielles des Nations Unies, ainsi qu'en portugais. Sa navigation et son moteur de recherche sont organisés par lieu, date, sujet et institution concernée.

Le communiqué rappelle que le projet de Bibliothèque numérique mondiale a été conçu « pour promouvoir la compréhension internationale et interculturelle, améliorer la qualité et la diversité du contenu culturel sur Internet et contribuer à l'éducation et à la recherche universitaire ».

« Les bibliothèques sont des lieux clés pour assurer l'accès universel à l'information et pour construire des sociétés du savoir. », a déclaré le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura. « Nous sommes très contents de poursuivre le développement de l'excellent partenariat que nous entretenons de longue date avec la Bibliothèque du Congrès en travaillant sur des méthodes innovantes pour préserver et rendre accessible la mémoire du monde. »

« Nous nous réjouissons de continuer et d'intensifier notre collaboration avec l'UNESCO, de travailler avec l'Organisation et son personnel afin de permettre aux bibliothèques, aux archives et aux musées du monde entier de nous rejoindre pour rendre leurs trésors culturels accessibles en ligne », a déclaré M. Billington.

L'UNESCO signale que, selon les termes de l'accord, la Bibliothèque du Congrès et l'UNESCO vont coopérer en réunissant des groupes de travail d'experts et autres parties prenantes afin de développer des lignes directrices et des spécification techniques pour le projet, en recrutant de nouveaux partenaires et en obtenant des soutiens de sources publiques et privées.

« L'un des aspects clés du projet est de donner la capacité aux pays en développement de créer des bibliothèques numériques, afin que tous les pays et toutes les régions puissent participer et figurer dans la Bibliothèque numérique mondiale », rappelle l'UNESCO.

Le communiqué fait enfin valoir que ce projet poursuit un travail déjà mené par le Programme de l'UNESCO Mémoire du monde qui cherche à préserver le patrimoine documentaire, lequel patrimoine « (...) est le reflet de la diversité des langues, des peuples et des cultures et constitue le miroir du monde et sa mémoire ».

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Publications récentes

« Internet : un séisme dans la culture ? », par Marc Le Glatin — Juin 2007

Vient de paraître aux Éditions de l'attribut, « Internet : un séisme dans la culture? », de l'auteur Marc Le Glatin.

« Avec la généralisation d'Internet à l'échelle planétaire, nous devons nous préparer à une véritable révolution économique, politique et culturelle. » C'est en ces termes que, sur leur site Internet, les Éditions de l'attribut amorcent la présentation de cet ouvrage.

« Quelles seront les pratiques culturelles de demain alors que les internautes ont imposé sur la Toile une utilisation participative ? La diversité culturelle sera-t-elle renforcée par Internet au détriment de la standardisation des produits culturels de masse ? Les stratégies du marketing seront-elles invalidées par le goût pour la découverte et le partage des ½uvres ? La figure du créateur démiurge résistera-t-elle aux aventures collectives ? » Ce sont là les questions que soulèvent cet essai, rapporte l'éditeur.

Concluant la présentation de ce livre, les Éditions de l'attribut précisent que l'auteur partage avec le lecteur cette cruciale réflexion : « Fragilisées dans leur course aux profits, les majors de l'industrie culturelle hésitent entre contrôle et adaptation alors que, face à l'inéluctable généralisation du téléchargement, seul le scénario de la mutualisation semble en mesure de préserver la liberté de l'internaute et la rémunération des artistes. Il devra être appuyé par d'ambitieuses politiques publiques de la culture (territoriales, nationales et internationales), garantes de la neutralisation des tentatives liberticides. »

Les Éditions de l'attribut vous permettent de télécharger un extrait du présent ouvrage. Nous vous invitons à en faire la lecture.

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Cinema in Smaller European Countries, par Susan Newman-Baudais (Observatoire européen de l'audiovisuel)

À l'occasion du 3e Forum Transpyrénéen de Coproduction audiovisuelle et cinématographique, Susan Newman-Baudais, de l'Observatoire européen de l'audiovisuel, a fait une présentation sur le thème « Cinema in Smaller European Countries ». Le document de cette présentation est maintenant disponible (en anglais) sur Internet. On y analyse, entre autres, le nombre et l'évolution des entrées au cinéma, le nombre d'écrans, le nombre de long métrages produits.

Rappelons que le 3e Forum Transpyrénéen de Coproduction audiovisuelle et cinématographique s'est déroulé le 27 septembre 2007 dans le cadre du Festival international de cinéma de Donostia - San Sebastian.

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Autres actualités d'intérêt

Conférence « Institutionnalisation de la Culture et Gestion culturelle », Madrid (Espagne)

La conférence « Institutionnalisation de la culture et Gestion culturelle » a pour objectif d'offrir l'occasion aux professionnels de la culturel de réfléchir sur le rôle croissant de la culture dans la vie sociale et politique du 21e siècle et de fournir une information de première main sur les projets, réseaux et débats actuels.

Le programme de la conférence prévoit, entre autres, un débat sur le thème « La dialéctica entre el proceso de homogeneización cultural y el de protección y promoción de la diversidad cultural » (La dialectique entre le processus d'homogénéisation culturelle et celui de la protection et de la promotion de la diversité culturelle).

La conférence aura lieu à Madrid (Espagne), les 14, 15 et 16 novembre 2007, au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía.

Pour plus d'information, nous vous invitons à consulter le programme de la conférence (en espagnol) et à visiter le site Internet dédié à cet événement.

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Promotion et préservation de l'artisanat dans les États arabes, Sultanat d'Oman et Royaume d'Arabie saoudite

Du 21 au 31 octobre 2007, à Muscat (Sultanat d'Oman) et à Riyad (Royaume d'Arabie saoudite), se déroule un atelier sur la promotion et la préservation de l'artisanat dans les États arabes. L'UNESCO précise que cet atelier a pour objectif de sensibiliser le public à l'importance de l'artisanat et de promouvoir la diversité et la qualité des objets produits ainsi que le statut social des artisans.

  • 21-23 octobre - Atelier semi-régional (Sultanat d'Oman)
    Deux experts participent à cet atelier qui réunit des participants de tous les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar).
  • 29-31 octobre - Atelier de formation (Riyad, Royaume d'Arabie saoudite)
    Deux experts dirigent l'atelier de formation qui inclut des participants du Royaume d'Arabie saoudite.

Personne contact :

Mme Abdel-Sattar Muna, Bureau de l'UNESCO au Qatar

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