Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 7, no 35, lundi 29 octobre 2007

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Autres actualités d'intérêt



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

C'est le 18 mars 2007, qu'est entrée en vigueur la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. La première Conférence des Parties à cette Convention s'est déroulée du 18 au 20 juin 2007, à Paris (France), donnant ainsi le coup d'envoi à sa mise en œuvre.

Au moment d'écrire ces lignes, 69 États ont ratifié ce traité. Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l'ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d'États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l'acceptent, l'approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

UNESCO — Neuf nouveaux membres élus au Comité du patrimoine mondial

Dans un communiqué de presse émis le 25 octobre 2007, l'UNESCO annonce que neuf nouveaux membres ont été élus au Comité du Patrimoine mondial. Composé de 21 membres, il est chargé de la mise en œuvre de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel.

L'Australie, Bahreïn, la Barbade, le Brésil, la Chine, l'Égypte, la Jordanie, le Nigéria, et la Suède ont été élus pour un mandat de quatre ans. L'UNESCO rappelle que l'élection a eu lieu au cours de l'Assemblée générale des 184 États parties à la Convention qui se réunissent tous les deux ans, lorsque leurs représentants se rendent au siège de l'UNESCO à Paris pour assister à la Conférence générale de l'Organisation.

Le communiqué signale que les nouveaux membres ont été élus pour succéder aux neuf États parties dont le mandat au Comité du Patrimoine mondial est arrivé à son terme : le Bénin, le Chili, l'Inde, le Japon, le Koweït, la Lituanie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et les Pays-Bas.

Le Comité du patrimoine mondial se réunit chaque année pour inscrire des biens sur la Liste du Patrimoine mondial qui compte actuellement 851 sites répartis dans 141 États parties. Le Comité évalue aussi l'état de conservation des biens inscrits et définit les actions à mener en vue de leur sauvegarde.

L'Assemblée générale des États parties a été ouverte par le Directeur général de l'UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, qui a décrit le Patrimoine mondial « comme une des activités phares de l'UNESCO. Il a poursuivi en invitant les États membres à œuvrer pour une synergie harmonieuse entre les trois principaux instruments de l'Organisation au service de la diversité culturelle : la Convention du Patrimoine mondial de 1972, la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de 2003 et la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005. »

Le communiqué signale que le Directeur général a par ailleurs mis l'accent sur les projets visant à impliquer davantage le Secteur des sciences de l'UNESCO dans les opérations du Centre du patrimoine mondial. En outre, ajoute l'UNESCO, le sous-directeur général pour les sciences exactes et naturelles, M. Walter Erdelen, a évoqué « la nécessité de développer la complémentarité entre les sciences et la culture, notamment dans les 80 sites qui relèvent à la fois du Programme L'homme et la biosphère (MAB) et du Patrimoine mondial. »

Sur le même sujet, la sous-directrice générale pour la Culture, Mme Françoise Rivière, a attiré l'attention des États parties « sur la nécessité de renforcer le lien entre biodiversité et diversité culturelle et d'améliorer l'interdisciplinarité qui, a-t-elle souligné, existe déjà, notamment lorsque la technologie spatiale est utilisée pour surveiller l'état des sites du Patrimoine mondial. »

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Message du directeur général de l'UNESCO à l'occasion de la Journée mondiale du patrimoine audiovisuel

Dans un message rendu public à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale du patrimoine audiovisuel, le directeur général de l'UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, rappelle que les documents audiovisuels — c'est-à-dire les images en mouvement et les enregistrements sonores — nous fournissent de précieux accès au passé. « Ils nous font pénétrer dans les drames collectifs de notre histoire récente, ils nous permettent de voir directement comment une discipline artistique était pratiquée, ils nous montrent des gens qui vaquent à leurs occupations dans des milieux qui peuvent avoir énormément changé — et il se peut du reste que leurs modes d'occupation aient changé tout autant. Ils nous en apprennent énormément sur nous-mêmes et sur les autres, sur ce que nous avons été, et sur ce qui nous a fait ce que nous sommes. »

Le directeur général précise que l'an dernier, à la 33e session de la Conférence générale de l'UNESCO, les États membres ont déclaré le 27 octobre Journée mondiale du patrimoine audiovisuel, en soulignant que les éléments de ce patrimoine « portent un témoignage important et souvent unique sur l'histoire économique, politique et sociale, sur l'évolution de l'éducation, sur le savoir scientifique et sur la diversité des cultures des différentes nations et communautés, ainsi que sur l'évolution de la nature de l'univers et sur d'autres phénomènes ». Les auteurs de cette résolution, précise M. Matsuura, « étaient pleinement sensibles à l'extraordinaire fragilité de ces archives et au fait que les efforts pour les préserver peuvent être extrêmement coûteux, au point d'être pratiquement hors de portée de nombreux pays ».

Parlant de cette fragilité, le Directeur général fait valoir que, inondations et incendies, tempêtes et séismes peuvent faire disparaître ce patrimoine du jour au lendemain. La guerre, le vol et le vandalisme, sans parler de la simple négligence, ont détruit et continuent de détruire de nombreuses collections. Également, ajoute M. Matsuura, l'humidité, la chaleur, la poussière et les sels présents dans le milieu ambiant jouent également leur rôle; des pertes sont provoquées par l'obsolescence technique ainsi que par la dégradation physique qui touche non seulement les images et les enregistrements sonores anciens, mais aussi les « nouveaux » médias numériques.

Le Directeur général de l'UNESCO rappelle que « sauvegarder le patrimoine audiovisuel est une entreprise très complexe qui exige toute une gamme de solutions juridiques, institutionnelles, techniques et financières. Si rien n'est fait, précise-t-il, des chapitres entiers de ce patrimoine auront disparu dans moins de dix ans, ce qui entraînera un appauvrissement irréparable de la mémoire, la culture et l'identité de l'humanité. »

À l'occasion de cette première célébration de la Journée mondiale du patrimoine audiovisuel, M. Matsuura en a appelé aux gouvernements, aux organisations internationales, à la société civile et au secteur privé « pour qu'ils donnent au patrimoine audiovisuel la reconnaissance qu'il mérite et, surtout, les ressources essentielles à sa préservation. C'est à cette condition seulement que nous pourrons permettre aux générations futures de jouir du patrimoine qui est encore entre nos mains, a-t-il conclu ».

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Bibliothèque et Archives Canada célèbre la Journée mondiale du patrimoine audiovisuel, instituée par l'UNESCO

Bibliothèque et Archives Canada invite la population canadienne à célébrer, le 27 octobre, la Journée mondiale du patrimoine audiovisuel.

Le communiqué émis à ce sujet précise que Bibliothèque et Archives Canada (BAC), de concert avec d'autres archives de partout dans le monde, ont été invités à présenter des séquences intégrées à une bande-annonce qui sera projetée tout au long de la Conférence générale annuelle de l'UNESCO. Cette bande-annonce reprend le thème de la conférence intitulée « Planet Earth: From Place to Space » [La planète Terre : du lieu à l'espace]. Chaque délégué en recevra une copie. Le communiqué rappelle que, pour sa participation, BAC propose des séquences tirées de deux grands classiques du cinéma canadien, Back to God's Country (1919) et The Viking (1931), et d'un documentaire de voyage, Gem of the Rockies (1933), réalisé par le gouvernement du Canada.

« Imaginez les milliers d'histoires que la collection de BAC, par le biais de films, d'enregistrements audio, de musique et de programmes télévisés ou radiodiffusés, vous fera découvrir » a déclaré Ian E. Wilson, bibliothécaire et archiviste du Canada. « Ces histoires nous définissent en tant que Canadiennes et Canadiens; il est essentiel que nous préservions ces enregistrements clés de la culture, qui construisent notre histoire et notre identité, mais dont bénéficieront aussi les générations futures. »

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Publications récentes

Bulletin d'information « Accords bilatéraux et diversité culturelle »

L'édition du 9 octobre 2007 du Bulletin d'information « Accords bilatéraux et diversité culturelle » est maintenant disponible sur le site Internet du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) de l'Université du Québec à Montréal.

Les sujets couverts dans ce numéro sont les suivants :

  • OMC : les États-Unis accusent la Chine de violation des droits de propriété intellectuelle
  • L'Europe impose ses droits de propriété intellectuelle aux pays ACP
  • La Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle est née
  • Actualités :
  • L'Europe récompense son cinéma
  • Le Costa Rica dit oui au Traité de libre-échange entre l'Amérique centrale et les États-Unis

Cette publication est disponible en ligne (en français). Nous vous invitons à en prendre connaissance.

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Tous les numéros de la revue « Oralidad » sont disponibles en format numérique sur le Portail de la culture de l'Amérique latine et des Caraïbes

Vous pouvez désormais consulter sur le Portail de la culture de l'Amérique latine et des Caraïbes tous les numéros de «  Oralidad  ». Publiée depuis 1988 grâce au soutien financier du Bureau régional de l'UNESCO pour la Culture pour l'Amérique latine et les Caraïbes, cette revue est dédiée à la promotion et la sauvegarde des traditions orales d'Amérique latine et des Caraïbes. On y retrouve des articles rédigés par des chercheurs et auteurs de renom de cette région et du reste du monde.

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

L'Organisation internationale de la Francophonie lance un projet de Volontariat francophone

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lance un projet de Volontariat francophone. L'OIF précise que ce projet-pilote qui encourage la mobilité Sud-Sud, permet à des volontaires âgés de 21 à 35 ans de valoriser leurs compétences tout en contribuant à des actions en faveur du développement.

Les trois domaines d'intervention du projet de volontariat francophone sont :

  • La promotion et le renforcement du français dans un contexte multilingue;
  • Les technologies de l'information et de la communication comme supports dans les domaines de l'éducation et de la culture;
  • Le renforcement des capacités locales en développement économique, social et culturel.

Le premier appel à candidatures pour la sélection de 21 volontaires est ouvert du 24 octobre au 23 novembre 2007. Les jeunes ressortissants de pays membres de l'OIF, répondant aux critères d'éligibilité et souscrivant aux valeurs du volontariat francophone sont invités à postuler selon les modalités définies par l'OIF afin d'offrir leurs compétences pendant 12 mois au profit d'actions mises en œuvre, dans 9 pays, par l'OIF, l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), l'Association internationale des Maires francophones (AIMF) et les partenaires de la Francophonie.

Le projet de volontariat francophone est un projet de l'OIF pour les années 2007-2009 souhaité par le Secrétaire général de la Francophonie et adopté par le XIe Sommet des chefs d'États et de gouvernements de la Francophonie (Bucarest, 2006). S'inscrivant dans les actions de coopération de l'OIF en faveur de la jeunesse, il est, dans un premier temps, mené conjointement avec l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l'Association internationale des Maires francophones (AIMF) et a vocation à associer TV5, l'Université Senghor et les partenaires de l'espace francophone.

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Autres actualités d'intérêt

Prix d'excellence de l'administration publique 2007 de l'Institut d'administration publique de Québec

Chaque année, l'Institut d'administration publique de Québec (IAPQ) souligne les réalisations remarquables du secteur public et rend hommage à ceux et celles qui en sont les maîtres d'œuvre. Parmi les distinctions décernées, un prix Réalisation sera remis à une organisation de la fonction publique québécoise ayant mis en œuvre une réalisation novatrice dont l'impact pour la clientèle est significatif.

Pour l'édition 2007, dans la catégorie Fonction publique, le jury de l'IAPQ a retenu parmi les finalistes la candidature conjointe de trois ministères du gouvernement du Québec, soit le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, le ministère des Relations internationales, en collaboration avec le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, pour leur travail exceptionnel tout au long du processus ayant mené à l'adoption de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l'UNESCO. Ces ministères ont travaillé aussi bien à la conception de ce traité qu'à sa promotion.

Les gagnants seront dévoilés le 14 novembre 2007 lors d'un gala au Centre des congrès de Québec (Canada).

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