Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 7, no 37, lundi 12 novembre 2007

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

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Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

C’est le 18 mars 2007, qu’est entrée en vigueur la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. La première Conférence des Parties à cette Convention s’est déroulée du 18 au 20 juin 2007, à Paris (France), donnant ainsi le coup d’envoi à sa mise en œuvre.

Au moment d’écrire ces lignes, 74 États ont ratifié ce traité. Nous tenons à souligner que le Paraguay a récemment déposé son instrument de ratification auprès de l’UNESCO et figure désormais au nombre des États Parties à la Convention.

Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l’ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d’États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l’acceptent, l’approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

Le gouvernement du Canada réitère son engagement envers TV5 MONDE

La ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine et des Langues officielles, Mme Josée Verner, a profité de la Conférence des ministres responsables de TV5, à Lucerne, en Suisse, pour réaffirmer son appui au caractère multilatéral et à la mission de TV5 MONDE et de TV5 Québec Canada.

Dans un communiqué de presse publié le 9 novembre 2007, la ministre Verner a déclaré : « Le gouvernement du Canada est convaincu que TV5MONDE est un outil important pour la promotion des valeurs de la Francophonie aux quatre coins du monde. Je profite donc de cette rencontre pour réitérer l'engagement de notre gouvernement envers TV5MONDE et rappeler à tous nos partenaires qu'il est essentiel de conserver le caractère multilatéral et pluraliste de cette chaîne. »

La Conférence des ministres responsables de TV5 réunit tous les deux ans des représentants de la France, de la Communauté française de Belgique, de la Suisse, du Canada et du Québec. La présidence des ministres responsables de TV5 est exercée par la Suisse depuis 2006. Le communiqué signale que le Canada assumera la prochaine présidence, en 2008-2009. « Dans la perspective du réaménagement de la politique audiovisuelle extérieure de la France, le Canada a réitéré l'importance qu'il accorde à cet extraordinaire outil de communication qu'est TV5 pour la Francophonie et la diversité culturelle », précise le communiqué de presse de Patrimoine canadien.

Enfin, la ministre Verner déclare : « En diffusant des émissions de qualité aux quatre coins du globe, TV5 assure le rayonnement du fait français, tout en contribuant au dynamisme de la francophonie d'ici et d'ailleurs. Nul doute que TV5 est une ressource indispensable à la coopération entre les États francophones et à l'expression de la diversité des cultures sur la scène internationale. »

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La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec réitère l’importance de préserver le caractère multilatéral de TV5 Monde et annonce une hausse de la contribution financière du Québec

Les 8 et 9 novembre 2007, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, Mme Christine St-Pierre, a participé à la XXe Conférence des ministres responsables de TV5 qui s’est tenue à Lucerne, en Suisse. Elle y a défendu le caractère multilatéral de TV5 Monde et a annoncé l’augmentation de la contribution financière du Québec.

« TV5 Monde est un accomplissement primordial de la coopération francophone issu de la volonté de nos gouvernements d’assurer l’expression de la diversité des cultures. Son caractère multilatéral témoigne de façon magistrale de la richesse de la production télévisuelle de la francophonie et lui donne un rayonnement international », a déclaré la ministre.

Le communiqué de presse émis à cette occasion souligne que les ministres responsables de TV5 ont pris connaissance du rapport présenté par un comité d’experts dont le mandat était d’analyser les rapprochements techniques possibles entre TV5 Monde et France 24, parallèlement à la réforme de l’audiovisuel extérieur français susceptible de modifier la dimension mondiale et multilatérale de TV5.

Dans son communiqué, madame St-Pierre ajoute : « Nous avions des inquiétudes quant au projet de réforme français. Nous sommes maintenant rassurés car nous avons l’assurance que les partenaires travailleront ensemble en toute transparence. »

Sur la base de leurs discussions, rappelle le communiqué, les ministres ont souhaité que la partie française prépare un document au sein d’un groupe de travail intergouvernemental, en tenant compte des considérations propres des gouvernements partenaires, afin de déboucher, vers la mi-décembre, sur une entente satisfaisante devant être validée par les ministres avant la fin du premier trimestre 2008.

En outre, la ministre St-Pierre a annoncé une hausse de 2,5 % de la participation financière du Québec à TV5 Monde en 2008 en plus d’une somme de 300 000 $ pour la poursuite de la mise en œuvre de son plan stratégique 2006-2009.

Les ministres ont également reçu les résultats du plan stratégique de TV5 Monde adopté en 2005 qui, précise le communiqué, « s’avèrent plus que satisfaisants ». « En effet, on constate une nette amélioration au chapitre de la conquête et de la fidélisation des publics due à une politique de programmation régulière, une modularité de la grille pour prendre en compte les décalages horaires et une adaptation aux habitudes de consommation locales. Les efforts les plus importants ont porté sur le sous-titrage et les programmes jeunesse », ajoute le communiqué.

La ministre St-Pierre déclare enfin : « TV5 revêt une importance capitale pour le Québec car il constitue un outil irremplaçable lui permettant d’affirmer son identité linguistique dans un continent anglo-saxon. »

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La Conférence générale définit la stratégie de l’UNESCO pour les six ans à venir

La 34e session de la Conférence générale de l’UNESCO qui s’est achevée le 2 novembre 2007 a été marquée par l’adoption de la stratégie de l’Organisation pour les six années à venir et de son nouveau programme et budget (2008-2009).

Organe suprême de l’UNESCO, la Conférence générale réunit tous les deux ans les représentants de tous les États membres (au nombre de 193, avec la récente adhésion du Monténégro et le retour de Singapour). L’UNESCO signale que près de 4 000 participants - dont 10 chefs d’État et de gouvernement, et plus de 270 ministres ou vice ministres - ont assisté à cette session qui s’est tenue au siège de l’Organisation du 16 octobre au 2 novembre et qui a été présidée par Georges N. Anastassopoulos, Ambassadeur et Délégué permanent de la Grèce auprès de l’Organisation.

Le communiqué de presse de l’UNESCO rappelle que, conformément au rôle qui lui est dévolu par l’Acte constitutif de l’Organisation, à savoir « déterminer l’orientation et la ligne de conduite générale de l’UNESCO », la Conférence générale a passé en revue l’ensemble des Programmes de l’Organisation. La Stratégie à moyen terme (2008-2013) et le programme et budget pour 2008-2009 ont été adoptés à cette occasion.

L’UNESCO ajoute entre autres : « Cette stratégie, qui se veut ajustable, pose cinq objectifs primordiaux : assurer une éducation de qualité pour tous et l’apprentissage tout au long de la vie ; mobiliser le savoir et la politique scientifiques au service du développement durable ; faire face aux nouveaux défis sociaux et éthiques ; promouvoir la diversité culturelle et le dialogue interculturel ; édifier des sociétés du savoir inclusives grâce à l’information et la communication. »

Pour en apprendre davantage sur les résultats de la récente Conférence générale de l’UNESCO, nous vous invitons à consulter le communiqué de presse émis par l’UNESCO au terme de l’événement. Ou encore, rendez-vous sur le site Internet de l’UNESCO, à la section dédiée à la Conférence générale.

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Message du Directeur général de l’UNESCO en vue de la célébration de « 2008 Année internationale des langues », « Les langues, ça compte ! »

L’année 2008 a été proclamée Année internationale des langues par l’Assemblée générale des Nations Unies. À ce sujet, dans un message rendu public le 5 novembre 2007, le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, rappelle que l’UNESCO, chargée d’en coordonner les activités, « entend assumer de manière résolue son rôle de chef de file ».

M. Matsuura précise en outre que son organisation est parfaitement consciente de l’importance cruciale des langues au vu d’un grand nombre de défis auxquels l’humanité devra faire face dans les prochaines décennies. Il estime, entre autres, que les langues sont essentielles pour l’identité des groupes et des individus, et pour leur coexistence pacifique. « Elles constituent un facteur stratégique pour la progression vers un développement durable, et pour une articulation harmonieuse entre le global et le local, a-t-il ajouté ».

Le Directeur général ajoute que, par ailleurs, la diversité culturelle est étroitement liée à la diversité linguistique, comme le rappellent la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle et son Plan d’action (2001), la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) et la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005).

Dans quelques générations, plus de 50 % des 7 000 langues parlées dans le monde risquent d’avoir disparu, rappelle M. Matsuura. Après avoir souligné l’urgence d’agir, le Directeur général indique que l’UNESCO invite les gouvernements, les organismes des Nations Unies, les organisations de la société civile, les institutions éducatives, les associations professionnelles et toutes les autres parties prenantes à multiplier leurs activités propres en faveur du respect, de la promotion et de la protection de toutes les langues, particulièrement les langues en danger, dans toutes les situations de la vie individuelle et collective. « Que ce soit par des initiatives dans le domaine de l’éducation, du cyberspace, de l’environnement lettré; que ce soit par des projets portant sur la sauvegarde des langues en danger ou sur la promotion des langues comme outil d’intégration sociale; que ce soit pour explorer le lien entre langues et économie, entre langues et savoirs autochtones ou entre langues et création, il est important de promouvoir partout l’idée que " les langues, ça compte !"», déclare M. Matsuura.

Le Directeur général ajoute que la date du 21 février 2008, neuvième édition de la Journée internationale de la langue maternelle, « revêtira dans ce contexte une importance toute particulière, et constituera une échéance particulièrement propice au lancement d’initiatives pour la promotion des langues. Notre objectif commun est de faire reconnaître, au niveau national, régional et international, l’importance de la diversité linguistique et du multilinguisme dans les systèmes éducatifs, administratifs et juridiques, dans les expressions culturelles ainsi que dans les médias, le cyberespace et les échanges commerciaux. L’Année internationale des langues 2008 constituera une occasion unique pour avancer de manière décisive dans la réalisation de ces objectifs », conclut M. Matsuura.

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Publications récentes

Économie politique du commerce international de biens et services culturels. Le cas du Canada et du Québec, par Sylvain Zini

L’Observatoire des Amériques annonce la publication d’un dossier de recherche réalisé par Sylvain Zini : « Économie politique du commerce international de biens et services culturels. Le cas du Canada et du Québec ». (Dossier de recherche. Novembre 2007)

Ce dossier traite exclusivement de la production culturelle marchande du Canada et du Québec également. L’Observatoire précise que, plus précisément, l’auteur analyse la place des échanges internationaux de biens et services culturels réalisés par le Canada et il tâche en même temps d’en indiquer la part du Québec. En outre, à travers l’analyse de différents sous-secteurs existants, le dossier tente de définir les créneaux de spécialisation du Canada au sein de cette industrie, « un exercice que, faute de données, il n’est pas possible de répéter pour le Québec », précise l’Observatoire.

L’Observatoire des Amériques est une activité du Centre Études Internationales et Mondialisation (CEIM). Le CEIM est rattaché à la Faculté de science politique et de droit ainsi qu’à l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) de l’Université du Québec à Montréal.

Vous pouvez consulter ce dossier de recherche en ligne (en français).

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Document d’information - La société civile et la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005)

Ce rapport, préparé à la demande du Secrétariat de l’UNESCO, offre une vue d’ensemble du terme « société civile » qui comprend les définitions existantes, les fonctions des organisations de la société civile, l’évaluation des capacités de la société civile ainsi que les modalités d’interaction et de coordination.

Vous trouverez ce document d’information (en français et en anglais) dans la liste des documents que l’UNESCO rend disponibles sur son site Internet en vue de la première session ordinaire du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles qui aura lieu du 10 au 13 décembre 2007, à Ottawa, Canada.

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Autres actualités d'intérêt

Invitation à soumettre un article : 15e conférence internationale de l’Association for Cultural Economics International (ACEI)

En prévision de sa 15e conférence internationale, l’Association for Cultural Economics International (ACEI) lance une invitation à soumettre un article sur un des divers aspects de l’économique de la culture. La Northeastern University sera l’hôte de cette conférence. L’événement se déroulera du vendredi 13 juin au dimanche 15 juin 2008, à Boston (États-Unis). Pour obtenir de plus amples informations (en anglais) sur la conférence, sur cette invitation et sur l’atelier pré-conférence destiné aux jeunes chercheurs qui aura lieu le 12 juin en après-midi, nous vous invitons à vous rendre à cette adresse : http://www.acei.neu.edu.

Cette invitation à soumettre un article s’adresse aux gestionnaires, responsables de l’élaboration de politiques, professionnels du secteur culturel, professeurs, chercheurs, membres ou non de l’ACEI, qui s’intéressent au domaine de l’économique appliqué aux disciplines suivantes : arts, patrimoine, médias, industries culturelles, politique culturelle, domaines connexes. Les articles sélectionnés seront présentés à divers moments de la conférence, généralement regroupés par groupes de quatre, à l’intérieur d’une même session. Les articles pourront ensuite être déposés sur le site Internet de l’ACEI, à titre de documents de référence.

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