Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 8, no 34, lundi 20 octobre 2008

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

À l’occasion de la première Conférence des Parties à la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, le Comité intergouvernemental a reçu le mandat d’élaborer les directives opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre de la Convention. Le Comité intergouvernemental a tenu une première réunion, ordinaire, à Ottawa, Canada, du 10 au 13 décembre 2007, et une seconde, extraordinaire, à Paris, France, du 24 au 27 juin 2008. D’autres rencontres du Comité auront lieu d’ici la prochaine Conférence des Parties, prévue aux environs du mois de juin 2009, à Paris.

Au moment d’écrire ces lignes, 91 États ont ratifié ce traité. Nous tenons à souligner que, le 2 octobre 2008, la Barbade a déposé son instrument de ratification auprès de l’UNESCO et figure désormais au nombre des États Parties à la Convention.

Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l’ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d’États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l’acceptent, l’approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

La ministre des Relations internationales du Québec dresse le bilan de la 24e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie

À la suite de la 24e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF), tenue à Québec, la ministre québécoise des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Mme Monique Gagnon-Tremblay, a tenu à souligner les avancées positives de la Francophonie, mais aussi la nécessité de poursuivre les efforts amorcés dans la résolution de ses défis.

Dans un communiqué de presse émis à ce sujet le 16 octobre 2008, la ministre Gagnon-Tremblay a notamment tenu à rappeler que cette 24e session de la CMF aura, entre autres, permis aux ministres responsables de la Francophonie de s’entendre « sur la nécessité de mieux faire connaître les nombreuses actions de l’Organisation [internationale de la Francophonie] aux populations des pays membres ». « Menées au quotidien, ces actions visent notamment à promouvoir la langue française et la diversité culturelle, les droits de la personne et l’égalité entre les hommes et les femmes, l’éducation et la formation des jeunes ainsi que le développement durable des communautés de l’espace francophone », a déclaré Mme Gagnon-Tremblay.

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Suisse : entrée en vigueur de deux importantes Conventions de l'UNESCO pour la culture

Depuis le 16 octobre 2008, la Suisse est désormais pleinement partie à la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et à la Convention de 2005 sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles. « Ces deux instruments dont elle a voulu se doter la propulsent parmi les pays, une centaine, qui ont fait le choix de la tradition et de la création, de l'enrichissement des identités culturelles, de l'ancrage de la culture dans l'agenda national et international », indique la Confédération suisse.

Le communiqué de presse de la Confédération suisse rappelle que la ratification par la Suisse de ces deux textes « a été massivement soutenue au cours des dernières années par toutes les instances concernées, notamment par une démarche participative très active de la société civile lors d'auditions et de consultations publiques ».

La nouvelle précise ensuite « [qu’]en rejoignant les nombreux États devenus parties à ces Conventions, la Suisse s'engage à mettre en œuvre les mesures nécessaires pour d'une part permettre le maintien et la vivacité de la culture traditionnelle présente sur son territoire - un patrimoine vivant dont la transmission est assurée par ses porteurs, de génération en génération -, d'autre part assurer une diversité de la création et de l'offre culturelle comme éléments d'enrichissement et d'épanouissement des cultures, mais aussi comme instruments de coopération et de solidarité. »

Afin de développer au plus tôt les outils qui permettront à la Suisse de répondre aux engagements pris, précise le communiqué, des initiatives sont déjà en cours et d'autres seront prises, « dans un esprit de coopération et une volonté d'avancer partagés par tous les acteurs concernés ».

Le communiqué note ensuite, qu’en étroite coopération avec la Commission suisse pour l'UNESCO, les cantons et les détenteurs du patrimoine vivant, l'Office fédéral de la culture est en train d'élaborer des propositions pour établir l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en Suisse. Elles seront présentées et discutées avec les porteurs de ce patrimoine et toutes les personnes de la société civile intéressées par la tradition et son devenir lors d'une rencontre d'information et de consultation qui aura lieu lundi 17 novembre 2008 à Berne - une initiative de la Commission suisse pour l'UNESCO, soutenue par l'Office fédéral de la culture.

S'agissant de la diversité culturelle, le communiqué de presse signale enfin que la Coalition suisse pour la diversité culturelle et la Commission suisse pour l'UNESCO ont le projet d'établir d'ici un an, sur la base de l'analyse, de l'expertise et de la concertation, une Feuille de route « pour que la diversité culturelle ne reste pas qu'un slogan, au niveau politique comme sur le terrain, en Suisse et dans le monde ».

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Agenda 2020 : les ministres européens adoptent un programme pour l’avenir de la politique de jeunesse

« Les ministres de la Jeunesse et d’autres décideurs politiques de haut niveau des 49 pays signataires de la Convention culturelle européenne ont adopté le programme général des activités du Conseil de l’Europe dans le domaine de la jeunesse pour la décennie à venir. » Ils étaient réunis à la 8e Conférence des ministres européens responsables de la Jeunesse, qui a pris fin le samedi 11 octobre 2008, à Kiev.

Le communiqué de presse du Conseil de l’Europe rappelle, entre autres, que « la déclaration finale de la conférence – l’Agenda 2020 – indique quelles doivent être les priorités de la politique de jeunesse, aujourd’hui et au cours des dix prochaines années, dans les trois axes principaux : droits de l’homme et démocratie, diversité culturelle et dialogue interculturel, inclusion sociale des jeunes ».

Au sujet de l’axe portant sur la diversité culturelle et le dialogue interculturel, la Déclaration finale précise que les ministres responsables de la jeunesse des 49 États signataires de la Convention culturelle européenne, réunis à Kiev, conviennent, que la question suivante doit être considéré prioritaire pour la politique et l’action du Conseil de l’Europe dans le domaine de la jeunesse : « Vivre ensemble dans des sociétés plurielles, en s’attachant plus particulièrement, [entre autres], à donner aux jeunes la capacité de promouvoir, dans leur vie de tous les jours, la diversité culturelle ainsi que le dialogue et la coopération interculturels ».

Pour en apprendre davantage, nous vous invitons à prendre connaissance de la Déclaration de Kiev – Agenda 2020 .

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Publications récentes

Contributions écrites des Parties relatives à la mise en œuvre de l’article 13 de la Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

En prévision de la deuxième session ordinaire du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qui se tiendra du 8 au 12 décembre 2008, vous pouvez maintenant consulter, sur le site Internet de l’UNESCO, le document d’information présentant les contributions écrites des Parties relatives à la mise en œuvre de l’article 13 (Développement durable) de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

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Convention-cadre pour la protection des minorités nationales - Recueil des textes (5e édition) (2008)

Le Conseil de l’Europe annonce la publication de l’ouvrage « Convention-cadre pour la protection des minorités nationales - Recueil des textes (5e édition) (2008) ».

Sur son site Internet, le Conseil écrit : « La protection des minorités nationales est une question fondamentale pour le Conseil de l’Europe et la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales est l’une des réalisations majeures en ce domaine. L’entrée en vigueur de la Convention-cadre, le 1er février 1998, fut en effet un événement capital, dans la mesure où celle-ci représente le premier instrument multilatéral juridiquement contraignant consacré à la protection des minorités nationales en général. Largement reconnue, elle a rapidement vu s'accroître son nombre de ratifications. »

Le Conseil de l’Europe précise que le but de ce recueil est d’offrir à toutes les personnes intéressées par la protection des minorités nationales une compilation, facile à consulter, des textes fondamentaux portant sur la Convention-cadre. Outre la Convention-cadre et son rapport explicatif, ce recueil comprend des textes ayant trait au mécanisme de suivi en général et au comité consultatif en particulier. On y trouve aussi l’état des signatures et des ratifications, ainsi que les déclarations et les réserves formulées.

Vous pouvez commander cet ouvrage à la librairie en ligne du Conseil de l’Europe

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Renforcement du français en Europe : l'Organisation internationale de la Francophonie signe un accord avec la Moldavie

Le 13 octobre 2008, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a conclu avec la République de Moldavie, un mémorandum pour le renforcement des capacités de travail en français des diplomates et fonctionnaires moldaves. L’OIF précise qu’elle poursuit ainsi « son appui à l’enseignement du français, la préservation de son statut et de son usage dans les organisations internationales. »

Le communiqué de presse de l’OIF souligne que ce mémorandum, conclu en partenariat avec la Communauté française de Belgique, le Grand-Duché du Luxembourg et la France, couvre une période de trois ans et prévoit la participation de 800 diplomates et fonctionnaires à des cours de français spécialisés en langue administrative et des relations internationales, via l’Alliance française de Chisinau.

Le communiqué stipule que, lors du XIe Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie (Bucarest, 2006), « l’OIF avait obtenu de ses États et gouvernements un engagement clair à faire progresser l’usage du français dans les organisations internationales et régionales ». L’OIF rappelle qu’elle a signé à ce jour des mémorandums avec 15 États européens. Le programme de coopération qu’elle a mis en place permet chaque année la formation au français de près de 13 000 diplomates et fonctionnaires dans quelque 25 capitales. Pour assurer ces formations, ajoute le communiqué, des accords-cadres et des partenariats ont été conclus entre l’OIF et les organismes de formation dans les capitales européennes : alliances et instituts culturels français, écoles nationales d’Administration, Instituts diplomatiques des ministères des Affaires étrangères et d'Institutions de formation à la fonction publique.

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