Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 8, no 18, lundi 26 mai 2008

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Autres actualités d'intérêt



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

À l’occasion de la première Conférence des Parties à la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, le Comité intergouvernemental a reçu le mandat d’élaborer les directives opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre de la Convention. Le Comité intergouvernemental a tenu une première réunion, à Ottawa, Canada, du 10 au 13 décembre 2007. D’autres rencontres du Comité auront lieu d’ici la prochaine Conférence des Parties, prévue aux environs du mois de juin 2009, à Paris, France.

Au moment d’écrire ces lignes, 80 États ont ratifié ce traité. Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l’ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d’États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l’acceptent, l’approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

Déclaration de la ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine et des Langues officielles à l’occasion de la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement

« Au cours des dernières années, l’élaboration de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a exigé beaucoup de temps et d’efforts. Toutefois, seule sa mise en œuvre pourra en révéler toute la portée. À cette fin, le Canada continuera à promouvoir l’acceptation de la Convention par le plus grand nombre de pays possible afin qu’elle puisse soutenir la diversité de l’expression culturelle partout au monde. » Ainsi s’exprimait la ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine et des Langues officielles, Mme Josée Verner, à l’occasion de la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement, le 21 mai dernier.

Poursuivant sa déclaration, la ministre Verner a indiqué : « Le Canada a toujours joué un rôle de chef de file en matière de diversité culturelle. ». Après avoir adopté la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles à la 33e Conférence annuelle de l’UNESCO, le Canada est devenu le premier pays à l’accepter officiellement, rappelle la déclaration. La Convention est entrée en vigueur le 18 mars 2007. En 2008, 80 autres pays se sont joints au Canada et ont officiellement ratifié la Convention.

« La Convention reconnaît la nature sociale et économique des biens et des services culturels comme les livres, les films et les émissions de télévision », a indiqué la ministre Verner. « De plus, elle réaffirme le droit des nations de prendre des mesures pour soutenir la diversité de leur expression culturelle », a-t-elle enchaîné.

À titre de membre du Comité intergouvernemental responsable de la mise en œuvre de la Convention et de la promotion de ses objectifs, « le Canada conserve son rôle de chef de file et continue à travailler à la mise en œuvre de la Convention et à l’atteinte de résultats concrets ». À cet égard, Mme Verner a signalé que le Canada a annoncé en 2007 le versement d’une contribution de 500 000 dollars au Fonds international pour la diversité culturelle. Elle estime que « ce fonds appuiera la coopération pour le développement durable et favorisera l’émergence d’un secteur culturel dynamique, particulièrement dans les pays en développement ».

« Le gouvernement du Canada accueille diverses expressions culturelles et reconnaît l’importance pour ses citoyens et citoyennes d’avoir accès à leur propre culture ». Selon la ministre Verner, l’entente de principe conclue par tous les partenaires gouvernementaux afin d’assurer l’avenir de TV5MONDE « illustre concrètement l’engagement du Canada à l’égard de la diversité culturelle ». À cet égard, Mme Verner affirme « [qu’]en préservant cet outil international de promotion de la langue française et des valeurs de la Francophonie, tous les partenaires ont marqué un pas en avant en faveur de la protection et de la promotion de la diversité de l’expression culturelle ».

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La journée mondiale de la diversité culturelle - Accomplissements et défis

Le 21 mai 2008, soulignant la Journée mondiale de la diversité culturelle, la Coalition canadienne pour la diversité culturelle a tenu à rappeler que la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles « reconnaît la nature spécifique des biens et services culturels et affirme en droit international la légitimité pour les États d'adopter des politiques culturelles - politiques qui permettent de garantir aux citoyens l'accès aux livres, aux films, à la musique, aux arts du spectacle ou à toute autre expression culturelle de leur territoire ainsi qu'à celles des autres pays du monde. » « En effet, souligne la Coalition, si un pays désire avoir des échanges culturels équilibrés avec ses partenaires, il doit compter sur une solide industrie culturelle nationale. »

En visite au Canada en cette semaine de mai, le Président de la Fédération internationale des Coalitions pour la diversité culturelle, M. Rasmané Ouedraogo, du Burkina Faso, a souligné « (…) le rôle majeur qu'ont joué les organisations professionnelles de la culture à travers le monde afin de gagner les appuis nécessaires pour l'adoption de la Convention de l'UNESCO et de maintenir entière cette mobilisation lors des premières étapes de la mise en œuvre de la Convention ». En cette matière, M. Ouedraogo a rappelé une des principales missions de sa Fédération, à savoir « de s'assurer que la voix des organisations culturelles soit prise en compte dans le processus de mise en œuvre de la Convention de l'UNESCO. »

La Coalition canadienne a en outre déclaré, qu’en se rendant à Montréal, le 21 mai, M. Ouedraogo « [est venu] non seulement saluer le travail majeur accompli jusqu'à présent dans la campagne pour la Convention mais aussi, rappeler que beaucoup reste à faire dans ce dossier. »

« Le processus de mise en œuvre de la Convention en est encore à ses débuts et la voix des artistes, des créateurs et des professionnels de la culture doit être clairement entendue », poursuit la Coalition canadienne pour la diversité culturelle. Pour que la Convention jouisse de tout son potentiel politique et juridique, la Coalition stipule que « les États devront être cohérents et promouvoir les principes et objectifs de la Convention dans d'autres forums internationaux, y compris lors de négociations commerciales ». De plus, la Coalition affirme que des efforts substantiels devront être fournis afin que le nombre d'États signataires dépasse le seuil des 150 ratifications – « un seuil comparable à celui des autres grands traités internationaux ».

La Coalition canadienne estime enfin que la coopération internationale « est également au cœur de cette Convention qui prévoit un Fonds International pour la diversité culturelle en faveur des pays en voie de développement afin de les appuyer dans la création de leurs propres industries culturelles et, en conséquence, de leurs propres politiques culturelles ». « On attend de la part des pays développés signataires une contribution équilibrée à cet égard », indique la Coalition. « Le Canada et le Québec, qui ont depuis le début fortement soutenu la Convention, ont annoncé, lors de la réunion du Comité intergouvernemental de la Convention en décembre dernier, qu'ils verseront respectivement 500 000 $ et 100 000 $ au Fonds. »

Nous vous invitons à consulter la version intégrale du communiqué de presse de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle.

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Le Secrétaire général de CARICOM invite au respect de toutes les cultures

Dans un communiqué de presse diffusé le 21 mai 2008, le Secrétaire général de la Communauté caribéenne (CARICOM), M. Edwin Carrington, demande à la Communauté de respecter et de promouvoir les principes de la diversité culturelle, et de veiller à ce que la compréhension mutuelle et le respect de toutes les cultures en forment les pierres angulaires.

Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale pour la diversité culturelle (tenue le 21 mai 2008), le Secrétaire général Carrington, reconnaît le rôle clé de la compréhension, de la coopération et de la sensibilisation sur le plan culturel dans la mise en œuvre efficace du programme phare de la Communauté, le "Marché et économie uniques de la CARICOM". À cet effet, il a déclaré : « (…) Notre régionalisme repose sur le patrimoine historique et culturel que se partagent les Caraïbes ».

Le Secrétaire général ajoute que la promotion de la diversité culturelle, la protection du patrimoine culturel et le développement d’industries créatives représentent des actions prioritaires au sein de CARICOM.

« C’est autour de la culture que les populations de la Région peuvent tisser un esprit communautaire ainsi qu’un sentiment de solidarité et d’appartenance « intensément caribéenne », et, ainsi, se composer une identité régionale », fait valoir le Secrétaire général.

À cet égard, M. Carrington reconnaît la nécessité pour la Communauté de créer des occasions pour que s’épanouisse pleinement la créativité de sa jeune génération, soulignant le caractère essentiel de cet élément à l’élaboration d’activités culturelles dans la Région.

M. Carrington estime également qu'« il faut mettre les jeunes à contribution, à la fois parce qu’ils sont les principaux producteurs et consommateurs de culture, et parce qu’on se trouve ainsi à canaliser leur énergie vers des actions constructives, loin des comportements à risque ».

Il évoque à titre d’exemple le Festival caribéen des arts (CARIFIESTA), qui offre aux jeunes une excellente occasion de s’engager et de se mettre en valeur. M. Carrington invite la Communauté à soutenir la dixième édition de cet important festival culturel de la région, prévu du 22 au 31 août, en Guyane.

Enfin, le Secrétaire général de la CARICOM salue également l’UNESCO pour son rôle de chef de file à l’occasion de la Journée mondiale pour la diversité culturelle, le 21 mai, en conformité avec la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

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Réunion annuelle des Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO

« Le moment est venu de faire de l’Éducation pour tous une réalité. Le moment est venu de reconnaître que le respect de la diversité culturelle et des langues est la clé du développement social et de la paix. Le moment est venu de faire face aux défis d’une planète surexploitée et de prendre des mesures pour la préserver au nom des générations à venir ». Au cours de leur réunion annuelle, organisée au siège de l’UNESCO les 20 et 21 mai dernier, les Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO ont rappelé à la communauté internationale que ces objectifs étaient loin d’être atteints.

Le communiqué de presse de l’UNESCO précise que les Ambassadeurs de bonne volonté ont exhorté les gouvernements et la société civile à redoubler leurs efforts pour atteindre l’Éducation pour tous d’ici 2015. La nouvelle ajoute que ces personnalités ont également apporté leur soutien au Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, « qui a incité les donateurs à honorer les promesses faites au cours du Forum mondial sur l’éducation de Dakar (2000), selon lesquelles aucun pays sérieusement engagé en faveur de l’Éducation pour tous ne devrait être freiné dans ses efforts par manque de ressources ».

Se réunissant pendant la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement et l’Année internationale des langues (2008), les Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO « ont reconnu que le multilinguisme est un passeport vers la démocratie ». Devant le fait que près de la moitié des 7 000 langues parlées dans le monde sont menacées d’extinction, souligne l’UNESCO, les Ambassadeurs de bonne volonté « ont donc enjoint les gouvernements à promouvoir l’éducation bi- et multilingue et à respecter les langues maternelles dans tous les pays ».

Nous vous invitons à lire le communiqué de presse de l’UNESCO afin d’en apprendre davantage sur la récente réunion annuelle des Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO.

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Des mesures pour dynamiser le cinéma français

Le 20 mai, dans le cadre du Festival de Cannes, et à l’occasion du bilan du Centre national de la cinématographie, la ministre de la Culture et de la Communication de France, Mme Christine Albanel, a analysé la situation du cinéma français. Après en avoir souligné les performances, elle a présenté les mesures destinées à le dynamiser.

Première mesure présentée par la ministre Albanel : une loi anti-piratage. Le communiqué de presse indique que le projet de loi « Création et internet » sera présenté en Conseil des ministres au mois de juin. Selon la nouvelle, ce projet de loi « (…) va créer le cadre juridique indispensable au développement d’une offre abondante de films sur Internet, qui soit à la fois respectueuse du droit des artistes et attractive pour le public ». Après examen par le Conseil d’État, le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres durant la première quinzaine de juin et examiné en première lecture au Sénat.

« Il s’agit de rétablir l’équilibre entre deux séries de droits fondamentaux : d’une part, le droit de propriété et le droit moral des créateurs et, d’autre part, le droit au respect de la vie privée des internautes », précise le communiqué.

Une autre mesure annoncée concerne la réforme du système d’aide au cinéma. À cet égard, rappelle le communiqué, la ministre Albanel a chargé Mme Véronique Cayla, directrice générale du Centre national de la cinématographie « de mener un dialogue élargi avec l’ensemble des professionnels du cinéma ». Le ministère de la Culture et de la Communication de France précise que deux rapports ont nourri la réflexion : celui du « Club des 13 » « qui plaide pour une refonte du système de soutien au 7e art », et celui d’Anne Perrot et Jean-Pierre Leclerc, « Cinéma et concurrence », portant sur les sorties de films, la politique tarifaire des exploitants et les relations entre multiplexes et salles municipales.

Selon la nouvelle, les priorités sont les suivantes : « renforcer les aides en amont de la production, aux auteurs et à l’écriture; soutenir les entreprises indépendantes pour qu’elles soient un vivier de diversité et d’exigence artistique et éviter une bipolarisation de la production, dangereuse pour la diversité et la qualité de notre cinéma. »

La ministre Albanel a également annoncé les autres mesures qui suivent. Tout d’abord, Mme Albanel a déclaré qu’elle « (…) souhaite favoriser l’entrée du cinéma dans le monde numérique, accroître le rayonnement international de notre cinéma par des aides à l’export plus efficaces, renouveler le public et attirer les jeunes par une meilleure formation au septième art dans le cadre scolaire ». « Elle a enfin annoncé la rénovation du code du cinéma et la modernisation du CNC, doté d'une plus grande autonomie financière et d’organes de gouvernance adaptés. »

Le communiqué indique que l’ensemble des mesures et réformes évoquées qui appellent des modifications législatives devraient être regroupées dans un projet de loi sur le cinéma.

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Autres actualités d'intérêt

Mise en ligne de quatre nouveaux documents travail et d’information en vue de la Première session extraordinaire du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

L’UNESCO a mis en ligne de quatre nouveaux documents de travail et d’information en vue de la Première session extraordinaire du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles qui aura lieu du 24 au 27 juin 2008 à Paris, au Siège de l’UNESCO, en Salle II.

Ces nouveaux documents sont les suivants :

  • Préparation des directives opérationnelles pour la mise en œuvre et l’application des dispositions de la Convention : mesures destinées à promouvoir et à protéger les expressions culturelles (articles 7, 8 et 17 de la Convention)
  • Directives opérationnelles sur l’utilisation des ressources du Fonds international pour la diversité culturelle : rapport intérimaire
  • Choix des experts et termes de référence pour les rapports sur le traitement préférentiel (article 16 de la Convention) : rapport intérimaire
  • Article 7 : Mesures destinées à promouvoir les expressions culturelles : approches latino américaines

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Fonds francophone des inforoutes : Appel à projets pour la création de contenus – Date limite de dépôt des dossiers : 22 septembre 2008

Le 22 mai 2008, l’Organisation internationale de la Francophonie OIF) annonçait le lancement du 16e appel public pour la soumission de projets susceptibles de bénéficier d’un financement du Fonds francophone des inforoutes. Le Fonds francophone des inforoutes a pour mission de favoriser l’appropriation et l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les pays du Sud et d’Europe centrale et orientale. Il vise à améliorer la présence de la langue française dans l’univers numérique.

L’OIF précise que les projets soumis au Fonds francophone des inforoutes doivent avoir pour objet la production multilatérale de contenus et d’applications numériques francophones. Ils doivent impérativement s’inscrire dans l’un des domaines suivants :

  • promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique ;
  • promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l'Homme ;
  • appuyer l'éducation, la formation, l'enseignement supérieur et la recherche ;
  • développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité.

Conformément à la Déclaration du XIe Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie (Bucarest, 2006), le Fonds francophone des inforoutes accordera une place importante aux projets liés à l’introduction des technologies de l’information et de la communication dans le domaine de l’éducation. Les projets portés par ou au bénéfice des femmes et/ou des jeunes sont encouragés et recevront une attention particulière.

La date limite de dépôt des dossiers est le 22 septembre 2008.

Vous pouvez télécharger les guides de présentation des candidatures sur le site du Fonds des inforoutes. Pour plus d’information rendez-vous sur : www.Francophonie.org

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