Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 8, no 21, lundi 16 juin 2008

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

Exceptionnellement, le Bulletin sur la diversité des expressions culturelles fera relâche pour une semaine. Nous vous reviendrons le 30 juin prochain, quelques jours après la conclusion de la première session extraordinaire du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Soyez au rendez-vous.

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Autres actualités d'intérêt



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

À l’occasion de la première Conférence des Parties à la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, le Comité intergouvernemental a reçu le mandat d’élaborer les directives opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre de la Convention. Le Comité intergouvernemental a tenu une première réunion, à Ottawa, Canada, du 10 au 13 décembre 2007. D’autres rencontres du Comité auront lieu d’ici la prochaine Conférence des Parties, prévue aux environs du mois de juin 2009, à Paris, France.

Au moment d’écrire ces lignes, 83 États ont ratifié ce traité. Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l’ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d’États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l’acceptent, l’approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

Lancement de la Fondation Chirac

L'ancien président français, M. Jacques Chirac, a procédé au lancement de sa fondation le lundi 9 juin à 2008, au musée du quai Branly (théâtre Claude Levi-Strauss), à Paris. La Fondation Chirac a pour ambition d’agir au service de la paix. Elle s’est fixée comme objectif d’encourager le respect et la diversité des cultures et de promouvoir un mode de développement réellement durable.

Le dossier de presse indique que la Fondation Chirac orientera ses premières actions vers :

  • L’accès à l’eau
  • L’accès aux médicaments de qualité
  • La lutte contre la déforestation et la désertification
  • La sauvegarde des langues et des cultures menacées
  • La recherche de financements innovants

Dans un discours prononcé à l’occasion du lancement de sa Fondation, M. Chirac a notamment tenu à déclarer « [qu’]au moment où s’impose la nécessité de repenser la notion de progrès pour réconcilier l’homme et son environnement, il faut remettre la culture, la diversité des cultures, au cœur du projet même de l’humanité. »

Poursuivant son intervention sur le thème de la sauvegarde des langues et des cultures menacées, M. Chirac a exprimé sa conviction « que chaque peuple a un message singulier à délivrer au monde. » Il estime que « chaque peuple peut enrichir l’humanité en apportant sa part de beauté, de création, de vérité ». « L’attention à la diversité culturelle, c’est le prix donné à la singularité de toute création, c’est le goût retrouvé des choses, c’est le refus d’un standard qui bâtirait un univers exclusivement rationnel et parfaitement aseptisé - pour tout dire, inhumain », a poursuivi M. Chirac.

« L’appauvrissement culturel s’accompagne, la plupart du temps, de déclassement social », a ensuite déclaré M. Chirac. « Le combat pour la diversité est aussi un combat pour la dignité et un combat pour la paix : quand une culture est niée dans ce qu’elle peut apporter à l’universel, la violence n’est jamais très loin. »

C’est pour cette raison, a-t-il rappelé, que la Fondation Chirac apportera une attention toute particulière au sujet des langues et des cultures menacées d’extinction. À ce sujet, rappelant que sur les quelque 6000 langues parlées aujourd’hui dans le monde, 90 % risquent de disparaître au cours de ce siècle, M. Chirac a soulevé le questionnement suivant : « Est-ce cela que nous voulons ? Un monde qui s’appauvrirait et ne saurait plus préserver que ce qui est immédiatement rentable ? »

« Pour ma part, je le refuse », a répondu M. Chirac qui, dans une même lancée, a appelé l’ONU et l’UNESCO, qui ont proclamé l’année 2008 « année internationale des langues », à la tenue d’un Sommet sur ce sujet, « pour envisager les solutions à la disparition de ce trésor commun qu’est le patrimoine linguistique de l’humanité ». Selon M. Chirac, grâce aux nouvelles technologies, les solutions existent. « Mettons-les en œuvre », a-t-il déclaré. « Avec le programme qu’elle lance et dont les rencontres internationales qui se tiendront ici même cet après-midi seront le premier acte, la fondation entend jouer tout son rôle », a indiqué M. Chirac.

Pour en apprendre davantage, nous vous invitons à consulter la version intégrale du discours de M. Chirac ainsi que l’espace presse de la Fondation.

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Le Secrétaire général de la Francophonie mandate des envoyés spéciaux sur la langue française

Le Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, a mandaté, durant les mois de mai et de juin 2008, des envoyés spéciaux au Burundi, en Grèce, au Laos, au Mozambique, en Roumanie, et prochainement au Liban, sur la promotion de la langue française. Le communiqué de presse de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) précise que ces personnalités étaient chargées de rencontrer les plus hautes autorités de chacun des États « afin de témoigner de l’intérêt du Secrétaire général pour leurs efforts de promotion de la langue française ». « Et connaître leurs ambitions en matière de valorisation de la langue française dans leur pays », ajoute la nouvelle.

Mme Michèle Gendreau-Massaloux, ancien Recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) (France), s’est ainsi rendue au Laos du 2 au 5 mai. M. Jean-Louis Roy (ancien Secrétaire général de l’Agence de Coopération culturelle et technique, ACCT) (Canada, Québec) s’est déplacé au Burundi et au Mozambique du 21 au 28 mai. M. Henri Lopès, Ambassadeur du Congo à Paris et écrivain, était en Grèce du 27 au 30 mai. M. Ghassan Salamé, ancien Ministre de la Culture du Liban, s’est rendu en Roumanie du 8 au 10 juin. Enfin, en septembre, Mme Louise Beaudoin, ancienne ministre de la Culture, et ancienne ministre des Relations internationales (Canada-Québec), devrait effectuer une mission du même type au Liban.

L’OIF indique que les conclusions des envoyés spéciaux seront rassemblées dans un rapport qui sera transmis aux chefs d’État et de gouvernement réunis à Québec, en octobre prochain, à l’occasion du XIIe Sommet de la Francophonie. « La volonté du Secrétaire général étant de mettre en valeur, à cette occasion, des expériences de promotion et de valorisation du français dans certains de nos États et gouvernements membres, conclut l’OIF. »

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Le Secrétaire général de la Francophonie s'entretient avec le Premier Ministre de la République centrafricaine

Le Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, s’est entretenu, le vendredi 13 juin 2008, à Paris, avec SEM Faustin-Archange Touaderat, Premier Ministre de la République centrafricaine.

Le communiqué de presse de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) rappelle que le Premier ministre a d’abord tenu à remercier le Secrétaire général pour l’accompagnement que la Francophonie a apporté à la Centrafrique depuis la transition politique et a évoqué la prochaine tenue du dialogue politique inclusif centrafricain, dont le cofacilitateur est l’envoyé spécial de la Francophonie, M. Djovi Gally.

Parmi les sujets abordés durant leurs échanges, le Secrétaire général et le Premier ministre se sont notamment entretenus de la coopération francophone en RCA, dont notamment l’extension du projet de Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) et le projet de soutien aux négociations commerciales internationales.

Le communiqué précise également que le Secrétaire général de la Francophonie a insisté auprès du Premier ministre pour que la Centrafrique complète le processus de ratification de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adoptée à l’UNESCO en 2005, avant la XIIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage qui se tiendra à Québec, au Canada, du 17 au 19 octobre 2008.

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Publications récentes

Numéro 169 de la revue Cultures Sud : « Maghreb-Afrique noire : quelles cultures en partage ? »

CulturesFrance annonce la parution du numéro 169 de la revue Cultures Sud sur le thème : « Maghreb-Afrique noire : quelles cultures en partage ? ». Cultures Sud est la revue trimestrielle des littératures d’Afrique, des Caraïbes et de l’océan Indien de CulturesFrance.

Présentant ce numéro, CulturesFrance écrit : « En dehors de leur appartenance à un seul et même continent, ces pages mettent en lumière les liens et les rejets, de part et d'autre du désert du Sahara, entre les deux sous-entités géographiques que constituent le Maghreb et l'Afrique noire. »

Après un rappel des aspects historiques, la revue traite des relations culturelles entre le Maghreb et l'Afrique noire et traite des problématiques communes. Ensuite, précise CulturesFrance, « de grandes voix de la littérature mondiale viennent compléter cette réflexion qui s'efforce d'établir des passerelles entre ces deux pôles culturels, qu'il s'agisse d'une « incapacité à imaginer l'Afrique », pour reprendre, dans ce numéro, les propos du romancier algérien Yasmina Khadra, ou de l'engagement du prix Nobel nigérian Wole Soyinka ».

Poursuivant sa présentation de ce numéro de Cultures Sud, CulturesFrances écrit : « Aujourd'hui, si un certain dynamisme des échanges économiques Afrique-noire/Maghreb est reconnu, le bilan des initiatives culturelles demeure assez disparate. Ces pages suscitent, au nom de la diversité culturelle, un renouveau du panafricanisme dont s'enorgueillissait Alger à l'été 1969, où se déroulait alors le premier festival panafricain qui malheureusement ne dépassa jamais sa première édition… »

CulturesFrance est l’opérateur délégué des ministères des Affaires étrangères et de la Culture et de la Communication de France pour les échanges culturels internationaux.

Pour en apprendre davantage, nous vous invitons à vous rendre sur le site Internet de CulturesFrance.

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

MEDIA MUNDUS: la Commission européenne envisage de créer un programme de coopération cinématographique internationale

Le 10 juin 2008, la Commission européenne a annoncé qu’elle étudie actuellement les avantages d’ajouter au programme MEDIA de l’Union européenne – créé en 1991 pour promouvoir le développement et la distribution de films européens dans le monde – un nouveau programme, MEDIA MUNDUS, afin de renforcer les relations culturelles et commerciales entre l’industrie cinématographique européenne et les réalisateurs des pays tiers. Selon le communiqué de presse, ce nouveau programme pourrait aider les professionnels de l’audiovisuel en Europe et les cinéastes équivalents à l’extérieur de l’UE à accroître mutuellement leur compétitivité en exploitant mieux les possibilités de mener des projets communs comme le développement, la distribution et la promotion d’œuvres audiovisuelles. La Commission signale que le programme MEDIA MUNDUS suivrait le modèle du programme d’échange d’étudiants ERASMUS MUNDUS, qui avait été ajouté en 2001 au programme ERASMUS afin de rendre possibles les échanges entre les universités européennes et les universités des pays tiers.

Une consultation publique en ligne sur les principales caractéristiques et priorités d’un éventuel programme MEDIA MUNDUS est ouverte jusqu’au 15 juin 2008 et une audition publique sera organisée à Bruxelles le 25 juin.

« La diversité culturelle du cinéma européen et l’attractivité de notre programme MEDIA ont poussé des cinéastes d’Amérique du Sud, d’Asie, de Russie et d’autres régions du monde à réclamer de manière répétée la création de passerelles avec les marchés audiovisuels européens pour dynamiser mutuellement leurs potentiels. De la même façon que le programme MEDIA vise à exploiter pleinement les avantages du marché unique européen, le programme MEDIA MUNDUS faciliterait la diffusion de nos films dans le monde et, inversement, la distribution en Europe de films réalisés par des pays partenaires du monde entier. Cela signifie un choix plus large pour les citoyens et davantage de films provenant de cultures différentes, et ce, dans l’esprit de la Convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle », a déclaré Viviane Reding, membre de la Commission responsable des médias.

La consultation publique que vient de lancer la Commission sur un éventuel programme MEDIA MUNDUS vise à recueillir l’avis des parties concernées sur l’idée de compléter le programme MEDIA en faveur de la promotion, de la production et de la distribution des films européens (doté d’un budget annuel d’environ 100 millions d’euros) par un nouveau programme international. La consultation des parties concernées porte sur des questions spécifiques, notamment :

  • la conclusion d'accords entre distributeurs/exportateurs/ayant-droits de pays de l'UE et des pays tiers (dans le cadre notamment de manifestations comme, par ex., les marchés de coproduction), afin de promouvoir la sortie en première exclusivité de leurs films respectifs sur le territoire de leur(s) partenaire(s);
  • la projection de films européens et de films des pays tiers dans les réseaux de salles de cinéma respectifs et les moyens de sensibiliser le public à la sortie de films européens et de films des pays tiers couverts par des accords réciproques de distribution;
  • l’organisation de formations communes entre centres de formation aux métiers du cinéma en Europe et dans les pays tiers.

Sur la base des contributions au débat public, la Commission présentera avant fin 2008 une proposition sur un éventuel programme MEDIA MUNDUS. Le communiqué de la Commission signale que cette idée a déjà reçu le soutien appuyé des ministres de la Culture qui ont participé, le 19 mai, à la Journée de l’Europe 2008 au Festival de Cannes.

Pour en apprendre davantage, nous vous invitons à consulter les rubriques pertinentes sur le site Internet consacré au programme MEDIA .

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Promouvoir la musique africaine dans les marchés régionaux et internationaux

Projet en cours lancé avec le soutien du Ministère des Affaires étrangères et de la coopération de l’Espagne.

L’Alliance globale pour la diversité culturelle annonce, qu’au cours de 2008, le Bureau export de la musique africaine (BEMA) développe une série de sessions de formation adressées à ses membres au Bénin, en Côte d’Ivoire et en Guinée, ainsi qu’une session de formation de formateurs au Burkina Faso. L’Alliance globale commandite plusieurs de ces sessions « spécialement orientées à aiguiser les compétences des producteurs de la région en matière de management et gestion de carrières d’artistes, marketing et exportation de la musique ».

Le communiqué de presse précise que, dans le cadre de l’édition 2008 du WOMEX (World Music Expo), qui se tiendra à Séville, Espagne, du 29 octobre au 2 novembre, l’Alliance soutiendra également un programme d’accompagnement individualisé adressé à un groupe de producteurs sélectionnés du réseau BEMA. Des experts internationaux leur offriront un suivi et une formation spécifiques avant, pendant et après l’événement. « Ils pourront ainsi tirer pleinement parti des opportunités offertes par cette vitrine unique qu’est le WOMEX », indique l’Alliance.

En outre, ajoute le communiqué de l’Alliance, les principaux défis auxquels le BEMA doit faire face pour atteindre ses objectifs et les moyens mis en œuvre pour y parvenir seront présentés dans le cadre des « Conférences du WOMEX ». L’Alliance affirme qu’il s’agit ainsi « de susciter de nouvelles synergies entre opérateurs publics, privés et de la société civile autour du BEMA afin de promouvoir, d’une part, l’émergence s’un secteur de la musique structuré dans la région et, d’autre part, la circulation de biens et services culturels ouest-africains sur la scène internationale ».

Dans cet objectif, de nombreux partenaires, dont le Ministère des Affaires étrangères français, l’Organisation internationale de la Francophonie, des organisations professionnelles africaines et européennes, des institutions gouvernementales ouest-africaines ou encore le WOMEX se sont déjà associés à cette initiative, ajoute enfin l’Alliance globale.

Crée officiellement en 2007, le Bureau export de la musique africaine (BEMA) est un réseau d’organisations professionnelles du secteur de la musique qui vise à promouvoir la musique africaine et à développer son exportation aux niveaux régional et international.

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Autres actualités d'intérêt

Appel à contribution et à participation : U40 - Programme de renforcement des capacités « Cultural Diversity 2030 » – Échéance : 30 juin 2008

La Commission allemande pour l’UNESCO lance un appel à contribution et à participation, dans le cadre du Programme (U40) de renforcement des capacités « Cultural Diversity 2030 ». Ce programme a été mis sur pied par la Commission allemande pour l’UNESCO en 2007, dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne.

Le processus U40 offre aux jeunes Européens de moins de 40 ans – post-gradués, étudiants au doctorat (PhD), et autres jeunes experts qualifiés – l’occasion de participer au débat international sur la diversité culturelle et sur la mise en œuvre de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005. La prochaine étape du processus U40 vise à intégrer dans ce débat les futurs preneurs de décision.

La Commission allemande pour l’UNESCO vise à trouver jusqu’à vingt jeunes spécialistes européens disposant de compétences et manifestant un intérêt dans un domaine ayant un rapport avec la Convention sur la diversité des expressions culturelles.

Pour ce faire, les candidats intéressés doivent faire parvenir leur curriculum vitae (CV) ainsi qu’un court texte (maximum de 800 mots) sur l’un des sujets suivants relatifs à la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles :

  • La diversité des expressions culturelles et le développement durable
  • La mise en œuvre de la Convention au niveau de la Communauté européenne et de ses États membres
  • Sensibilisation du public : Stratégies de communication pour la diversité des expressions culturelles

Les soumissions doivent être transmises, d’ici le 30 juin 2008, à Anna Steinkamp, steinkamp@unesco.de, et porter la mention “U 40”.

Pour en apprendre davantage, nous vous invitons à consulter le communiqué de la Commission allemande pour l’UNESCO.

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