Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 9, no 10, lundi 23 mars 2009

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Autres actualités d'intérêt



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

À l’occasion de la première Conférence des Parties à la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, le Comité intergouvernemental a reçu le mandat d’élaborer les directives opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre de la Convention.

Le Comité intergouvernemental a tenu jusqu’ici deux rencontres ordinaires, l’une à Ottawa, Canada, du 10 au 13 décembre 2007 et l’autre à Paris, France, du 8 au 12 décembre 2008. À ces rencontres s’ajoutent deux séances extraordinaires du Comité. La première a eu lieu à Paris, du 24 au 27 juin 2008, alors que la deuxième se tient cette semaine, dans cette même ville, du 23 au 25 mars. La seconde Conférence des Parties doit avoir lieu au mois de juin prochain, au Siège de l’UNESCO, à Paris.

Au moment d’écrire ces lignes, 96 États ont ratifié ce traité. Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l’ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d’États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l’acceptent, l’approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

La ministre Christine Albanel se dit très préoccupée par les négociations entre l’Union européenne et la Corée du Sud

Sous le titre « Albanel proteste contre un accord entre l’Europe et la Corée du Sud », le magazine français Le Point relate, dans son site Internet, les propos que lui a confiés, le 18 mars dernier, la ministre de la Culture de France, Christine Albanel.

« L’État français est très préoccupé par les conditions dans lesquelles se déroulent les négociations entre l'Union européenne et la Corée du Sud. La Commission de Bruxelles n'a pas de mandat pour signer cet accord dans des conditions qui menacent la diversité culturelle » a déclaré la ministre.

« La ministre de la Culture, précise-t-on dans l’article, entend faire part de sa plus vive préoccupation et considère que l'État français ne peut pas accepter un protocole de libre-échange qui aboutirait à laisser pénétrer en Europe des productions européo-coréennes de manière injustifiée. Selon la France, la négociation actuellement menée pose de nombreux problèmes. Sur la forme d'abord : les négociateurs de Bruxelles ont mélangé au sein des mêmes discussions un accord de libre-échange industriel (abaissement des tarifs douaniers, notamment sur l'automobile) avec la signature d'un protocole de coopération culturelle. Ce mélange des genres n'est pas conforme à la Convention de l'Unesco sur la diversité culturelle qui prévoit explicitement que l'audiovisuel et la culture doivent être sortis des négociations commerciales, précisément pour ne pas servir de monnaie d'échange ». Le texte intégral de cet entretien est disponible dans le site INFO LEPOINT.FR

Au même moment, la Coalition française pour la diversité culturelle réitérait son inquiétude face à ces négociations. Dans un communiqué de presse émis le 18 mars, la Coalition précisait que : « Le secteur de la culture qui s’est fortement mobilisé, en particulier au travers des Coalitions européennes pour la diversité culturelle, a réussi à obtenir que la ratification de la Convention UNESCO par la Corée (inexistante à ce jour) constitue une condition préalable à l’entrée en vigueur du protocole de coopération culturelle. Cependant, cette garantie n’est pas suffisante car elle ne rompt pas avec la logique de la Commission consistant à intégrer la culture aux négociations commerciales internationales (…). L’inquiétude naît également des avantages considérables proposés par la Commission européenne aux négociateurs coréens dans le secteur de l’audiovisuel, sans qu’aucune étude d’impact sur la création européenne n’ait été réalisée.

La Coalition française pour la diversité culturelle rappelle que les questions relatives à la culture et à l’audiovisuel requièrent le commun accord des États membres. Elle invite donc les pouvoirs publics français à s’opposer vivement à cette conception des négociations commerciales internationales qui ignore la spécificité des biens culturels. La Coalition française pour la diversité culturelle les encourage également à se mobiliser fortement afin que les négociations du protocole culturel avec la Corée puissent se dérouler, autour d’experts de la culture et de l’audiovisuel, dans un agenda autonome, spécifique et indépendant des négociations commerciales ». Ce communiqué est disponible dans le site de la Coalition.

Sources :

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Les ministres de la Culture et responsables des politiques culturelles de l’Amérique latine et des Caraïbes pressent l’ensemble des États de la région de ratifier la Convention sur la diversité des expressions culturelles

Le 16e Forum des ministres de la culture et des responsables des politiques culturelles de l'Amérique Latine et des Caraïbes s’est tenu récemment à Buenos Aires, en Argentine. Le thème principal de cette rencontre portait sur « la culture dans le contexte de crise mondiale actuelle ».

La déclaration finale adoptée lors de cette rencontre précise, entre autres, que «les États de l'Amérique latine et des Caraïbes dénoncent l'incidence de certains modèles culturels sur l'origine de la crise, soulignent le potentiel de la culture pour la construction de solutions et sont d'accord pour :

  • Reconnaître et préserver la diversité culturelle de la région selon les termes de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, et pour prier instamment les États de la région à la ratifier
  • Promouvoir les processus d'institutionnalisation des politiques culturelles et le dialogue approfondi entre les pays et dans le contexte des divers mécanismes d'intégration régionale
  • Encourager dans le domaine culturel la coopération pour la gestion durable du patrimoine naturel, la conservation de la biodiversité et les écosystèmes
  • Réaffirmer leur engagement envers la garantie et l'exercice des droits culturels des citoyens de la région
  • Souligner la validité spéciale, dans le contexte de la crise actuelle, de l'Article 10 de la Déclaration de Salvador de Bahia, adoptée par le Sommet de l'Amérique latine et des Caraïbes sur intégration et développement (CALC) : En tant que représentants de sociétés multiethniques, multiculturelles et plurilingues, ils [les Présidents] ont réaffirmé la valeur de la diversité et ont manifesté leur préoccupation face à l'augmentation de la xénophobie et de la discrimination dans le monde, et face aux initiatives visant à empêcher la libre circulation des personnes. Dans ce sens, ils ont condamné la criminalisation des flux migratoires et les mesures qui portent atteinte aux droits humains des migrants. Ils ont réaffirmé que la libre circulation des personnes est aussi importante que celle des biens et des flux financiers» de poursuivre la Déclaration ».

La République de l’Équateur accueillera le 17e Forum des ministres de la culture et des responsables des politiques culturelles de l’Amérique latine et des Caraïbes en 2010.

Le texte intégral de la Déclaration est disponible en français, anglais, espagnol et portugais dans le site du Bureau régional de l’Unesco pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

Source :

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« La diversité linguistique est l’une des formes les plus précieuses de la diversité culturelle », rappelle Koïchiro Matsuura à l’occasion de la Journée mondiale de la poésie

« La diversité linguistique est l’une des formes les plus précieuses de la diversité culturelle. Les langues, par leur aptitude à saisir l’infinie diversité du monde, et parce qu’elles se prêtent à la traduction, savent articuler singularité et universalité. Cette liaison n’est nulle part plus intense que dans la poésie. Toute langue a sa poésie. »

C’est en ces termes que s’exprimait le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, dans le message qu’il adressait à l’occasion de la Journée mondiale de la poésie 2009, célébrée le 21 mars.

Selon M. Matsuura, « avec cette Journée, nous pouvons renouer avec le message porté par la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005), qui fait de la diversité culturelle un processus d’expression et de création évolutif.

La poésie concourt à cette diversité créative, en interrogeant de façon toujours renouvelée notre usage des mots et des choses, nos modes de perception et d’intelligence du monde. Par ses associations, ses métaphores, sa grammaire propre, le langage poétique est donc un autre visage possible du dialogue des cultures.

Diversité en dialogue, libre circulation des idées par le mot, créativité et innovation : on le voit, la Journée mondiale de la poésie est aussi une invitation à réfléchir sur les pouvoirs du langage et l’épanouissement des capacités créatrices de chacun. »

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Publications récentes

Dans son édition de mars, le bulletin Coalitions en mouvement rappelle que la clause « d’exception culturelle » demeure essentielle alors que le Canada poursuit sur la voie des négociations bilatérales

L’édition de mars 2009 de Coalitions en mouvement, le bulletin publié par le Secrétariat de la Fédération internationale pour la diversité culturelle, est maintenant disponible.

Au sommaire, l’article intitulé « La clause d’exception culturelle demeure essentielle alors que le Canada poursuit sur la voie des négociations bilatérales » rappelle qu’alors que les négociations de la ronde de Doha à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) demeurent bloquées, le Canada a repris la voie bilatérale en concluant quatre accords de libre-échange (ALE) en 2008 et en annonçant de nouvelles négociations pour 2009. Dans ce texte, la Fédération internationale souligne l’importance de la clause d’exception culturelle dans le cadre de ces négociations, tout particulièrement dans le cas de celles avec l’Union européenne (UE).

« L’année 2009, précise-t-on dans cet article, s’annonce intéressante alors que le Canada poursuivra les négociations déjà amorcées avec le CARICOM, le C4 (El Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua), le Panama, la Corée du Sud, la République dominicaine et qu’il entamera des pourparlers avec l’Union européenne et l’Inde (…). Quant aux négociations avec l’UE, elles seront les plus importantes entreprises par le Canada depuis la signature de l’ALE avec les États-Unis, il y a plus de 20 ans. Les négociations devraient débuter en mai 2009 à la suite d’un sommet Canada-UE à Prague en République tchèque.

Le Canada et l’UE, poursuit-on, sont de fervents défenseurs de la Convention et ont toujours prôné l’exclusion de la culture des négociations commerciales. Toutefois, la portée de leur clause d’exception culturelle n’est pas tout à fait la même, celle de l’UE se limitant aux services audiovisuels alors que celle du Canada comprend également le secteur de l’édition. Enfin, les négociations de cet Accord économique approfondi, d’une portée plus large qu’un simple ALE, seront également à surveiller puisqu’elles offriront la possibilité à deux ardents promoteurs de la Convention de la renforcer en s’appuyant sur celle-ci pour justifier l’exclusion de la culture de cet accord ».

D’autres textes d’intérêt figurent également dans ce bulletin. En voici les titres :

  • Trois accords bilatéraux entrent en vigueur, mais la stratégie commerciale de l’Administration Obama n’a toujours pas été clairement définie
  • Réunion d’un groupe de travail des organisations professionnelles de la culture à la Barbade, les démarches sont lancées pour la création d’une coalition régionale
  • La Coalition de Djibouti devient le plus récent membre de la FICDC
  • Réunion de décembre du Comité intergouvernemental de la Convention de l’UNESCO : les discussions sur le traitement préférentiel déclenchent un débat sur la relation de la Convention de 2005 avec l’OMC.

Le bulletin Coalitions en mouvement est disponible en français, en anglais et en espagnol. Pour en prendre connaissance, nous vous invitons à vous rendre dans le site Internet de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle.

Source : Bulletin Coalitions en Mouvement

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Publication d’un dossier complet sur « Le français, enjeu du XXIe siècle »

MFI, l’agence multimédia de Radio France internationale, en collaboration avec l’Observatoire de la langue française de l’Organisation internationale de la Francophonie, a produit un dossier complet sur « Le français, enjeu du XXIe siècle ».

Ce dossier aborde une multitude d'aspects : le statut de la langue française dans le monde, l’évolution de son enseignement, les outils multimédia mis à disposition pour apprendre la langue, son utilisation dans les organisations internationales ou encore son rapport avec la littérature et le sport, etc.

« Le français, enjeu du XXIe siècle » est offert en consultation et pour exploitation libre sur le site www.20mars.francophonie.org, plateforme d’information et d’échange sur la Journée de la Francophonie dans le monde.

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

La langue française et les valeurs de solidarité et de dialogue des cultures sont célébrées dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie

À cette occasion, le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, livrait le message suivant à l’ensemble de la communauté internationale : « Osez et revendiquez une langue française au service du développement durable, au service d’une mondialisation plus encadrée, plus équitable, plus éthique, au service de la démocratie, des droits et des libertés, au service d’un dialogue pacifique et fructueux entre les hommes de toutes les religions et de toutes les cultures. » 

Partout dans le monde, « les francophones fêtent leur langue en musique, en danse, en débat, en concours, voire en dégustations gastronomiques… Les programmes sont divers et variés, à la mesure de la diversité des cultures que compte l’espace francophone, précise l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans un communiqué.

Plusieurs sites Internet font état des célébrations qui se prolongent tout au long de la semaine et même du mois de mars. Pour prendre connaissance du message de M. Abdou Diouf, du communiqué et des programmations offertes, nous vous invitons à consulter le site www.20marsfrancophonie.org et celui du ministère des Relations internationales du Québec.

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Autres actualités d'intérêt

Le Festival de cinéma des trois Amériques fête ses dix ans

La ville de Québec, au Canada, déroule le tapis rouge et offre ce printemps à ses cinéphiles plus de 80 films incontournables originant d’une vingtaine de pays. Au cœur de la programmation du Festival, se retrouvent des longs métrages issus des trois Amériques, soit du Québec, du Canada, des États-Unis, du Mexique, du Costa Rica, de l’Argentine, du Chili et du Brésil.

«L’événement présente le cinéma en provenance de tout le continent américain en rassemblant les créateurs venus partager leur culture et leur vision du monde. Imaginant un dialogue entre les images du monde, nous préparons un traveling magnifique sur le cinéma des trois Amériques crée pour et par Québec » précisent les programmateurs de la cuvée 2009 de ce jeune festival, qui fête cette année ses dix ans.

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