Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 9, no 15, lundi 27 avril 2009

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Autres actualités d'intérêt



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

À l’occasion de la première Conférence des Parties à la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, le Comité intergouvernemental a reçu le mandat d’élaborer les directives opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre de la Convention.

Jusqu’ici, le Comité intergouvernemental a tenu deux rencontres ordinaires : l’une à Ottawa, Canada, du 10 au 13 décembre 2007 et l’autre à Paris, France, du 8 au 12 décembre 2008. Se sont ajoutées deux séances extraordinaires qui ont eu lieu à Paris du 24 au 27 juin 2008 et du 23 au 25 mars 2009. La seconde Conférence des Parties se tiendra du 15 au 18 juin prochain, au Siège de l’UNESCO, à Paris.

Au moment d’écrire ces lignes, 98 Parties (97 États et la Communauté européenne en tant qu’organisation d’intégration économique régionale) ont ratifié ce traité. Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l’ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d’États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l’acceptent, l’approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

L'UNESCO et l'Italie organiseront le premier forum de l'UNESCO sur les industries culturelles

L'UNESCO et l'Italie ont signé récemment un protocole d'accord concernant l'organisation du premier Forum de l'UNESCO sur les industries culturelles, qui se tiendra dans la ville de Monza (Italie) en septembre prochain.

« Le Forum a pour objectif final de renforcer la capacité des industries culturelles de tous les pays à produire et à distribuer des biens et des services, et de les aider à accéder à des marchés nationaux et internationaux.

Le Forum de l'UNESCO vise à fournir une plate-forme de discussion et d'échange sur un segment spécifique des industries culturelles qui jouent un rôle de plus en plus important dans la croissance et le développement économiques.

Certains analystes estiment que le secteur enregistre un taux de croissance annuel de 10 %, consolidant sa position de marché stratégique dans la production, l'exportation et la création d'emploi au sein de l'économie mondiale et modifiant l'équilibre des pouvoirs en termes d'industries culturelles à l'échelle mondiale.

La première édition du Forum portera essentiellement sur la promotion de l'innovation et de l'excellence dans les secteurs de l'artisanat et du luxe. Grandes entreprises et PME culturelles, responsables ministériels, régionaux et municipaux, professionnels de la culture, créateurs et banques de développement réfléchiront sur le rôle que les industries culturelles ont à jouer en tant que source d'innovation, dynamique pour la société et, plus important encore, moteur économique puissant.

Lors de cet événement, quelque 250 experts internationaux se réuniront en séances plénières et en ateliers thématiques pour discuter de la contribution de l'environnement à la production culturelle et de l'importance d'un investissement durable dans l'innovation et la culture. La question du renforcement des partenariats multi-acteurs sera au centre des débats. En effet, on prend actuellement conscience que l'appui du secteur public est plus efficace au sein des partenariats multi-acteurs que dans les partenariats publics-privés. Cette approche globale permet de garantir que les contributions du secteur privé ne se limitent pas à un ensemble d'interventions fragmentées, mais apportent un soutien cohérent et durable aux industries culturelles nationales » précise l’UNESCO dans son site Internet.

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Une nouvelle société qui permet aux internautes de coproduire des films et de contribuer à leur financement : touscoprod.com

L’UNESCO publie, dans son site Internet, une entrevue avec Nicholas Bailly, fondateur de touscoprod.com, une société qui permet aux internautes de coproduire des films dont le financement n’est pas bouclé.

Le site Internet touscoprod.com propose aux internautes de prendre des parts de coproduction à partir de 10 euros sur des films, qu’il s’agisse de long-métrage, de court-métrage, de films d’animation ou de documentaires.

« D’un simple clic, précise Nicholas Bailly, il est possible de payer en ligne et ainsi devenir « coprod » d’un film. Le coprod accède ainsi à un ensemble de services et il touchera une partie des bénéfices liés à son exploitation. Ces services sont élaborés en fonction de l’état d’avancement de chaque projet : cela va du forum privé, à la discussion en ligne avec l’équipe du film, en passant par une priorité donnée pour faire de la figuration ou des invitations à participer au tournage ou à l’avant-première. Contre l’apport de la somme réunie par les internautes, touscoprod négocie des droits à bénéfice avec le producteur du film. Le cas échéant, la société reverse 80% des droits encaissés aux coprods.

L’objectif poursuivi par notre société est de réunir des fonds complémentaires pour des films dont le financement n’est pas bouclé. Il s’agit aussi de constituer des communautés qui assureront la promotion du film grâce au bouche à oreille ».

Après seulement deux mois d’existence, une quinzaine de films sont proposés, dont un long-métrage qui a déjà recueilli près de 30 % des 62 500 euros recherchés, grâce à près de 400 coprods. La négociation se poursuit en vue de mettre en ligne une dizaine de projets supplémentaires (long-métrages et documentaires français et européens) et le premier film devrait sortir en salle en septembre 2009.

Faisant référence à la Convention de l’UNESCO, le fondateur de touscoprod.com la qualifie de très ambitieuse. « Un tel chantier, soutient-il, se doit évidemment d’être concret dans ses actions. La confrontation entre les réalités économiques et les cultures doit être moteur de créativité. Il est certain que les nouvelles technologies auront un rôle de plus en plus important dans l’action de l’UNESCO pour la protection de la diversité culturelle à condition de respecter les spécificités locales de chaque projet ou culture sans chercher à les faire entrer dans un moule universel et d’impliquer le public au-delà de l’aspect financier. Chacun doit pouvoir s’approprier "sa" protection de la diversité ».

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Le Mozambique accueillera en juin le prochain Campus euro-africain de coopération culturelle

L’Observatoire des politiques culturelles en Afrique nous rappelle, dans l’édition d’avril 2009 de sa newsletter, que le Campus euro-africain de coopération culturelle aura lieu à Maputo, Mozambique, du 22 au 26 juin 2009. Cet événement sera organisé par l’Observatoire et la Fondation Interarts, en partenariat avec l’Agence Espagnole de Coopération Internationale (AECID) et en coopération avec la Ville de Maputo et le Ministère de l’éducation et de la culture de la République du Mozambique. Africalia et la Fondation Calouste Gulbenkian sont également partenaires de ce projet.

Le principal objectif du Campus est d’être un point de rencontre, de formation et d’échange pour les agents culturels d’Afrique et d’Europe afin de stimuler la réflexion et le transfert des connaissances, d’échanger des expériences et de débattre des possibles initiatives conjointes dans le champ de la coopération culturelle, dans un contexte de contribution de la culture au développement durable. La période d'inscription est en cours.

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Publications récentes

Les expressions culturelles menacées dans la Convention sur la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO, par Ivan Bernier

Nous vous annonçons la publication de l’étude Les expressions culturelles menacées dans la convention sur la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO , du professeur Ivan Bernier.

Après une bref examen des dispositions de l’Avant-projet de convention qui ont servi de point de départ à la négociation des experts gouvernementaux sur les expressions culturelles menacées, le professeur Bernier se penche sur les dispositions de la Convention qui font expressément référence à cette question et analyse le projet de directives opérationnelles adopté en juin 2008 par le Comité intergouvernemental. Ce projet de directives opérationnelles sera soumis à l’approbation de la Conférence des Parties en juin 2009.

En conclusion, l’auteur souligne le fait qu’ « il ne faut pas sous-estimer l’importance des dispositions de la Convention qui traitent des expressions culturelles menacées. Lors des débats qui ont entouré leur adoption, il est ressorti clairement que, pour de nombreux pays, en particulier des pays en développement, il s’agissait d’un problème à prendre très au sérieux ».

Cette étude peut être consultée dans notre site Internet, en versions française , anglaise et espagnole. La version arabe est en préparation.

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Un tour de France et d'Europe en 12 étapes pour dynamiser le débat sur les politiques culturelles

Le 20e anniversaire de l'Observatoire des politiques culturelles sera l'occasion de se questionner sur les transformations de la culture et des politiques culturelles territoriales. Dans cette perspective et autour du thème Vers un nouveau contrat pour les politiques culturelles territoriales ?, l'Observatoire animera un ensemble de rencontres avec de multiples partenaires à travers la France et en Europe : collectivités territoriales, services de l'État, réseaux européens et mondiaux, acteurs culturels, organismes professionnels, universités et laboratoires de recherche, fédérations d'élus sont associés aux rendez-vous proposés.

L’observatoire des Politiques culturelles précise, dans son site Internet, que « La culture occupe de bien des façons une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne des individus. Les pratiques artistiques et culturelles connaissent de très sensibles évolutions. L'art ne cesse de se pluraliser à travers l'émergence de nouvelles disciplines, de nouvelles formes esthétiques. Les activités artistiques et culturelles occupent dans l'économie générale et la vie sociale une place désormais structurante en termes de richesse et d'emploi. La culture élargit les horizons des territoires et des populations, multiplie les connexions entre le local et le mondial, en passant par l'Europe.

Comment ces phénomènes s'inscrivent-ils dans une perspective de développement culturel durable ? En quoi participent-ils à l'épanouissement des individus et au vivre ensemble, à la diversité culturelle et au dialogue entre les cultures ? Dans quels termes se pose aujourd'hui la question de l'élargissement de l'accès à l'art et à la culture ? Comment relever le défi des mutations de la culture ? Autour de quelles règles du jeu faut-il recomposer les politiques culturelles de l'État et des collectivités territoriales ? Quelle est la responsabilité des acteurs culturels et de la société civile dans ce débat ? Sur quelles bases pourrait-on envisager une nouvelle étape de décentralisation des affaires culturelles en France ? »

Afin de trouver réponse à ces questions, 12 étapes composeront, entre mai et décembre 2009, un tour de France et d'Europe pour dynamiser le débat sur les politiques culturelles : Grenoble, Vilnius, Barcelone, Avignon, Annecy, Bordeaux, Strasbourg, Caen, Rennes, Bruxelles, Pantin/Paris.

Afin d’en savoir davantage sur le contenu de cette programmation, nous vous invitons à consulter le site Internet de l’Observatoire des politiques culturelles.

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Autres actualités d'intérêt

Mise en place d’un nouveau Fonds français destiné au cinéma africain

Le numéro d’avril du bulletin Accords bilatéraux et diversité culturelle nous informe de la mise en place d’un nouveau Fonds français destiné au cinéma africain.

« Dans le cadre du FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou), le secrétaire d’État français en charge de la coopération et de la francophonie, Alain Joyandet, a annoncé la mise en place d’un fonds d’investissement pour le cinéma d’Afrique francophone (FICAF) », précise cet article.

« Adossé au Fonds de garantie ARIZ de l’Agence française de Développement, le FICAF investira une somme annuelle de 2 millions d’euros sur une durée de 5 ans, soit 10 millions au total, et permettra de constituer sur cette période un catalogue de quinze films. Il s’agit de relancer la production africaine de qualité (7,5 millions d’euros – soit 0,5 M€ par film) et favoriser sa distribution en France (2,5 millions d’euros). Il devrait également aider au financement des écritures de scénarios et des formations aux métiers de scénariste et de réalisateur. Il sera ainsi structuré autour des capitaux privés et publics et, à l’instar du système performant de gestion des Soficas, le FICAF sera géré par une société de gestion spécialisée. À la différence des dispositifs antérieurs dotés de montants exclusivement en subventions et n’impliquant pas directement la chaîne industrielle du cinéma, le FICAF permettra la production de films de budgets moyens dans des conditions professionnelles, le mélange entre contraintes de rentabilité économique et objectifs de développement, les accords d’achat avec des TV payantes françaises, ainsi que les accords d’exploitation auprès du circuit d’exploitation des salles françaises ».

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La grande finale de la Dictée des Amériques réunit 120 participants d’une trentaine de pays

Le samedi 25 avril, 120 finalistes originaires d’une trentaine de pays d’Amérique, d’Afrique, d’Europe et d’Asie se sont réunis à l’Assemblée nationale du Québec pour participer à la grande finale de la 16e édition de la Dictée des Amériques.

La Dictée des Amériques est le plus important concours international d’orthographe de langue française. Depuis sa création, plus de 850 000 personnes provenant des cinq continents ont pris part aux épreuves de qualification de la Dictée des Amériques.

Les finalistes ont été préalablement sélectionnés parmi 41 087 élèves de 189 écoles secondaires du Québec et 840 participants grand public de 28 villes québécoises. Des épreuves de qualifications ont aussi eu lieu dans plusieurs pays.

L’événement, qui contribue au rayonnement de la langue française, a été créé par la télévision éducative et culturelle Télé-Québec en 1994. Pour cette 16e édition, c’est l'auteure-compositrice-interprète Ariane Moffat qui a rédigé et lu le texte de la dictée.

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