Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 9, no 25, lundi 6 juillet 2009

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Autres actualités d'intérêt



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

La Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles est entrée en vigueur le 18 mars 2007. À l’occasion de la première session de la Conférence des Parties à la Convention, tenue en juin 2007, le Comité intergouvernemental a reçu le mandat d’élaborer les directives opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre de la Convention. Il  a tenu quatre rencontres au cours des deux dernières années.

La seconde session de la Conférence des Parties, qui s’est tenue à Paris les 15 et 16 juin 2009, a permis l’adoption des directives opérationnelles concernant 9 articles de la Convention. Le Comité intergouvernemental a été mandaté afin de poursuivre l’élaboration des directives opérationnelles.

Au moment d’écrire ces lignes, 99 Parties (98 États et la Communauté européenne en tant qu’organisation d’intégration économique régionale) ont ratifié ce traité. Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l’ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d’États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l’acceptent, l’approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

La Commission européenne plaide pour une gouvernance ouverte, indépendante et responsable d’Internet

La Commission européenne a appelé le 18 juin dernier, dans un document stratégique, à plus de transparence et de responsabilité multilatérale dans la gouvernance de l'Internet.

« La planète compte actuellement 1,5 milliard d'internautes, dont 300 millions dans les 27 États membres de l'Union européenne, de préciser le communiqué diffusé à cette occasion. « Pour l'heure, c'est l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers ( ICANN ), un organisme privé établi aux États-Unis, qui assure la coordination des éléments constitutifs de l'internet. La Commission estime qu'il convient de maintenir le rôle d'initiative du secteur privé dans la gestion du fonctionnement quotidien de l'internet, à condition que les instances responsables soient indépendantes et rendent compte de leurs actions. Elle considère également que les décisions concernant l'internet, en particulier en matière d'ouverture et de sécurité, doivent se prendre d'une manière transparente et responsable parce qu'elles touchent le monde entier. Les activités de l'ICANN sont actuellement régies par un projet d'accord commun (Joint Project Agreement ou JPA) qui prend fin le 30 septembre 2009. Selon la Commission européenne, les futures dispositions en matière de gouvernance de l'internet devront tenir compte du rôle essentiel que le réseau mondial joue désormais pour tous les pays ».

Le rapport La gouvernance de l'internet: les prochaines étapes publié par la Commission européenne précise, au chapitre 7, que « l'expérience de ces dix dernières années a montré la viabilité de l'approche politique préconisée par l'UE jusqu'ici en matière de gouvernance de l'internet. La Commission considère qu'il est opportun pour l'UE de continuer à accorder une grande attention à la nécessité d'un internet sûr et stable sur le plan mondial, au respect des droits de l'homme, à la liberté d'expression, au respect de la vie privée, à la protection des données personnelles et à la promotion de la diversité culturelle et linguistique ».

Ce rapport est disponible en français, anglais et allemand dans le site de la Commission européenne.

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Publications récentes

La mission de service public et les nouveaux médias

La mission de service public et les nouveaux médias est le thème retenu par l’Observatoire européen de l’audiovisuel qui consacre à ce sujet un numéro spécial de sa publication IRIS plus.

« Les 28 et 29 mai 2009, le Conseil de l’Europe organisait en collaboration avec ses hôtes islandais la première Conférence des ministres responsables des médias et des nouveaux services de communication, pouvons-nous lire en page éditoriale. « Cette conférence avait pour thème "Une nouvelle conception des médias ?". Dès lors que l’on engage une quête faustienne visant à découvrir la "nature intrinsèque" des nouveaux médias, on ne peut faire l’économie d’une réflexion sur le rôle de la mission de service public dans les nouveaux médias.

L’une des questions centrales concerne le rôle que devront ou, plus précisément, pourront jouer les radiodiffuseurs du service public dans un paysage médiatique en pleine mutation. Le Conseil des ministres n’a pas manqué de réaffirmer, dans sa résolution de Reykjavik, son "soutien aux médias de service public, technologiquement neutre, y compris la radiodiffusion de service public, qui bénéficient d’une réelle indépendance éditoriale et d’une autonomie institutionnelle".

Le point 7 du plan d’action adopté avec la résolution fait état de la nécessité de continuer à développer la notion de valeur de service public de l’Internet. Il envisage expressément la possibilité d’une intervention de l’État en cas de défaillance du marché. Concrètement, il fait référence au cas où le marché serait incapable de répondre à tous les besoins et à toutes les aspirations légitimes, en termes d’infrastructures, mais aussi de diversité et de qualité des contenus et des services disponibles. Ce faisant, le point 7 du plan d’action aborde un thème de droit communautaire sur lequel la Commission et les tribunaux sont régulièrement amenés à statuer. Jusqu’à présent, il s’agissait de déterminer les critères auxquels devait répondre le concept d’un radiodiffuseur public pour pouvoir s’engager dans les nouveaux médias en conformité avec les dispositions du droit communautaire en matière de concurrence et d’aide de l’État.

Plus actuelle que jamais, cette question s’inscrit dans la recherche globale d’un équilibre entre les intérêts respectifs des secteurs public et privé du nouvel environnement médiatique. C’est pour cette raison que ce numéro d’IRIS plus est consacré à l’engagement des radiodiffuseurs du service public dans les nouveaux médias. L’auteur étudie dans quelle mesure et dans quelles conditions la mission de service public recouvre un tel engagement, ainsi que les limites actuelles d’un financement public légitime. Elle procède à une analyse détaillée du droit communautaire et de nombreuses dispositions nationales de divers pays. Il est clair que la mission de service public sera adaptée à l’environnement des nouveaux médias et que cette adaptation devra se faire en tenant compte des intérêts respectifs des prestataires privés et publics de services des médias ».

Ce numéro d’IRIS plus est accessible en français, anglais et allemand dans le site de l’Observatoire européen de l’audiovisuel.

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Parution de la récente édition du bulletin CapsulesMonde

La plus récente édition du bulletin CapsulesMonde, publié par le Laboratoire d’étude sur les politiques publiques et la mondialisations (LEPPM) est maintenant disponible. Parmi les nombreuses questions abordées, nous portons à votre attention les sujets suivants :

  • France - Adoption définitive du projet de loi « Création et internet »
  • Canada - Québec - Mesurer le développement culturel des municipalités
  • International - La propriété littéraire revisitée
  • Union Européenne - Mobilité des artistes : moteur du développement culturel

CapsulesMonde est disponible en français dans le site du LEPPM.

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La politique culturelle en France, par Xavier Greffe et Sylvie Pflieger

« La politique culturelle de la France constitue-t-elle un modèle ? Oui, si l'on en croit ceux qui l'ont mise en place et confortée au cours du temps, et pour bien des observateurs étrangers, selon lesquels l'effort financier de l'État dans ce domaine reste exceptionnel. Beaucoup moins, quand on évalue la manière dont elle a assumé ses objectifs fondamentaux d'aide à la création et de démocratisation ».

C’est en ces termes qu’est présenté l’ouvrage La politique culturelle en France paru tout récemment. La documentation française, responsable de l’édition de ce livre, décrit ainsi les enjeux qui y sont traités : « Sous le coup de la globalisation, de la numérisation et du post-modernisme, de nombreux repères changent: les consommations collectives dans des lieux d'élection s'effacent au profit des pratiques individualisées et privatives; les représentations cèdent la place aux consommations virtuelles; les créations des artistes partagent la scène avec des contenus autoédités; la notion même de prix est dépassée par de nouveaux modèles d'affaires...

Tous les pays rencontrent ces défis, et la France y est d'autant plus exposée qu'elle se veut ambitieuse dans ce domaine. Un dossier fouillé qui explore tour à tour :

L'émergence et la mise en place de la politique culturelle

L'organisation de la politique culturelle

La création

La démocratisation

La mise en patrimoine des ressources culturelles

Le soft power, ou l'action culturelle extérieure de la France

Le développement soutenable

Quelle politique culturelle dans une société créative ? »

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

L’UNESCO et l’IIEP réunissent des experts en vue de définir un nouveau cadre pour les politiques culturelles

L’UNESCO nous informe de la tenue, du 6 au 8 juillet, d’une rencontre d’experts en vue de finaliser un nouveau cadre conceptuel et opérationnel pour les politiques culturelles. Cette rencontre se tient à paris, sous l’égide de l’UNESCO et de l’Institut international de planification de l’éducation (IIEP).

« Face aux enjeux du développement durable et de la paix, le nouveau cadre de politiques culturelles que l’UNESCO s’apprête à élaborer se caractérise par une double approche consistant d’une part à développer le secteur culturel proprement dit […] et d’autre part à faire en sorte que la culture ait la place qui lui revient dans toutes les politiques de développement », peut-on lire dans le site de l’UNESCO.

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Des créateurs honorés dans le cadre de la coopération Québec/Wallonie-Bruxelles

Deux prix ont été décernés récemment dans le cadre de la coopération entre le Québec et Wallonie-Bruxelles. Le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature de jeunesse 2009 est attribué au Québec à l’auteure Dominique Demers pour son roman L’Élu : la grande quête de Jacob Jobin (Québec Amérique) et en Wallonie-Bruxelles à Jean-Marie Defossez pour Envol pour le paradis (Bayard Jeunesse). La lauréate et le lauréat recevront respectivement leur prix au Salon du livre de Montréal en novembre 2009 et à la Foire du livre de Bruxelles en mars 2010. Cette année, le Prix visait la catégorie « roman pour jeune public de 12 à 15 ans ».

Le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature de jeunesse est attribué conjointement tous les deux ans à des auteurs et à des illustrateurs du Québec et de la Communauté française Wallonie-Bruxelles. Ce Prix comprend des bourses de 3 500 $ (2 600 €) aux auteurs ou aux illustrateurs et des subventions de 6 000 $ (3 900 €) à leurs éditeurs pour la promotion et la mise en marché des livres primés. Il vise à encourager le développement, la diffusion et la production de littérature de langue française destinée aux jeunes ainsi qu’à stimuler les échanges commerciaux entre le Québec et la Communauté Wallonie-Bruxelles.

Par ailleurs, l’auteure-compositrice-interprète québécoise Ariane Moffatt s’est vu décerner le Prix Rapsat-Lelièvre 2009 pour son album Tous les sens. L’artiste recevra officiellement son prix aux Francofolies de Spa le 21 juillet prochain.

Le Prix Rapsat-Lelièvre est attribué chaque année par un jury international composé de spécialistes de la chanson issus du Québec et de la Communauté française de Belgique. Il consiste en une bourse de 3 800 euros (quelque 5 000 $) attribuée par Wallonie-Bruxelles International à l'auteure-compositrice-interprète. Une aide de 10 000 $ est de plus offerte par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine au producteur du disque afin d'en assurer la diffusion en Wallonie-Bruxelles. Ce prix est administré conjointement par le ministère des Relations internationales, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec et Wallonie-Bruxelles International.

Le Prix Rapsat-Lelièvre, du nom des grands artistes que furent dans leur pays respectif Sylvain Lelièvre et Pierre Rapsat, vise à encourager le développement et la promotion de la langue française, à stimuler la production et la diffusion de disques francophones, à faire connaître les productions artistiques et à favoriser les échanges entre le Québec et Wallonie-Bruxelles dans le domaine de la création chantée. Il est remis chaque année, en alternance, aux artistes québécois, dans le cadre des Francofolies de Spa, et aux artistes de Wallonie-Bruxelles au Coup de cœur francophone de Montréal.

Sources :

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Autres actualités d'intérêt

Le Grand Témoin de la Francophonie aux Jeux olympiques de Pékin dépose son rapport

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) annonce que le rapport de Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre de la France, Grand Témoin de la Francophonie aux XXIXe Olympiades de Beijing sur « l’usage de langue française aux Jeux Olympiques de Pékin 2008 » est en ligne.

« Le rôle du Grand Témoin, rappelle l’OIF, est de conduire des actions de sensibilisation, d’observation et de renforcement de l’usage de la langue française conformément à la règle 24 de la Charte olympique qui la consacre, avec l’anglais, comme l’une des deux langues officielles des Jeux. A Pékin, Jean-Pierre Raffarin a visité les sites sportifs, les enceintes olympiques et autres lieux publics, assisté aux compétitions et aux événements officiels pour observer que le français est bien utilisé dans les inscriptions, les affichages et les documents d’information comme dans les annonces orales ». Le rapport de Jean-Pierre Raffarin est accessible dans le site de l’OIF.

Par ailleurs, le secrétaire général de La Francophonie Abdou Diouf, a nommé fin juin le Conseiller fédéral suisse Pascal Couchepin, ancien Président de la Confédération Suisse, Grand Témoin de la Francophonie aux Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver 2010.

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Fête de la Musique 2009 : un succès dans plus de 100 pays

Pour sa 28e édition, la Fête de la Musique a célébré « 50 ans de chanson française ». Un événement qui faisait écho, le 21 juin, aux cinquante ans du ministère de la Culture et de la Communication de France.

« Comme chaque année, en France et dans le monde, la rue a offert son immense scène à tous les musiciens, à tous les mélomanes, professionnels comme amateurs, peut-on lire dans le site du Ministère. « Environ 15 000 concerts ont été recensés en France et dans quelque 120 pays dont 19 européens, très souvent autour des représentations culturelles françaises. 850 concerts devaient également se tenir à New York, avec notamment Yannick Noah. Des concerts de flamenco se jouaient à Hanoï, du slam au Togo, du hip hop au Vanuatu et de la musique orientale à Erbil, dans le Kurdistan irakien… […] Le site Fetedelamusique.culture.fr a proposé un programme complet des réjouissances ».

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Mexique : VIIe Rencontre internationale du cinéma documentaire – Escenarios 2009

Le Conseil national mexicain pour la culture et les arts (CONACULTA) annonce dans son site la tenue de la VIIe Rencontre internationale du cinéma documentaire – Escenarios 2009. Cet événement se déroule du 2 au 9 juillet, à Mexico, sous le thème « Un monde hors bilan – Frontières narratives ».

Au moment de présenter la programmation de cette Rencontre, la directrice générale de Escenarios 2009, Sandra Gómez , a rappelé que cette rencontre vise, entre autres, à revendiquer les valeurs d’expression du langage documentaire à une époque où les faits quotidiens dépassent les sujets de fiction. Pour sa part, l’organisateur de Escenarios 2009, Juan Francisco Urruti, a précisé que la partie académique comprendra des tables rondes où on traitera de sujets tels les médias et la liberté d’expression, ainsi que du documentaire en tant que partenaire de la transformation sociale de notre siècle. Pour en savoir davantage sur cet événement, nous vous invitons à consulter le site consacré à Escenarios 2009.

Source :

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