Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 9, no 27, lundi 24 août 2009

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Autres actualités d'intérêt



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

La Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles est entrée en vigueur le 18 mars 2007. À l’occasion de la première session de la Conférence des Parties à la Convention, tenue en juin 2007, le Comité intergouvernemental a reçu le mandat d’élaborer les directives opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre de la Convention. Il  a tenu quatre rencontres au cours des deux dernières années.

La seconde session de la Conférence des Parties, qui s’est tenue à Paris les 15 et 16 juin 2009, a permis l’adoption des directives opérationnelles concernant neuf articles de la Convention. Le Comité intergouvernemental a été mandaté afin de poursuivre l’élaboration des directives opérationnelles.

Au moment d’écrire ces lignes, 100 Parties (99 États et la Communauté européenne en tant qu’organisation d’intégration économique régionale) ont ratifié ce traité. Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l’ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d’États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l’acceptent, l’approuvent ou y adhèrent.

Haut de la page

Communiqués, discours, déclarations

La Commission européenne évalue les effets des Fonds structurels sur le développement local et régional

« Dans le cadre de la politique de cohésion de l'Union européenne, il apparaît que des initiatives culturelles contribuent au développement local et régional d'une façon qui est étonnamment efficace en termes tant économiques que sociaux, Mais la nature et l'étendue véritables de cette contribution commencent tout juste à être explorées ». C’est en ces termes que la Commission européenne (CE) évoque, dans son site Internet, les travaux en cours afin de jauger les retombées des initiatives culturelles.

La CE vient en effet de lancer une étude qui vise à obtenir des éléments de preuve relatifs à des projets soutenus par les Fonds structurels. Elle invite tous ceux qui s'intéressent au rôle dynamique que la culture peut jouer dans le développement local et régional à y contribuer de façon active, soit en faisant parvenir de l'information sur des projets qu'ils connaissent bien, soit en participant au séminaire qui se tiendra sur cette question à Bruxelles en novembre 2009. Pour en savoir davantage, nous vous invitons à consulter le site de la CE.

Source :

Haut de la page

« L’UNESCO a bâti un arsenal juridique qui reconnaît les peuples autochtones en tant que gardiens de la diversité culturelle et de la biodiversité » — Koïchiro Matsuura

À l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, célébrée le 9 août, le directeur général de l’UNESCO a adressé un message à la communauté internationale dans lequel il mettait lumière les liens entre culture, développement et identité.

« L’UNESCO, de soutenir Koïchiro Matsuura, est convaincue que le développement doit reposer sur la diversité des cultures, "l’une des sources du développement, entendu non seulement en termes de croissance économique, mais aussi comme moyen d’accéder à une existence intellectuelle, affective, morale et spirituelle plus satisfaisante", comme l’affirme la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle de 2001.

[…] En adoptant la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle ainsi que des conventions connexes consacrées à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) et à la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005), l’UNESCO a bâti un arsenal juridique qui reconnaît les peuples autochtones en tant que gardiens de la diversité culturelle et de la biodiversité. L’ensemble de ces instruments fournit un cadre pour la protection et la promotion des expressions culturelles, à la fois traditionnelles et contemporaines, un accent particulier étant mis sur les peuples autochtones », de poursuivre M. Matsuura.

Le texte intégral de ce message est disponible dans le site de l’UNESCO en français, anglais, espagnol, russe, arabe et chinois.

Source :

Haut de la page

Abdou Diouf plaide la cause de la diversité culturelle dans le cadre du Congrès mondial acadien

Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, a participé récemment aux manifestations organisées à Caraquet, au Nouveau-Brunswick (Canada), dans le cadre du Congrès mondial acadien.

L’OIF rapporte en effet qu’invité par l’Université de Moncton, le Secrétaire général a une fois de plus plaidé la cause de la diversité culturelle et linguistique. « Au moment où certains voudraient réduire la mondialisation à sa dimension économique et technologique, au moment où l’on se pare de l’illusion qu’il suffira de réguler l’économie et la finance mondiale pour que s’affirme notre communauté de destin, il est de notre devoir d’hommes de bonne volonté, d’hommes responsables de dire que la culture est devenue le défi majeur de ce troisième millénaire commençant et que nous aurions beaucoup à craindre si la diversité culturelle ne devait rester qu’un slogan sans substance et sans contours bien définis », de rappeler le Secrétaire général de la Francophonie.

L’Université de Moncton a profité de la présence de M. Diouf pour annoncer la création d’un nouveau programme de bourses destinées à des étudiantes et étudiants issus de pays du Sud, membres de la Francophonie.

Le texte intégral de l’allocution de M. Diouf est disponible dans le site de l’OIF.

Sources :

Haut de la page

Publications récentes

Le bulletin Accords bilatéraux et diversité culturelle se consacre aux enjeux juridiques et politiques de la Convention de l’UNESCO

À l’occasion de la deuxième session de la Conférence des Parties à la Convention, le bulletin Accords bilatéraux et diversité culturelle est consacré aux enjeux juridiques et politiques de la Convention et de sa mise en œuvre. « En premier lieu, il s’agit de mettre l’accent sur les résultats de la Conférence des Parties et d’offrir un regard plus analytique sur l’état actuel des négociations au sein de l’OMC en ce qui concerne le secteur audiovisuel; en deuxième lieu, nous entendons présenter des extraits de quatre articles scientifiques publiés depuis l’adoption de la Convention en 2005 et qui font le point sur la force symbolique, politique et juridique de la Convention; en troisième lieu, nous visons à mettre en lumière les résultats des travaux du Forum U40 sur la diversité culturelle, tenus en amont de la Conférence des Parties », peut-on lire en introduction de ce numéro.  

Au sommaire :

  • Deuxième session des Parties à la Convention sur la diversité culturelle
  • Convention sur la diversité culturelle: Renforcement du rôle politique de l'UNESCO?
  • Convention sur la diversité culturelle: Atouts et inconvénients face au régime normatif de l'OMC
  • L’OMC et les services audiovisuels
  • Convention sur la diversité culturelle : Un instrument en faveur de la coordination multilatérale?
  • Convention sur la diversité culturelle : Un instrument de soft law
  • Forum mondial U40 : « Propositions pour la diversité culturelle 2030 »

Accords bilatéraux et diversité culturelle est publié par le Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) pour l’Organisation internationale de la Francophonie. Cette publication peut être consultée dans le site du CEIM.

Source :

Haut de la page

Le Dictionnaire des réalisateurs du cinéma mexicain est réédité

Le Conseil national mexicain pour la culture et les arts (CONACULTA) nous informe de la parution récente de l’édition 2009 du Dictionnaire des réalisateurs du cinéma mexicain. La responsable de cet ouvrage, la chercheure et journaliste Perla Ciuk, définit l’édition 2009 du Dictionnaire comme un outil qui reflète la trajectoire de 657 metteurs en scène mexicains qui ont œuvré depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours. 

Rappelant qu’à la fin des années 1990, l’information sur les metteurs en scène mexicains était pratiquement inexistante et que les rares archives disponibles étaient inaccessibles à la majorité, la chercheure précise qu’« au Mexique, on retrouvait plus de renseignements sur des metteurs en scène français, allemands, japonais et chinois que sur des réalisateurs du pays. Il fallait toujours s’adresser directement à la personne elle-même ou à un membre de sa famille pour obtenir de l’information ».

Au sujet des 127 réalisateurs ayant débuté leur carrière depuis la dernière édition du dictionnaire, en 2000, Mme Ciuk affirme qu’ils représentent à peu près 20 pour cent des cinéastes inscrits au cours du XXe siècle. « Cette augmentation au cours des dernières années est due en grande partie à deux facteurs fondamentaux : d’une part, l’utilisation des nouvelles technologies numériques pour créer des longs métrages à un moindre coût, et d’autre part,  de nouvelles formules de financement, avec le soutien des institutions de l’État ».

À cet égard, la chercheure affirme qu’une forte partie des projets qui ont permis à des metteurs en scène de réaliser leur premier long métrage au cours de la dernière année est redevable à l’Encouragement fiscal à des projets d’investissement dans la production cinématographique nationale. « Les contribuables de nombreuses entreprises ont consacré jusqu’à 10 pour cent du paiement de leurs impôts à la production de films. Joint à d’autres mécanismes, tels Fidecine et Foprocine, ce mouvement a été un facteur primordial pour l’apparition de nouveaux cinéastes ».

Source :

Haut de la page

Parution de l’édition de juillet du bulletin C-News

Le numéro de juillet du bulletin C-News publié par le réseau Culturelink nous propose une trentaine de références d’intérêt. Nouvelles, appels à propositions, programmes éducatifs, ateliers, conférences internationales, annonces de projets et publications récentes figurent au menu de cette édition. Le bulletin C-News peut être consulté dans le site de Culturelink.

Source :

Haut de la page

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Quatorze films reçoivent l’appui du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud

Selon l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), 14 films mis en chantier dans les pays francophones du Sud recevront des aides à la production ou à la finition pour un montant total de 460 000 €. Ces aides sont octroyées par l’OIF dans le cadre du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud.

Le communiqué de l’OIF indique que « la Commission du Fonds, composée de 7 professionnels du cinéma représentant la diversité culturelle et géographique de la Francophonie, s’est réunie à Paris les 16 et 17 juillet 2009 et a sélectionné 14 projets parmi les 45 dossiers reçus suite à l’appel public à propositions lancé en janvier. Les projets bénéficiaires se répartissent comme suit :

  • neuf aides à la production : cinq longs métrages de fiction, 4 courts métrages ;
  • cinq aides à la finition : quatre longs métrages de fiction, un long métrage documentaire ».

Le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud dans ses deux volets (cinéma et télévision) se veut l’instrument le plus structurant du programme Images développé par l’OIF. « Ce fonds mis en place en 1988 est géré conjointement par l’OIF et le CIRTEF (Conseil des radios et télévisions d’expression française). Il est doté d’un budget annuel de 2 millions d’euros qui permet la mise en chantier d’environ 120 heures de productions originales pour la télévision et le cinéma faisant appel aux capacités créatrices et techniques des pays francophones du Sud », précise le communiqué.

Cet appui à la production est complété par des interventions en faveur de la formation, de la promotion, de l’exploitation et de la mise en marché des œuvres audiovisuelles et cinématographiques soutenues par le Fonds.

Source :

Haut de la page

L’OPCA publie la version française du Guide pour la formulation et l’évaluation de politiques culturelles nationales en Afrique

Le bulletin OPCA News du 26 juillet 2009 annonce la publication de la version française du Guide pour la formulation et l’évaluation de politiques culturelles nationales en Afrique.

« Un des objectifs principaux de l’Observatoire des politiques culturelles en Afrique (OCPA) est de servir de centre de ressources offrant des informations basées sur des recherches, un appui méthodologique et des services consultatifs pour la formulation et l’analyse des politiques culturelles en Afrique » peut-on lire dans le bulletin.

« En vue de réaliser cet objectif, l’OCPA se propose aussi d’adapter et de développer des instruments méthodologiques nécessaires à la formulation, et à l’évaluation de ces politiques pour pouvoir répondre aux demandes des instances en charge de la culture dans ce domaine.

Conçu pour répondre à cette demande, en capitalisant l’information et l’expérience accumulées en Afrique et dans les autres régions, ce document propose un cadre pour la planification d’un tel exercice, notamment en ce qui concerne:

  • les termes de référence pour l’élaboration des politiques culturelles nationales (principes de base, méthodologie, plan de travail et calendrier, etc.);
  • une structure pour la rédaction de ce document;
  • une sélection de documents de référence concernant les politiques culturelles en Afrique;
  • des listes avec une sélection de sources d’information utiles.

Ce document ne propose pas un modèle unique, mais plutôt un ensemble d’outils et d’informations structurés, susceptibles d’aider les intéressés dans la définition de leur propre démarche. »

Ce Guide de 23 pages est publié par l’OPCA. La version anglaise est parue en 2008.

Source :

Haut de la page

Autres actualités d'intérêt

Le Québec à l’avant-scène à FiraTàrrega

Les arts de la scène du Québec seront à l’honneur lors de la 29e édition de FiraTàrrega, l’une des plus importantes foires des arts de la scène et des arts de la rue en Europe, qui se tiendra du 10 au 13 septembre. Le bulletin Québec@monde rapporte que « pour l’occasion, , environ 80 compagnies de Catalogne et d’ailleurs envahiront les rues et les espaces publics de la ville catalane de Tàrrega. Plus de 180 programmateurs internationaux ont participé à FiraTàrrega l’an dernier. »

La participation québécoise à FiraTàrrega prendra le nom de Vitrine Québec en Catalogne. Trois activités principales y seront proposées : présentation des dernières créations de compagnies québécoises, table ronde avec des représentants des arts du cirque et des arts de la rue et kiosque du Québec destiné à faciliter les échanges entre les professionnels du Québec et ceux de la Catalogne, de l’Espagne et d’autres pays européens.

La délégation québécoise sera composée d’une quinzaine de représentants de compagnies et de grands événements. Le gouvernement du Québec, avec la collaboration de FiraTàrrega et du gouvernement de la Catalogne, par le biais de l’Institut Ramon Llull et de l’Institut des industries culturelles, souhaite ainsi offrir une fenêtre en Europe au milieu québécois des arts de la scène.

Source :

Haut de la page