Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 11, no 3, lundi 7 février 2011

Les travaux de mise en oeuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Communiqués, discours, déclarations

Publications récentes

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Autres actualités d'intérêt



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en oeuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

La Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles est entrée en vigueur le 18 mars 2007. À l'occasion de la première session de la Conférence des Parties à la Convention, tenue en juin 2007, le Comité intergouvernemental a reçu le mandat d'élaborer les directives opérationnelles nécessaires à la mise en oeuvre de la Convention. Il a tenu depuis six rencontres, quatre ordinaires et deux extraordinaires.

La seconde session de la Conférence des Parties, qui s'est tenue à Paris les 15 et 16 juin 2009, a permis l'adoption des directives opérationnelles concernant neuf articles de la Convention. Le Comité intergouvernemental a été mandaté afin de poursuivre l'élaboration des directives opérationnelles.

Au moment d'écrire ces lignes, 116 Parties (115 États et la Communauté européenne en tant qu'organisation d'intégration économique régionale) ont ratifié ce traité. Bien que les travaux de mise en oeuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l'ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d'États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l'acceptent, l'approuvent ou y adhèrent.

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Communiqués, discours, déclarations

Déclaration de Québec sur l'engagement des parlementaires de la Francophonie envers la mise en oeuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

La Conférence interparlementaire sur la diversité des expressions culturelles (CIDEC) s'est terminée le 3 février à Québec (Québec, Canada). Au terme de cette rencontre de deux jours, une déclaration finale a été adoptée par les quelque 300 délégués de la Francophonie parlementaire. Le communiqué précise que :

« La tenue de cette conférence revêtait un caractère particulier, puisque la diversité des expressions culturelles, le dialogue des cultures et la coopération culturelle sont des principes fondamentaux pour l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Je suis fier de la qualité des exposés et des débats, qui se sont traduits par une déclaration finale forte posant les jalons pour la mise en oeuvre effective de cette importante Convention de l'UNESCO », a déclaré M. Yvon Vallières, président de l'Assemblée nationale du Québec et président de l'APF.

Les membres de l'APF ont réitéré leur soutien indéfectible à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l'UNESCO, adoptée en 2005, et qui a été ratifiée à ce jour par 115 États. Cette Convention souligne « la nécessité d'intégrer la culture en tant qu'élément stratégique dans les politiques nationales et internationales de développement ».

À l'issue de cette Conférence, une déclaration finale a été adoptée, la Déclaration de Québec sur l'engagement des parlementaires de la Francophonie envers la mise en oeuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Au nombre des faits saillants, on note que les membres de l'APF s'engagent :

  • à adopter des textes législatifs qui favoriseront la diversité des expressions culturelles;
  • à effectuer un suivi des négociations commerciales touchant au domaine de la culture.

De plus, ils demandent à tous les chefs d'État et de gouvernement :

  • de faire peser tout le poids de la Convention dans le cadre des négociations commerciales afin de faire valoir leurs droits de se doter ou de maintenir des politiques et des mesures de soutien en faveur des expressions culturelles;
  • de soutenir activement la coopération pour le développement en vue d'accorder un statut préférentiel aux artistes, professionnels et praticiens de la culture, ainsi qu'aux biens et services culturels dans les pays en développement;
  • de contribuer annuellement au Fonds international pour la diversité des expressions culturelles de l'UNESCO à la hauteur de 1 % de leur contribution à l'organisation.

Enfin, les membres de l'APF demandent à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) de procéder à l'inventaire, à l'étude et à l'évaluation des politiques et programmes culturels mis en oeuvre par ses États et gouvernements membres, afin de créer une plateforme d'échange d'expertises et de savoir-faire en matière culturelle au sein de l'espace francophone. »

La conférence a été organisée conjointement par l'Assemblée nationale du Québec et l'APF, en collaboration avec l'OIF et l'UNESCO. On peut obtenir plus d'information sur cette conférence en visitant le site de la CIDEC 2011.

Le texte intégral de la Déclaration adoptée lors de cette conférence est accessible dans le site de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie. Vous y trouverez également plusieurs autres informations concernant cet événement : discours, photos, communiqués, etc.

Sources :

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Abdou Diouf s'adresse à quelque 300 délégués de la Francophonie parlementaire

Lors de l'ouverture de la Conférence interparlementaire sur la diversité des expressions culturelles, le secrétaire général de l'OIF, Son Excellence monsieur Abdou Diouf, a souligné son attachement à la coopération tissée entre l'OIF et l'UNESCO, dans le dossier de la diversité des expressions culturelles. Il a rappelé les gestes concrets qui sont posés par l'OIF pour la ratification de la Convention et le rôle des parlementaires dans ce dossier :

« Il ne se passe pas une réunion des instances de la Francophonie sans que j'appelle les 20 % de nos États et gouvernements qui ne l'ont pas encore fait, à ratifier la convention de l'UNESCO. Du reste, désormais, avoir ratifié ou être en voie de ratification de cet instrument international, est devenu une condition préalable à toute demande d'adhésion à la Francophonie. Et je ne dérogerai pas à la règle en vous lançant, Mesdames et Messieurs les parlementaires, un appel solennel pour que vos États adhèrent massivement à cet instrument international majeur ».

Il a noté que ce sont les enjeux nationaux, internationaux, transnationaux qui ont conduit l'APF à se mobiliser pour que la Convention voie le jour et qu'elle soit massivement ratifiée. Maintenant, rappelle-t-il : « nous incitions les États et gouvernements à sa mise en oeuvre pleine et effective ».

En terminant son allocution, M. Diouf insiste : « seule la conviction des États parties permettra de donner à cette Convention sa pleine portée. Seule la conviction les incitera à contribuer enfin sérieusement au Fonds international pour la diversité culturelle. Les ressources de ce Fonds s'élevaient le mois dernier à 3 millions et demi de dollars. Je ne vous donnerai qu'un seul chiffre : une production hollywoodienne à gros budget peut atteindre 300 millions de dollars ! ».

Vous pouvez accéder au discours de M. Abdou Diouf en consultant le site Internet de l'OIF.

Par ailleurs, lors de son passage à Québec, le Secrétaire général de l'OIF a été promu Grand officier de l'Ordre national du Québec.

Sources :

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La ministre québécoise Christine St-Pierre réitère l'importance de compléter la mise en oeuvre de la Convention

S'adressant aux participants à la Conférence interparlementaire sur la diversité des expressions culturelles, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, Christine St-Pierre, a réitéré l'importance de la mise en oeuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles. Elle a notamment rappelé que :

« Les enjeux de la diversité des expressions culturelles mondiale aujourd'hui peuvent se résumer ainsi : le cadre normatif du commerce international tend à remettre en cause le rôle de soutien que jouent actuellement les États et les gouvernements en matière de culture, au bénéfice des populations qu'ils représentent.

L'abandon de ce rôle aurait pour conséquence d'entraîner l'application des seules règles du marché au secteur culturel. Cette situation serait synonyme d'une homogénéisation des cultures au profit d'un modèle unique, fondée sur une logique purement commerciale, ce qui mettrait à mal les cultures "moins rentables" ne disposant plus des ressources et des mécanismes de soutien nécessaires à leur expression. [...]

Or, nous savons que les biens et services culturels jouent un rôle déterminant, au Québec comme ailleurs, à l'égard de l'identité des peuples, de la cohésion nécessaire à toute société, de la vie démocratique, et même, de plus en plus, du développement économique lui-même [...].

C'est pourquoi il est inscrit dans la Convention que les activités, biens et services culturels ont une double nature, économique et culturelle, parce qu'ils sont porteurs d'identités, de valeurs et de sens et qu'à ce titre, ils ne doivent pas être traités comme ayant exclusivement une valeur commerciale.

En conséquence, il a été convenu d'inscrire dans cette Convention des articles qui engagent les signataires à "promouvoir les objectifs et les principes de la présente Convention dans d'autres enceintes internationales". [...] C'est là un des prochains défis qui attend les Parties à la Convention que de donner vie à ses articles pour compléter, comme il se doit, sa mise en oeuvre. »

Le texte intégral de cette allocution est disponible dans le site Diversité culturelle sous la responsabilité du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec (MCCCF).

Source :

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OIF : Appel à manifestation d'intérêt pour le renforcement des politiques et industries culturelles

« Dans le cadre de sa mission de promotion de la diversité culturelle et en application de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) renforce son mécanisme d'appui pour la mise en oeuvre de politiques culturelles publiques.

L'objectif du nouveau dispositif est d'accompagner les États francophones du Sud dans la création de cadres favorables aux expressions culturelles par le biais de la législation, de la réglementation et de la mise en place d'instruments visant l'émergence d'un secteur culturel marchand organisé, compétitif et créateur de revenus et d'emplois durables.

Intégré à la programmation quadriennale 2010-2013 de l'OIF, le programme sera mis en oeuvre, à titre expérimental, dans quatre pays pilotes choisis parmi treize États ciblés (Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Maroc, Maurice, Niger, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo).

Pour la désignation des pays d'intervention et le démarrage effectif de cette initiative, les autorités compétentes des États ciblés sont invitées à manifester leur intérêt en faisant parvenir à l'OIF (Direction de la langue française, de la diversité culturelle et linguistique), un dossier conforme aux lignes directrices du programme.

Le lancement de la phase active du programme étant envisagé pour le second trimestre de l'année 2011, les dossiers de manifestation d'intérêt doivent parvenir à l'OIF le 15 mars au plus tard, de préciser le communiqué.

Source :

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Frédéric Mitterrand : 2011 sous le signe de la promotion de la diversité culturelle

Fin janvier, alors qu'il présentait ses voeux à la presse, le ministre de la Culture et de la Communication de France, Frédéric Mitterrand a voulu « les placer notamment sous le signe des diversités de notre société et de la promotion de la diversité culturelle, à l'heure du numérique. »

« Mondialisation et tournant numérique sont en effet aujourd'hui, chacun le sent, deux mutations majeures de la création et des pratiques culturelles. La mondialisation de l'économie et la révolution numérique favorisent incontestablement la circulation de ce qu'on appelle les biens et services culturels. Cependant, il est largement avéré que les mécanismes en vigueur ne jouent pas nécessairement en faveur de relations culturelles équilibrées. Les impératifs de rentabilité du marché entrent en contradiction avec le souhait de donner aux créateurs la possibilité de se faire connaître et de donner au public le choix d'une véritable offre culturelle diversifiée. Je veux faire de 2011, pour notre action, l'année de la diversité. Le rythme de ratification de la Convention de l'UNESCO signée en 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles est un signal particulièrement encourageant dans ce sens. La convention, dont la France a été une ardente avocate, pose les bases multilatérales d'un respect mutuel entre sphère culturelle et sphère économique, dont l'interdépendance doit être gérée de manière équilibrée. Ce choix politique a des incidences majeures en matière de politique du livre, en matière de régulation des médias et de la communication, en matière de fiscalité au service de la création » de préciser le ministre dans son allocution.

Le texte intégral de l'allocution du ministre est disponible dans le site du ministère de la Culture et de la Communication de France.

Source :

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Diffusion de la recherche en gestion culturelle : le groupe Ros Roca et l'organisation Fira Tàrrega lancent le Prix international Ramon Roca

Jusqu'au 1er avril 2011, il est possible de poser sa candidature pour le « Prix international Ramon Roca » (Premi internacional Ramon Roca) qui récompense une étude ou un travail traitant de la gestion culturelle au niveau européen : études de cas, d'impact sur un territoire, études comparatives, de coopérations, de politiques culturelles, d'analyses de structures, de typologies professionnelles, de R & D, etc. L'étude devra être en langue catalane, espagnole ou anglaise et devra comporter au minimum 60 pages.

Le prix consiste en une somme de 6000 euros et vise à contribuer au développement de la diffusion de la recherche dans le domaine de la gestion culturelle au niveau européen.

Pour avoir toutes les informations concernant ce prix, vous pouvez consulter le site Internet de Fira Tàrrega.

Source :

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Publications récentes

Entretien avec Irina Bokova, directrice générale de l'UNESCO à l'occasion de la Conférence interparlementaire sur la diversité des expressions culturelles

À l'occasion de la Conférence interparlementaire sur la diversité des expressions culturelles (CIDEC) qui s'est tenue récemment à Québec sous l'égide de l'APF et de l'Assemblée nationale du Québec en coopération avec l'OIF et l'UNESCO, la directrice générale de l'UNESCO, Mme Irina Bokova, a accordé une entrevue à l'APF. Nous en résumons ici les grandes lignes.

Mme Bokova insiste notamment sur l'importance de ratifier cet instrument normatif et rappelle que les deux tiers des 75 membres ou observateurs de l'Organisation internationale de la Francophonie ont ratifié la Convention et que ces pays représentent 46 % des Parties à la Convention, démontrant ainsi l'engagement de l'OIF dans ce dossier. À titre d'exemple, elle mentionne la Déclaration du XIIIe Sommet de la Francophonie de Montreux qui a invité les États à rejoindre la Convention.

Par ailleurs, elle lance un appel aux Parties à alimenter le Fonds qui en a grandement besoin et qui vise notamment à favoriser l'émergence d'un secteur culturel dynamique comme facteur de développement durable et de réduction de la pauvreté.

Enfin, elle mentionne : « la Francophonie s'est fortement mobilisée pour l'élaboration et l'adoption de la Convention. Les parlementaires de la Francophonie ont maintenant un rôle important à jouer pour la mise en oeuvre et le suivi de la Convention, et pour impliquer la société civile dans ce processus ».

Vous pouvez consulter l'entrevue intégrale sur le site Internet de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Source :

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Nouvelle étude portant sur la contribution de la culture comme facteur de développement local et régional et sur les Fonds structurels de l'Union européenne

Le CSES (Centre for Strategy & Evaluation Services) en collaboration avec ERICarts Institute a conduit une étude ayant pour but de mettre en évidence les effets de la culture comme facteur de développement économique et social, particulièrement au niveau local et régional. Dans un effort de partager une expérience pratique, plus de 80 études de cas ont été collectées afin d'illustrer la variété et les impacts du développement basé sur la culture. Ce rapport propose un bilan détaillé des retombées de ces projets soutenus par les Fonds structurels de l'Union européenne.

Le rapport final intitulé Study on the Contribution of Culture to Local and Regional Development- Evidence from the Structural Funds est disponible en anglais. Il peut être téléchargé sur le site Internet de la Commission européenne-DG Culture.

Sources :

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« Cultural Diversity and the Law - States Responses from Around the World »

Le livre « Cultural Diversity and the Law- States Responses from Around the World » paru aux Éditions Yvon Blais et Bruylant présente un chapitre intitulé "Within The United Nations System, International Normative Action for Cultural Diversity : The contribution of UNESCO", sous la plume de Jan Wouters et Maarten Vidal.

Cet essai retrace le bond qu'a fait l'UNESCO dans son action normative pour la diversité culturelle passant du droit mou (soft law) à l'adoption d'une Convention contraignante qui engage juridiquement les États Parties. Les auteurs rappellent que la Convention porte le nom de Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et qu'elle met en lumière la composante créative de la diversité culturelle.

Sources :

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CapsulesMonde, janvier 2011

L'édition de janvier du bulletin CapsulesMonde nous propose les sujets suivants sous le thème Mondialisation et culture :

Indicateurs

  • Canada - Augmentation significative des dépenses en culture

Identité culturelle

  • UNESCO - Renforcement des capacités par l'approche communautaire: le cas des musées en Asie-Pacifique

Industries culturelles et créatives

  • Canada - Centres des Sciences : le rôle de l'industrie dans l'élaboration des politiques culturelles
  • Irlande - Les festivals, piliers du tourisme urbain

CapsulesMonde est publié par le Laboratoire d'études sur les politiques publiques et la mondialisation.

Source :

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Festival Odyssées en Yvelines : comment faire circuler les textes et les spectacles venus de pays de tradition orale ?

Le Festival de création théâtrale Odyssées en Yvelines (France) se tiendra jusqu'au 2 avril. « Chaque édition d'Odyssées, c'est 7 créations, 300 représentations théâtrales dans près de 80 communes pour près de 30 000 spectateurs durant l'année du festival, puis entre 300 et 400 représentations en France et en Europe l'année suivante. Cette 8e édition d'Odyssées en Yvelines, résolument tournée vers l'international, se donne pour ambition de faire résonner les mots, les voix et les esthétiques du monde au travers de 7 créations, 9 pays et 4 continents représentés, dont l'Afrique. [...] Le choix d'ouvrir grand les portes au monde, avec des artistes venus de tous les continents, pour cette 8e Odyssées en Yvelines, c'est contribuer au dialogue entre les cultures et permettre aux enfants, adolescents et adultes de découvrir, et entendre des voix venues d'ailleurs » de préciser le site du Festival.

« À l'heure d'une mondialisation qui bouscule nos repères, et peine à en proposer d'autres », le Centre dramatique national de Sartrouville, organisme responsable du Festival, a ouvert le débat en donnant la parole aux artistes. Une journée de rencontre sur ces enjeux de société a entre autres proposé, le 29 janvier, une table ronde consacrée à la culture africaine. Sous le thème Rencontre Afrique : comment faire circuler les textes et les spectacles venus de pays de tradition orale ? Cette table ronde a permis d'échanger sur plusieurs questions dont : comment faire circuler les textes en Afrique, comment repérer des auteurs, les publier, comment jouer des spectacles et permettre la rencontre avec le public ? Les textes présentés en Europe sont-ils représentatifs de la culture de ces pays ?

Sources :

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Un colloque international portant sur le langage de l'art et de la musique se tiendra à Berlin

Ce colloque international portant sur le langage de l'art et de la musique, et plus précisément sur le potentiel de l'expression artistique en tant qu'outil pour traverser des barrières culturelles et la relation entre l'art, la culture et les relations internationales, se tiendra à Berlin du 17 au 20 février prochain.

Cette activité permettra d'analyser des études de cas de partout dans le monde en y incluant des analyses empiriques et théoriques. Ce sera l'occasion pour des artistes et des praticiens de l'industrie du film, des arts de la scène, de littérature et de musique de partager leur point de vue avec des académiciens et des personnalités importantes de la scène politique, diplomatique, de la société civile et du secteur privé.

Pour plus d'information, veuillez consulter le site Internet d'Art as Cultural Diplomacy.

Sources :

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Autres actualités d'intérêt

Michel Audet nommé Commissaire général du 1er Forum mondial de la langue française

Sur proposition du Secrétaire général de la Francophonie, la déclaration finale du XIIIe Sommet de la Francophonie réuni à Montreux en octobre dernier, a retenu l'organisation d'un Forum mondial de la langue française au printemps 2012.

L'objectif du Forum est notamment de mettre en évidence à la fois le caractère mondial de la langue française et son inscription dans des réalités et des pratiques modernes auxquelles les populations, notamment les plus jeunes, trouvent intérêt et plaisir, en étant convaincues de l'utilité voire de la nécessité d'y recourir.

Cette initiative sera mise en oeuvre en collaboration avec le gouvernement du Québec qui s'est proposé pour l'accueillir. Le 5 février, Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, annonçait la nomination de Michel Audet au poste de Commissaire général de ce 1er Forum mondial de la langue française.

« La nomination de Michel Audet à cette fonction est d'autant plus naturelle que, tout au long de sa carrière, il a toujours été soucieux de garantir la place et la promotion de la langue française », a déclaré Abdou Diouf.

Michel Audet est actuellement représentant du Québec au sein de la Délégation permanente du Canada auprès de l'UNESCO.

Source :

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Un premier festival de cinéma sur le web

Unifrance, l'organisme chargé de promouvoir le cinéma français à l'export, a tenu, du 14 au 29 janvier, le premier festival au monde spécialement crée pour le web. Mon festival du film français est « un nouveau concept, une nouvelle façon de partager votre amour du cinéma français avec les Internautes du monde entier » peut-on lire dans le site. À cette occasion, dix longs métrages et dix courts métrages de la jeune création française étaient en compétition. Le site Internet et les films (disponibles en vidéo à la demande payante) étaient accessibles en allemand, anglais, arabe, espagnol, français, italien, japonais, portugais, et russe. La version coréenne était quant à elle disponible sur le site du partenaire d'Unifrance en Corée, KT.

Ce pari, visant à élargir géographiquement le public du cinéma et à le rajeunir, était motivé par deux constats : d'une part, visionner un film en vidéo à la demande est l'un des changements notables observés dans la consommation du cinéma au cours des dernières années. D'autre part, « avoir accès à un film français en salle à l'étranger est de plus en plus difficile, notamment parce que les salles d'art & essai sont de moins en moins nombreuses et qu'elles sont remplacées par des multiplexes programmant essentiellement du cinéma américain ou du cinéma local » précise-t-on dans le site Internet du ministère de la Culture et de la Communication de France.

Sources :

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