Diversité culturelle

Infolettre
sur la diversité des expressions culturelles

Vol. 13, no 2, lundi 4 février 2013

Les travaux de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

DANS CE NUMÉRO :

Suivi de la Convention

Publications récentes

Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques



Suivi de la Convention

Les travaux de mise en oeuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles sont en cours !

La Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles est entrée en vigueur le 18 mars 2007. À l'occasion de la première session de la Conférence des Parties à la Convention, tenue en juin 2007, le Comité intergouvernemental a reçu le mandat d'élaborer les directives opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre de la Convention. Il a tenu depuis huit rencontres, six ordinaires et deux extraordinaires. La dernière session ordinaire du Comité a eu lieu du 10 au 14 décembre 2012, à Paris.

La troisième session de la Conférence des Parties, qui s'est tenue à Paris les 14 et 15 juin 2011, a permis l'approbation des directives opérationnelles relatives à trois articles de la Convention et celles à propos des mesures destinées à assurer la visibilité et la promotion de la Convention. Au total, douze articles de la Convention comportent maintenant des directives opérationnelles.

Au moment d'écrire ces lignes, 126 Parties (125 États et l'Union européenne en tant qu'organisation d'intégration économique régionale) ont ratifié ce traité. Bien que les travaux de mise en œuvre de la Convention poursuivent leur cours normal, la campagne de mobilisation en vue de la ratification de la Convention par les États membres qui ne l'ont pas encore fait doit plus que jamais se poursuivre, avec ferveur et persuasion ! Car la légitimité de la Convention sera proportionnelle au nombre d'États appartenant à toutes les régions du monde qui la ratifient, l'acceptent, l'approuvent ou y adhèrent.

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Publications récentes

Chronique des industries culturelles, édition spéciale

La plus récente édition du bulletin Accords bilatéraux et diversité culturelle s'intitule "Chronique des industries culturelles" et nous propose les sujets d'intérêt suivants :

Culture-commerce

  • Accords commerciaux et exception culturelle
  • Polémique au sein de l'Union européenne
  • Chine-Hollywood : évolution de leur coopération
  • La mise en œuvre de l'article 13 de la Convention de 2005, ou quand les États adoptent une nouvelle conception du développement durable (par Véronique Guèvremont)

Développement culturel et coopération culturelle internationale

  • Mise en œuvre de la CDEC : Fonds international pour la diversité culturelle et échange de bonnes pratiques
  • Quatre problématiques pour le développement culturel
  • La coopération culturelle internationale et la Convention sur la diversité des expressions culturelles (par Lilian Richieri Hanania)

Droits de propriété intellectuelle


Accords bilatéraux et diversité culturelle est réalisé par le Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) pour l'Organisation internationale de la Francophonie.

Source :

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« Le Partenariat transpacifique : ALENA 2.0 ou nouveau Doha? »

Le rapport « Le Partenariat transpacifique : ALENA 2.0 ou nouveau Doha? » ("The Trans-Pacific Partnership : NAFTA 2.0 or Doha Revisited?") a récemment été rédigé par le cabinet de conseils multidisciplinaires Grey, Clark, Shih (GCS).

Ce rapport effectue une analyse du Partenariat transpacifique (PTP) avant la 15e ronde de négociations qui s'est déroulée à Auckland en décembre 2012. Tel qu'indiqué dans son résumé :

« Ce rapport passe en revue les mythes, revirements et fuites qui entourent les négociations du Partenariat transpacifique (PTP).

[...] Il évoque les répercussions de tout ce qui précède sur les progrès accomplis au regard des questions litigieuses pendant les négociations.

[...] Le rapport analyse les sensibilités particulières des participants aux questions à l'ordre du jour.

[...] Enfin, il tente de répondre à une question fondamentale : le PTP va-t-il remplir sa promesse et devenir un ALENA 2.0 ou s'agit-il d'un nouveau Doha? »

Quelques passages du rapport concernent spécifiquement la culture :

« Le PTP n'est pas seulement à propos des sandales, des couches, du détergeant et des concombres. D'une certaine manière, [...] il est à propos de comment nous préservons notre patrimoine et notre culture ».

« La culture, par exemple, a été exemptée automatiquement par le Canada [...], mais Hollywood va s'en prendre directement à celle-ci, comme il l'a fait par le passé ».

« Il y a des groupes au Mexique, en Australie et en Nouvelle-Zélande qui désirent préserver leur identités nationales et leur souveraineté culturelle [et ces] pays sont envieux avec raison des protections culturelles du Canada ».

« Les mesures non-conformes du Mexique concernant les services audiovisuels ne sont pas négociables. L'ALENA, il est précisé, permet au Mexique de demander que les programmes diffusés durant le jour présentent la majorité du temps des ressortissants du Mexique. Sous l'ALENA, le Mexique peut également réserver 30% du temps d'antenne pour des productions mexicaines, ce que la MPAA [Motion Picture Association of America] aimerait changer dans le PTP ».

L'auteur du rapport conclut en indiquant que « le Canada a joint le PTP largement pour des raisons défensives ». Il précise que «ce que nous savons jusqu'à présent suggère que le Canada a peu à gagner du PTP [et que] bien entendu, si le Japon entre dans la négociation, mon évaluation changera ».

Pour télécharger le rapport en question, veuillez consulter le site Internet de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle.

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Un panorama des politiques culturelles de dix-huit pays d'Europe centrale et d'Europe du Sud-Est

L'ouvrage Un panorama des politiques culturelles de dix-huit pays d'Europe centrale et d'Europe du Sud-Est (Cultural policy landscapes. A guide to eighteen Central and South East European countries) vient d'être publié par la Fondation ERSTE.

Ce guide compile les politiques culturelles de l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, l'Estonie, la Hongrie, le Kosovo, la Lettonie, la Lituanie, la Macédoine, la Pologne, la République de Moldova, la République tchèque, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, la Slovénie et l'Ukraine. Les profils synoptiques des différents pays retracent l'histoire de la région depuis le début des années 1990, résument les questions particulières aux politiques culturelles nationales et décrivent les relations internationales actuelles. Il s'agit d'instantanés de l'évolution de la politique culturelle, étayés par une évaluation des données correspondantes. Le budget culturel des pays de même que les dépenses culturelles par personne et en proportion du PIB des années 1990 jusqu'à 2010 sont présentés sur des lignes de temps qui permettent de comprendre l'évolution dans chaque pays, mais aussi de comparer les pays sur divers plans : croissance ou déclin du budget culturel, politique culturelle, transformations courantes, priorités et lacunes en matière de relations internationales ou encore la difficile situation de l'art contemporain.

Pour consulter le document, veuillez visiter le site Internet de la Fondation ERSTE.

Un panorama des politiques culturelles de dix-huit pays d'Europe centrale et d'Europe du Sud-Est a été compilé par l'österreichische kulturdokumentation. internationales archiv für kulturanalysen, grâce au financement de la Fondation ERSTE.

Source :

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Comprendre les industries de la musique

Comprendre les industries de la musique (Understanding the Music Industries) est un manuel qui aide le lecteur à comprendre les rouages des industries de la musique. En plus d'exposer des façons de faire, il procure des outils qui aident à saisir l'évolution technologique, les processus socioculturels et le milieu mouvant de l'industrie musicale.

Riche en études de cas, l'ouvrage :

  • aborde les concerts à domicile et la mise en marché grâce au financement collectif;
  • démythifie la gestion, l'édition, les contrats d'enregistrement et le monde du droit d'auteur, de la propriété intellectuelle et du piratage;
  • explique l'incidence des technologies numériques sur la majorité des aspects de la musique, soit la composition, l'interprétation, la promotion et l'achat;
  • explore les différentes couches des industries musicales, des micro-entreprises indépendantes aux conglomérats;
  • permet de relever les défis d'une industrie en pleine transformation.

Écrit par Chris Anderton, Andrew Dubber et Martin James, ce guide constitue un abécédaire de l'industrie de la musique et s'adresse particulièrement aux étudiants en musique populaire, en étude des médias, en sociologie et en musicologie.

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Politiques et mesures culturelles - Bonnes pratiques

Protocole d'entente entre l'Australie et l'UNESCO : vers un premier projet en matière de diversité des expressions culturelles

Le Conseil des arts d'Australie et le bureau régional de l'UNESCO à Bangkok ont récemment conclu un protocole d'entente afin de promouvoir la diversité des expressions culturelles dans la région Asie-Pacifique.

Par ce protocole, les deux organisations s'engagent à soutenir la collaboration internationale, les partenariats, la recherche et la promotion de la diversité des expressions culturelles dans cette région. Le protocole facilitera ainsi l'application de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l'UNESCO, ratifiée par l'Australie en 2009.

Le premier projet conjoint du Conseil des arts d'Australie et de l'UNESCO, réalisé en collaboration avec l'Institute for Culture and Society (ICS) de l'Université de Western Sydney, consistera en la recherche et l'analyse de projets artistiques australiens (jusqu'à six) qui explorent la question de la diversité des expressions culturelles à travers un éventail de formes et de pratiques artistiques.

Le professeur Ien Ang, directeur de l'ICS, affirme que « cette opportunité de recherche permettra aux chercheurs et artistes australiens d'être en première ligne du débat sur la diversité culturelle, sous l'égide de la Convention de l'UNESCO de 2005 [et qu'il tarde au ICS] de comprendre la dynamique qui permet la création d'œuvres d'art diverses en Australie ».

Pour plus d'informations, veuillez consulter les sites Internet du Conseil des arts d'Australie et de l'UNESCO.

Le protocole d'entente entre le Conseil des arts d'Australie et l'UNESCO fait suite aux recommandations formulées au terme du 5e Sommet mondial des arts et de la culture, qui a réuni à Melbourne en 2011 plus de 500 délégués de 70 pays qui ont demandé à leur gouvernement respectif de s'engager à concrétiser l'esprit et les principes de la Convention et à atteindre ses objectifs en l'intégrant aux politiques culturelles à l'échelle des nations, des États et des villes.

Sources :

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Inauguration et colloque de la Chaire UNESCO sur les politiques culturelles pour le développement par les arts

Le colloque intitulé « Bonne gouvernance pour les politiques culturelles : une recherche germano-africaine sur les arts et le développement » ("Good Governance for Cultural Policy. An African-German Research about Arts and Development") a eu lieu les 30 et 31 janvier 2013 à Hildesheim (Allemagne), à l'occasion de l'inauguration de la Chaire UNESCO sur les politiques culturelles pour le développement par les arts à l'Université de Hildesheim.

Ce colloque a réuni une centaine de participants, parmi lesquels vingt-cinq doctorants du Département des politiques culturelles de l'Université de Hildesheim et d'autres représentants invités de pays comme l'Égypte, la France, le Mozambique, la Tanzanie, l'Afrique du Sud et la Tunisie.

Comme l'illustrent certains titres de conférences (« Renforcer le système de gouvernance de la culture dans les pays en développement », « Bien gérer la politique culturelle : Le rôle des arts dans la société », « Bien gérer la politique culturelle : Protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles ») et de panel d'experts (« Recommandations pour une future politique culturelle – Coopération entre l'Afrique et l'Europe »), le colloque a mis l'accent sur l'importance des principes d'une saine gestion de la politique culturelle, en comparant les perspectives du Sud et du Nord de l'Afrique, de la France et de l'Allemagne. Il a également permis de faire connaître les théories et pratiques les plus récentes au regard des concepts de saine gestion et de politique culturelle. À cet égard, le colloque se voulait le point de départ pour élaborer un programme de recherche internationale visant le discours sur la politique culturelle et la Chaire UNESCO à Hildesheim soutiendra la formation de futurs stratèges et gestionnaires de la culture en ce sens.

Le colloque a été organisé en collaboration avec la Commission allemande pour l'UNESCO, la Fondation Friedrich Ebert et l'Université Aix-Marseille. Il était financé par le ministère de la Science et de la Culture de Basse-Saxe et l'Université franco-allemande (Deutsch-Französische Hochschule).

Source :

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Recherche sur l'apport économique des industries culturelles du Zimbabwe

Parmi les projets soutenus par le Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC) de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l'UNESCO, la recherche sur l'apport économique des industries culturelles du Zimbabwe est présentement à l'étape de la compilation des données.

En 2012, le Fonds pour la culture du Zimbabwe (Culture Fund of Zimbabwe) s'est associé à l'Agence de statistiques nationales de ce pays (Zimbabwe National Statistics Agency-ZIMSTAT) afin de mener cette enquête statistique qui prend en compte les industries culturelles de Harare et des grandes régions de Chitungwiza, Norton, Ruwa et Epworth.

La recherche a comporté plusieurs étapes, dont le lancement du projet et un atelier réunissant les parties prenantes nationales de la Convention en mai 2012, la formation des recenseurs et un travail de terrain pour recueillir des données auprès des organismes artistiques et culturels en octobre 2012. De plus, les partenaires organiseront une session pour faire connaître leurs résultats dès le premier trimestre de 2013.

Le projet s'inscrit dans la foulée d'une enquête initiale sur les industries culturelles du Zimbabwe, menée en 2009 et financée par le Fonds pour la culture du Zimbabwe, laquelle a permis de constater que les industries culturelles du Zimbabwe ont peu fait l'objet d'études et a noté l'énorme potentiel de la contribution de la culture aux sources de revenu des ménages et au revenu national. Il est d'ailleurs souhaité que la recherche en cours comble les lacunes de longue date que sont l'absence de données et de statistiques sur le secteur culturel au Zimbabwe et que ce projet stimule une action de promotion auprès des décideurs politiques et des investisseurs, afin d'inciter ces derniers à faire des industries culturelles du Zimbabwe, une priorité.

Pour plus de détails sur cette recherche, veuillez consulter le site Internet du Fonds pour la culture du Zimbabwe.

Pour en connaître davantage sur les projets financés au titre du FIDC, veuillez visiter le site Internet de l'UNESCO.

Le Fonds pour la culture du Zimbabwe est une ONG basée à Harare. Créé sous forme de fondation en 2006, il apporte une aide technique et financière à des praticiens, institutions et activités, dans le but de favoriser la croissance et le développement du secteur culturel du pays. L'organisation a pour mission de promouvoir un secteur dynamique, divers et durable, fortement conscient de l'identité et des valeurs nationales et apte à contribuer au développement économique et social.

Sources :

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OIF : Deuxième appel à propositions pour la distribution des images francophones

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) soutient la promotion des œuvres francophones du Sud sur les marchés de films et de programmes de télévision. Après une première opération menée en 2012, l'OIF lance un second appel à propositions.

L'appui peut prendre l'une (ou plusieurs) des formes suivantes :

  • Aide à la fabrication et/ou à la mise en ligne d'outils de promotion (dépliants, catalogues, bandes-annonces, sites de visionnement des œuvres en flux, etc.) ;
  • Aide à la participation à des marchés internationaux ou régionaux (DISCOP, MIP-TV, MIP-COM, Sunny Side of the doc, Medimed, RADO, SEFOR, marchés de festivals, etc.) ;
  • Aide à l'organisation d'événements promotionnels (conférences de presse ou opérations publicitaires) ;
  • Aide à la réalisation de versions étrangères (sous-titrage ou doublage) de certaines des œuvres proposées.

La date limite de dépôt des dossiers est le 7 février 2013.

Veuillez noter que, compte tenu de la surreprésentation des œuvres d'Afrique sub-saharienne lors du premier appel à propositions, une attention particulière sera portée aux propositions incluant des œuvres des Caraïbes, du Maghreb, du Moyen-Orient, d'Asie ou du Pacifique. Par ailleurs, les efforts de diffusion allant au-delà des principaux acheteurs de programmes francophones du Sud (TV5 Monde, Canal France International et Canal + Afrique) seront appréciés.

Pour plus de renseignements sur ce programme, notamment sur les conditions d'éligibilité et les modalités de candidature, veuillez consulter le site Internet de l'OIF.

Source :

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