Diversité culturelle

Politiques et mesures culturelles – bonnes pratiques

UNESCO – Le directeur général invite les ministres de la culture de L’Union Africaine à promouvoir des politiques culturelles lucides et volontarites

À l’occasion de la rencontre des ministres de la Culture de l’Union africaine à Nairobi (Kenya), les 13 et 14 décembre 2005, le Directeur général de l’Unesco, M. Koïchiro Matsuura, leur a adressé un message les invitant à mettre en place des politiques culturelles "lucides et volontaristes" afin de permettre à la culture d’occuper « la juste place qui est la sienne dans tout processus de développement durable ».

M. Matsuura a insisté sur le fait que « la culture est aujourd’hui plus que jamais pensée comme le fondement du développement. Elle concerne à la fois les valeurs fondamentales des sociétés, le patrimoine matériel et immatériel à préserver, mais aussi la création contemporaine telle qu’exprimée dans les arts et industries culturelles. Sans être une panacée pour la résolution des problèmes liés à la culture dans sa relation au social, à l’économique et au politique, elle constitue une stratégie essentielle pour la construction d’une identité nationale respectueuse des identités multiples ».

En outre, il s'est réjoui de l’importance que cette conférence accorde à la question des industries culturelles qui, dans leur acception la plus large, comprend aussi bien l’industrie éditoriale ou musicale que le cinéma, l’audiovisuel dans son ensemble mais aussi l’artisanat, le design, la mode, les industries de la création. Elles constituent un domaine phare tant pour la préservation et la promotion des identités culturelles et du dialogue entre les cultures que pour le développement dans ses dimensions économique, sociale et culturelle. Pour M. Matsuura, la place des industries cultuelles dans le commerce international, comme facteur de développement, comme gisement d’emplois est considérable et, cependant, l’Afrique en profite peu, bien trop peu: « C’est là, un véritable paradoxe car les ressources premières, celles de la créativité et du talent, celle des savoir-faire n’ont pas de meilleure source. La musique, l’artisanat pour ne citer qu’eux sont des atouts dont l’Afrique devrait pouvoir bénéficier beaucoup plus largement et durablement. Il importe aujourd’hui de savoir comment mettre la mondialisation au service de tous. Il en va du choix des politiques nationales, des accords régionaux ou sous-régionaux comme d’une évolution positive du cadre international », déclare-t-il.

Soulignant que l’Unesco vient d’être le lieu d’un débat fécond qui a permis d’aboutir à l’adoption de la Convention sur la protection et la promotion des expressions culturelles, texte qui parachève son édifice normatif en faveur de la diversité culturelle, M. Matsuura a exhorté « les pays africains, qui ont beaucoup œuvré en faveur de cet instrument, à être parmi les premiers à le ratifier et à le mettre en application dans sa lettre et son esprit qui est fait de pluralisme et de liberté ».

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