Diversité culturelle

Politiques et mesures culturelles – bonnes pratiques

France - Groupe d’analyse stratégique des industries culturelles (GASIC), 2006/01/30

Le ministre français de la Culture et de la Communication, M. Renaud Donnedieu de Vabres, a procédé, le 30 janvier 2006, à l’installation du groupe d’analyse stratégique des industries culturelles (GASIC). Ce groupe de réflexion réunit des personnalités diverses issues des différents secteurs des entreprises culturelles, de la communication, des industries des technologies de l’information, de la recherche ou spécialisées dans ces domaines, et d’organismes de financement du secteur culturel.

Le GASIC a pour vocation d’assurer une parfaite représentativité d’industries en mutation, mais de réunir et de confronter des analyses libres sur des expertises et des études indépendantes afin que le ministère de la Culture et de la Communication dispose d’un éclairage pertinent et stratégique dans le domaine des industries culturelles et de communication . À cet égard, le ministre de Vabres déclare: « Il fut une époque où le terme même d’industrie culturelle fit scandale. Nous ne comptons plus aujourd’hui le nombre de rapports et d’études qui se sont succédés pour souligner le poids croissant des industries culturelles et de communication dans l’économie et l’emploi, leur fonction centrale de médiation et d’accès aux œuvres et aux produits culturels. Aussi la cohérence et l’unité de chaque filière des industries culturelles sont-elles bien réelles, fortes et durables aujourd’hui ».

Pour le ministre, le GASIC rassemble des champs d’expertises multiples nécessaires pour appréhender ce monde en mutation que représentent les industries culturelles, afin de traduire la diversité des industries culturelles et de communication, de leurs filières et leurs segments, de la production à la distribution, du livre comme du jeu vidéo ou de la radio, des nouvelles techniques d’accès numérique. Et il doit le faire en collaboration avec des spécialistes de la finance, de la régulation du droit commun de la concurrence ou de la propriété intellectuelle, de l’économie de la culture ou de l’entreprise.

Le ministre souligne notamment que la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée à la Conférence générale de l’UNESCO le 20 octobre dernier, ouvre aussi de très larges perspectives : « Dès lors qu’elle sera ratifiée par trente États et, aussi rapidement que possible, selon les vœux du Président de la République, il conviendra d’examiner toutes les possibilités qu’elle offre au soutien des industries culturelles, mais aussi toutes les exigences qu’elle peut manifester pour que ces industries soient le fer de lance de la diversité. Je pense notamment aux instruments permettant d’agir en faveur d’échanges internationaux plus équilibrés ».

Pour ce faire, note le ministre, le champ de réflexions et propositions futures du GASIC est donc très vaste: « les outils d’intervention, de soutien, les régulations internationales et communautaires, les financements, la création d’entreprise, la diversité culturelle, les exportations (…), la question de l’emploi et de la formation car la moitié de l’emploi culturel relève des industries culturelles ». Cette prise en compte de la dimension économique et sociale des industries culturelles dans leur diversité doit conduire à renforcer la priorité stratégique essentielle que constitue pour la France l’action culturelle, dans toute sa diversité, a ajouté le ministre. Ainsi pourront être privilégiées des perspectives de réflexions, d’études et d’avis sur des sujets transversaux comme:

  • les questions relatives à la recherche dans le domaine des industries culturelles, notamment en matière de normalisation internationale ou de recherche d’information et de technologies émergentes;
  • des travaux économiques sur l’ingénierie financière de la production culturelle, les dynamiques de coûts;
  • des analyses sur la " créativité" des industries culturelles, leurs structures, leur intégration dans les chaînes de valeurs;
  • l’analyse d’indicateurs de diversité culturelle, mais aussi d’analyse de cycle de vie et d’exploitation (nouveaux talents, fonds de catalogues);
  • l’impact des nouvelles technologies sur le positionnement et les stratégies de développement des industries culturelles;
  • les objectifs d’éducation artistique liée aux produits des industries culturelles, et en particulier l’éducation à l’image.
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