Diversité culturelle

Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles – Questions de mise en oeuvre!

La mise en œuvre et le suivi de la Convention sur la diversité des expressions culturelles : le défi d'une action concertée de la société civile, par Véronique Guèvremont

À l’aube de la première réunion du Comité intergouvernemental de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO, qui aura lieu à Ottawa (Canada) du 10 au 13 décembre prochain, M me Véronique Guèvremont, professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval, à Québec, s’interroge sur le rôle de la société civile tant à l’égard de la mise en œuvre de cette convention que de son suivi.

Si la société civile a été un acteur important et reconnu dans la promotion de cette convention, notamment pour faire connaître ses principes et ses objectifs, de nouveaux défis se présentent à elle, parmi lesquels celui d’une action concertée au moment où le travail de mise en œuvre et de suivi de la Convention exigera des choix stratégiques sur les actions les plus pertinentes à entreprendre et sur les moyens appropriés pour les appuyer. Jusqu’à un certain point, dans la phase ayant mené à l’adoption de la Convention, la forte mobilisation des différents intervenants de la société civile derrière certains principes généraux pouvait palier une action relativement peu organisée. Ce n’est plus le cas, ne serait-ce que pour que la société civile s’assure d’être reconnue comme un interlocuteur par les instances nationales (États, gouvernements, commissions nationales pour l’UNESCO, par exemple) et internationales (au premier chef les organes directeurs de la Convention et l’UNESCO elle-même) qui auront à travailler sur la mise en œuvre et le suivi de la Convention. La multiplication des coalitions nationales pour la diversité culturelle comme leur regroupement récent en fédération internationale représenteraient dès lors une réponse éclairée face à cette nouvelle donne.

Dans son essai, l’auteure détaille donc le défi d’une action concertée de la société civile et suggère différentes pistes pour agir efficacement lors de la nouvelle étape amorcée avec l’entrée en vigueur de la Convention. Ces pistes sont présentées selon trois axes : opérationnel, coopératif et institutionnel. Nous remercions M me Guèvremont d’avoir accepté « notre défi » de développer cette question du rôle de la société civile dans la mise en œuvre et le suivi de la Convention, rôle auquel nous attachons une importance capitale.

Vous trouverez, sur notre site Internet, la version française de l’étude de Mme Guèvremont. Nous préparons actuellement la traduction de cet ouvrage, en anglais, en espagnol et en arabe.